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18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Love Lie Hate
Mylène DUMORTIER

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 329 pages

 

 

 

 

 

 

 

Parce que c'est lui. Parce que c'est elle.

Sam est tout ce que Rose ne devrait pas aimer.

Militaire : il peut être mobilisé à tout moment et partir du jour au lendemain.

Pauvre : il est à mille lieues du monde riche et luxueux dans lequel elle évolue.

Rustre : il lui a bien fait comprendre qu'il ne voulait rien de sérieux avec elle. Il la veut juste elle.

Pourtant, depuis qu'ils se sont rencontrés sur la plage, c'est comme si le destin ne cessait de les pousser l'un vers l'autre. Comme si une force puissante, magnétique, irrépressible incitait leurs corps à se rapprocher et à fusionner Rose ne peut pas être avec Sam, et Sam ne veut pas être avec Rose, mais l'amour a un plan pour eux et une arme imparable : la passion.

 

 

Bien que j'avais trouvé le résumé de Love, Live, Hate sympathique, je ne l'avais pas franchement trouvé très alléchant. Bizarrement, j'étais donc plutôt curieuse de découvrir ce qu'il ne nous disait pas sur cette histoire.

 

Au départ, j'ai trouvé celle-ci un peu trop consensuelle à mon goût en voyant évoluer Rose dans sa famille. Trop d'argent, trop de "clinquance", trop étriquée. Ils veulent se donner une image classe mais, pour le coup, je les ai trouvés terriblement nouveaux riches à étaler leur argent et les marques de leurs acquisitions comme d'autres étalent du beurre sur leurs tartines (en couches très épaisses si c'est mon beau-frère ! #coucouyann). Cela m'a d'autant plus amusée que c'est le genre de remarque que Rose et sa famille font justement sur leurs voisins et amis (l'hypocrisie dans toute sa splendeur).

Je dois dire que j'ai vu plutôt d'un bon œil les péripéties en lien avec cette famille,tant dans la reprise de l'empire sociétal paternel que du mystérieux espion qui les suit. Cela ajoute une bonne dose de sel et de dynamisme à cette histoire mais également un peu d'originalité. Cependant, un des rebondissements est particulièrement difficile à lire et j'ai été étonnée qu'il n'y ait pas eu d'avertissement en début de bouquin. Petite, je lisais sans problème les livres de mes parents et c'est typiquement le genre de lecture que j'aurais pu emprunter sans demander dans la bibliothèque familiale (et vu le nombre de bouquins lus à la maison, je ne suis pas certaine qu'ils se seraient souvenus de cette scène pour apposer leur véto'). Les nombreuses scènes de sexe ne m'auraient probablement pas choquée, par contre, il est clair que je me serais pris de plein fouet le choc de la violence de ce rebondissement très particulier (déjà que là, à 30 ans passé... alors à 12 !). Pour le coup, je pense que c'est également dû au fait que l'après est un peu traité à la va-vite alors que l'on sait pourtant que beaucoup de victimes ont besoin d'une vie entière pour se reconstruire. 

D'autres choses m'ont gênée dans ce livre, notamment dans certains actes des personnages qui ne sont pas vraiment en accord avec ma version du respect. En écrivant cela, je pense notamment à une sortie en boîte de nuit qui, par son manque de consentement, représente pour moi une agression sans que l'auteure n'en fasse de cas. Je ne suis pas très à l'aise avec cette idée que Mylène DUMORTIER puisse se servir de ce genre d'évènement potentiellement traumatisant pour faire fantasmer ses lecteurs. De manière plus soft, je n'ai pas trouvé Rose très courageuse et respectueuse avec son petit copain et ami de toujours alors qu'elle débute, en parallèle, son histoire avec Sam. Certes, cela est croustillant mais j'ai une préférence aux héroïnes honnêtes qui assument rapidement leurs erreurs.

Cela dit, j'ai bien aimé la romance entre Rose et Sam. J'ai été séduite par leur alchimie innée et l'attirance sans détour qu'ils peuvent avoir l'un pour l'autre. Après, j'ai trouvé qu'avec les (trop) nombreuses scènes de sexe, ils donnaient l'impression de ne pas avoir beaucoup de lien en commun. C'est dommage puisque ce n'est pas avec des orgasmes que l'on construit une vie à deux (même si c'est plutôt sympa' ;D). Cela dit, la conclusion est mignonne mais ne sort pas de l'ordinaire ce qui tranche assez avec le reste, plutôt original, de cette romance.

 

Bien que j'ai trouvé Rose sympathique, je suis pourtant restée sur ma réserve concernant ce personnage. Comme je le disais plus haut, je n'ai pas senti que nous avions les mêmes valeurs et, plus que tout, je l'ai trouvée très stéréotypée gosse de riche (dans le mauvais sens du terme) ce qui m'a empêchée de m'identifier pleinement à elle. De manière générale, je l'ai trouvée plutôt lâche.

Pour le coup, Sam m'a davantage plu alors que son personnage est bien plus classique et déjà vu. D'une certaine façon, il est également cliché mais de manière moins négative que la jeune femme : il impose davantage une image de force et de bravoure.

 

Je sais que j'ai d'autres livres de Mylène DUMORTIER dans ma bibliothèque mais, sans accès à internet au moment où j'écris cette chronique (petit coucou de la pause déj'), je suis incapable de dire si c'était la première fois où non que je lisais l'un de ses romans (après vérification, c'était bien la première fois mais j'ai Keep It Secret dans ma PAL). Quitte à me répéter une nouvelle fois, je ne me suis pas reconnue dans les valeurs de cette histoire mais j'ai apprécié son écriture décidée et dynamique. La lecture, même sans réellement accrocher à Love, Lie, Hate est aussi fluide qu'agréable.

Une lecture prenante bien qu'agaçante par les valeurs qui s'en dégagent.

 

 

[les +] Une intrigue secondaire originale pour de la romance, du dynamisme, une écriture agréable.

[les -] Des actes au respect aléatoire, une scène choquante sans avertissement en début de bouquin, une Rose très stéréotypée "gosse de riche".

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 05:00

 

  

 

 

Signer blanc
Pascal MALOSSE

Editions L'ivre-Book 2016
ebook (epub) - 2015

 

 

 

 

 

 

 

Avant de vous lancer dans un tour du monde littéraire et érotique avec le recueil Parades de Pascal MALOSSE, nous avons extrait cette nouvelle, Signer blanc, qui sera le point de départ de votre périple sensuel et qui vous amènera au Japon dans le seul but d'enivrer en totalité vos sens.

 

 

Grace à cette nouvelle session beige et marron du Challenge Bookineurs en Couleurs, j'ai eu envie de déterrer quelques livres bien enfouis au fond de ma PAL. Signer blanc en faisait clairement partie ! Je pense qu'il est dans celle-ci depuis que, justement, j'en ai une…! Et bien que j'ai un doute sur le fait de l'avoir déjà lu il y a quelques années, il n'a jamais été noté comme tel sur Livraddict ni chroniqué. Bref, l'occasion était là de clore enfin ce chapitre ;)

 

Il est très possible que je l'avais déjà lu avant de le relire et, pour tout dire, j'ai dû le re-relire une nouvelle fois pour écrire ma chronique tellement l'histoire ne m'a pas marquée. Il faut dire aussi que, étant présentée comme un extrait, elle manque surement un peu de contexte. Je ne doute pas qu'il s'agisse des toutes premières pages de Parades mais j'imagine que la suite de cette histoire nous donne des éclaircissements sur ce qu'il se déroule ici. Personnellement, j'ai trouvé ça très flou et n'ai pas tout bien compris. Je vous rassure : je parle bien du contexte pour ce qui est du reste, les scènes imagées laissent peu de place à l'imagination

L'autre point qui me chiffonne, c'est clairement le titre que je ne comprends pas. Je pensais que "signer blanc" était une expression mais Google n'a pas l'air de cet avis... De même, je ne vois pas à quoi le titre fait référence dans cette histoire. Bref, j'aurais préféré que ce soit plus clair.

Je n'ai également pas été très sensible à l'érotisme de cette histoire qui a clairement été écrit par un homme et met donc en avant des fantasmes plus masculins. Pour le coup, ça ne m'a fait ni chaud ni froid d'autant plus que c'est très rapide et manque donc, à mon goût, de sensualité.

 

Le fait que Signer blanc soit un extrait ne rend surement pas justice à l'écriture de Pascal MALOSSE, la coupant dans son élan. Pour le coup, je l'ai trouvé trop floue et rapide, bien qu'agréable, pour me permettre d'entrer dans cet univers et de bien en comprendre les enjeux. J'ai également été déçue par la chute, pliée en quelques lignes, laissant place à une décision à des années lumières de ce qui nous est dit au tout début du texte. 

Un extrait qui s'oublie bien trop vite.

 

 

[les +] Une écriture agréable.

[les -] Trop rapide, coupée dans son élan.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

393 Résidence Avalon
Les Egériades, tome 1
Corinne GUITTEAUD

Editions Voy'[el]  - 2014
ebook (epub) - 246 pages

 

 

 

 

 

 

 

Et si Lancelot n'était jamais revenu du Val sans retour, le destin des Pendragon en aurait-il été changé ? Tout commence le jour où Iris Morgenstern devient la locataire du 393 de la Résidence Avalon. Elle ignore alors que l'appartement ouvre sur un autre monde peuplé par les personnages de nos contes et de nos légendes et qu'elle est appelée à devenir la nouvelle Egéria. D'abord effrayée par l'ampleur de cette tâche, Iris se laisse peu à peu séduire par les créatures qui attendent d'elle qu'elle les guide dans leur combat contre Morgane la Fay : Agrippine, la licorne fanfaronne, Nahimara, la belle Algonquine, Robin des bois, le Prince des Voleurs, Athénor, le vieux dragon, et surtout Merlin l'Enchanteur. Face à eux, les Manitous, alliés de la sorcière, ne leur épargneront aucune épreuve, à commencer par les abominables Wendigos. Et, dans l'ombre, les Muses attendent leur heure dans la Cit

 

 

Cela fait très très longtemps que ce livre traîne dans ma PAL. Pour le coup, je crois que je l'avais téléchargé gratuitement sur le site des Editions Voy'[el] mais n'avais pas encore eu l'occasion de me plonger dedans. C'est maintenant chose faite !

Etant assez fan' de mythologie et des contes revisités, sur le papier, ce premier tome avant tout pour me plaire (quand on commence une chronique comme ça, on se doute de la chute ;D) ! Cela dit, je n'ai pas franchement été charmée lors de ma lecture : si j'ai apprécié l'imagination de l'auteure, j'ai trouvé que cela partait un peu trop dans tous les sens. Pour le coup, je pense aussi que je ne connaissais pas suffisamment bien la mythologie d'Avalon pour faire l'ensemble des liens avec ces légendes (nan, avoir vu l'intégrale de Kaamelott ne suffit pas ! Cela dit, j'ai également lu quelques Marion ZIMMER BRADLEY sur le sujet). Autrement dit, j'ai senti que je manquais de références pour tout comprendre parfaitement.

Globalement, j'ai bien aimé l'idée de cette résidence où se côtoient créatures légendaires et simples mortels. L'idée est bonne et ne manque pas de sel notamment concernant le cataclysme que provoque l'arrivée d'Iris dans cet univers. Par contre, une fois l'intrigue lancée, ça se gâte et j'ai eu plus de mal à comprendre ce qu'il se passait tant il se passe - justement ! - des choses ! Je n'ai pas très bien compris où voulait en venir l'auteure et, une fois ce livre terminé, je ne saurais toujours pas vraiment dire de quoi il en retourne. J'ai juste l'impression d'avoir été baladée d'un endroit à l'autre, à la rencontre de célèbres personnages. De même, je n'ai pas été vraiment sensible à la romance entre Iris et Merlin : je n'ai pas vraiment été conquise par la représentation choisie pour l'homme… Je crois que Merlin fait partie des personnages intouchables dans mon esprit !

 

Si j'ai plutôt bien apprécié Iris avec ses convictions et son manque de confiance en soi plutôt touchant, j'ai été déçue par les autres personnages. En les revisitant, l'auteure change quelque chose qui ne colle plus vraiment à l'image que j'ai inconsciemment d'eux. Cela m'a pas mal perturbée et m'a imposé une certaine distance pendant ma lecture. J'ai trouvé qu'ils étaient assez tournés en dérision. Autant ça passe plutôt bien dans Kaamelott que j'ai découvert sur le tard (et après être tombée sur pas mal d'extraits), autant là, ça m'a plus perturbée qu'amusée.

 

L'écriture de Corinne GUITTEAUD est plutôt agréable et entraînante. J'ai aimé sa fluidité et son dynamisme. Par contre, j'aurais aimé qu'elle donne un cadre plus carré à son histoire pour affirmer son fil conducteur sans s'éparpiller. Je pense que son texte aurait ainsi été plus convainquant.

Une petite déception pour cet univers plein de potentiel.

 

 

[les +] Une jolie idée.

[les -] Trop d'éparpillement.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON
 

 

 

Du même auteur :
■ Nécromanciennes   tome 1 : Une vie en échange

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26 juillet 2022 2 26 /07 /juillet /2022 05:00

 

 

 

 

 

  

Les Vents d'Aventures
Amélie GREGOIRE

City - 2022
352 pages

 

  

 

 

 

 

À la fin du XIXe siècle, Eleanor a des rêves plein la tête. La jeune femme se prépare à prendre la relève de son père, un célèbre explorateur et aventurier qui parcourt le monde. Mais c'est un tout autre sort qu'on lui réserve, car ses parents l'ont promise à un homme qu'elle n'aime pas. Eleanor décide de se rebeller et d'échapper à son destin de gentille femme au foyer. Elle traverse l'océan, direction l'Amérique du Sud où, malgré l'opposition de sa famille, elle veut devenir, à son tour, exploratrice. 

Un siècle plus tard, Charlotte, une descendante d'Eleanor, vit une existence banale à Londres. À l'occasion d'un drame familial, elle apprend qu'un mystérieux héritage l'attend à l'autre bout du monde. Sans hésiter, elle décide de quitter sa vie bien tranquille pour à son tour, partir à l'aventure. Et découvrir le secret légué par son ancêtre 

Deux générations de femmes. La liberté en héritage.

 

 

Je ne sais pas si vous vous en souvenez mais Amélie GREGOIRE est l'une de mes copines du collège. Ça me semble important de vous le rappeler puisque, étant avant tout humaine, je suis également très sensible à la symbolique qu'est de tenir ce roman un peu spécial entre mes mains. Alors, bien que les avis sont unanimement positifs sur Les Vents d'Aventures, il n'empêche que le fait de connaitre son auteure peut jouer également sur mon avis. Dans tous les cas, j'avais été super heureuse pour elle en voyant son premier bouquin L'Enfant du Sud être publié et encore plus après l'avoir lu : non pas qu'il était bon... il était très bon ! Je n'avais donc pas été étonnée en apprenant la sortie du deuxième ;)

Par contre, je ne peux pas en dire autant concernant la difficulté à le trouver en magasin : en moins d'un mois, il était sold out ! Et, maintenant que je l'ai lu, je comprends aisément pourquoi.

 

Ce que j'aime dans les histoire d'Amélie GREGOIRE, c'est sa capacité à nous faire vivre deux destins en parallèles à deux époques différentes. Là encore, dans Les Vents d'Aventures, l'on part à la rencontre d'Eleonor - une jeune fille de bonne famille férue d'aventures à une époque où ce n'est pas envisageable pour une femme - et de Charlotte, un siècle plus tard, qui doit partir sur les pas d'un héritage familial après un drame. J'ai été charmé par la réciprocité dans leurs mouvements et déplacements ainsi que dans leurs relations amoureuses. J'ai aimé la manière dont elles se libèrent de leurs carcans en voyageant et la manière dont elles s'ouvrent aux rencontres.

Cela m'a beaucoup plu de voir l'ambiance évoluer au fur et à mesure que l'histoire avance, gagnant en légèreté et en confiance en soi. Malgré les difficultés rencontrées, j'ai trouvé un réel pouvoir feel-good à cette histoire. Voir les autres se dépasser et sortir des sentiers battus fait du bien et nous encourage aussi à en faire de même.

J'ai également apprécié la manière dont Amélie (ça me fait bizarre de devoir ajouter GREGOIRE à chaque fois !) amène la romance sans toutefois lui donner la première place. L'accent est vraiment mis sur les voyages d'Eleonor et Charlotte ainsi que sur ce que cela leur apporte. Je trouve ça plutôt juste : mon amie Marion (du collège également ;D) dit toujours qu'être heureux nous rend attirant et cela se prête bien à cette histoire. C'est en voyageant que toutes deux se trouvent et trouvent l'amour. Bref, tout ça pour dire que j'ai aimé ces liens forts qui se créent à travers le voyage et les élans amoureux plutôt discrets mais pleins de sens. J'ai également affectionné ces couples atypiques par leur différence d'âge ou de culture, aux fondations solides grâce aux épreuves traversées ensemble.

Les multiples rebondissements et la conclusion sont intéressants. Sans être totalement étonnée par les événements décrits, grâce aux petits indices glissés par Amélie tout au long de la lecture, j'étais pourtant loin d'avoir deviné tous les tenants et aboutissants de cette histoire. Cela dit, j'ai aimé la manière dont justice est faite et l'apaisement ressenti par chacun des personnages.

 

Eleonor m'a beaucoup plu par sa passion et sa détermination. J'ai admiré son courage, tant je ne me pense pas capable de tout envoyer en l'air pour vivre un rêve. J'ai aimé la force qu'elle met dans ses convictions mais également à prouver à tout un chacun qu'elle mérite - plus que personne - d'être là où elle est aujourd'hui. J'ai apprécié voir son attirance pour Armand grandir au fur et à mesure que les jours passent. Lui, par contre, m'a laissée un peu dubitative dans ses changements d'humeur. Si tout peut s'expliquer, je ne l'ai pas toujours estimé très juste envers Eleonor.

J'ai trouvé un peu moins de charme à Charlotte mais je pense que c'est notamment dû au fait qu'elle semble un peu moins exotique comparée à Eleonor. Peut-être aussi parce qu'elle nous confronte à certains de nos propres défauts avec ses hésitations qui la font stagner. Alors, j'ai apprécié la voir oser pour tenter de sauver sa famille et de trouver sa voie en voyageant aux côtés d'un charmant inconnu brésilien. J'ai été particulièrement séduite par ce dernier personnage - Juan, tant par la douleur palpable suite à son chagrin d'amour que par sa manière de s'approprier le projet de Charlotte pour avancer ensemble. J'ai trouvé très chouette la manière dont cela lui permet de tirer une croix sur le passé tout en retrouvant sa famille et l'amour.

 

Encore une fois, je suis sous le charme de l'écriture d'Amélie GREGOIRE tout en positivité malgré les moments de doute et problèmes rencontrés par ses personnages. Le ton est posé, doux et étonnamment fort tant l'histoire avance sans regarder en arrière. Si j'ai préféré la thématique du premier roman d'Amélie, je dois dire que je trouve celui-ci plus abouti. Alors, Amélie, soit fière de toi et sache que j'ai hâte de lire le prochain ;)

Une lecture sereine.

 

 

[les +] Une romance différente, une écriture douce et forte, une thématique originale.

[les -] ...

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON

 

 

Du même auteur :
L'Enfant du Sud

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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 05:00

 

 

 

 

 

 

Mariage pour une rebelle
Abby GAINES

Harlequin - 2011
ebook (epub) - 343 pages
 

 

 

 

 

 

 

Lâchement plaquée par son fiancé sur un plateau de télévision où l'on se dit "oui" devant des millions de téléspectateurs, Casey tente de s'éclipser discrètement. Mais cette dérobade n'est pas du tout du goût du millionnaire Adam Carmichael, directeur de la chaîne aussi séduisant qu'autoritaire. Déterminé à sauver l soirée, et sa ravissante candidate au mariage, il prend in extremis la place du fiancé et épouse Casey sous le regard des caméras. Il sera bien temps de faire annuler ce mariage factice, pense-t-il. Sauf que, au matin de leurs "noces", Adam et Casey découvrent que leur mariage est bel et bien légal. Et qu'il leur faut cohabiter un an avant d'obtenir une annulation...

 

 

Bien que je n'ai pas du tout trouvé cette histoire crédible, je dois dire que j'ai plutôt passé un bon moment en la lisant. Pourtant, je ne pariais pas vraiment sur elle, vu que je l'avais téléchargé gratuitement il y a quasiment 10 ans sur le site des Editions Harlequin. C'est un peu vache dit comme ça mais, généralement, ce ne sont pas les best seller que les maisons d'éditions laissent accessibles à tous.

Ne vous fiez pas vraiment au résumé officiel : bien que les grandes lignes soient là, certains détails, notamment dans la chronologie, ne sont pas bons. Des fois, je me demande vraiment si ceux qui écrivent les résumés ont lu le bouquin avant ou non... --'

Pour le coup, c'est vraiment le cadre de l'histoire qui m'a semblé peu probable. Une émission télévisée qui unirait des couples en direct' passe encore mais cela me semble peu probable que le directeur de la chaîne prenne la place d'un candidat suite au vent donné à sa compagne, surtout en ne lui ayant parlé que quelques heures. Si l'idée est plutôt séduisante, ça me semble un peu fort qu'un requin des médias se laisse aller à tant de spontanéité pour des beaux yeux et encore plus devant une caméra. Surtout quand il fait de l'idée du célibat une philosophie de vie.

Si la romance entre Casey et Adam est plutôt classique, elle n'en est pas moins sympathique. Le jeu du chat et de la souris entre ces deux-là m'a tout de même un peu agacée tant le rôle du mâle refusant une histoire sentimentale est fréquent dans les romances. Même si la naissances des sentiments est plutôt mignonne, Adam viendrait presque à les gâcher avec son attitude. Cela dit, j'ai aimé les différents rebondissements de ce roman, tant par la présence de la belle-mère que par le culot de l'une des journalistes.

J'ai trouvé l'intrigue secondaire concernant l'héritage sous conditions du père d'Adam joliment menée avec les histoires de famille que cela déclenche. Si cela reste classique et la conclusion sans surprise, elle a le mérite d'être assez divertissante. Il en va de même avec la chasse des journalistes qui, pour le coup, m'a étonnée.

 

Casey m'a bien plu mais je l'ai trouvée un peu trop cliché fragile et délicate. Pourtant, sa participation à cette émission montre au contraire qu'elle est plus forte qu'elle n'en a l'air et qu'elle se bat pour obtenir ce qu'elle souhaite. Du coup, elle m'a donné l'impression d'être assez objectivée comme une jolie poupée.

De même, j'ai trouvé le personnage d'Adam assez superficiel et stéréotypé mâle alpha préférant les coups d'un soir aux histoires qui durent. C'est donc assez amusant (bien que consternant) de le voir changer de comportement vis à vis de Casey et de lutter contre ce qu'il ressent.

J'ai bien aimé la présence d'Eloïse - la belle-mère - dans ce roman, avec son œil ouvert et bienveillant. J'ai aimé le fait qu'elle soit décrite comme une enquiquineuse mais œuvre en fait au bonheur d'Adam.

 

Aujourd'hui je suis bien incapable de dire si j'ai déjà lu une autre histoire d'Abby GAINES (après vérification, pas du tout !) mais, franchement, cela ne m'étonnerait pas ! J'ai apprécié la douceur de son histoire malgré un Adam assez coriace et peu ouvert. J'ai trouvé le ton entraînant et plutôt enjoué bien que les personnages soient assez dans la tourmente.

Une histoire agréable mais peu crédible.

 

 

[les +] Une écriture agréable, des intrigues secondaires sympathiques.
[les -] Peu crédible.

 

 

Lu dans le cadre de :

 
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.7 : VERT

 

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 05:00

 

 

 

 

 

 

La Belle de Wolff Mountain
Janice MAYNARD

Harlequin - 2015
Ebook (PDF) - 165 pages

 

 

  

 

 

 

"Je vais vous emmener à Wolff Mountain..."

Bien que blessée à la suite d'un accident, Gillian aurait reconnu la voix de Devlyn Wolff entre mille. Hélas, celui qui a brisé son cœur d'enfant et qui ne semble avoir gardé aucun souvenir de leur rencontre passée, exerce toujours un étrange pouvoir sur elle. Est-ce dû à la sensualité irrésistible qui émane de lui, à son regard intense, à son sourire dévastateur ? Quoi qu'il en soit et parce qu'elle est contrainte de le suivre dans son château en pleine nuit, Gillian reste sur ses gardes. Cet homme est un séducteur et elle a tout intérêt à se tenir aussi éloignée de lui que possible

 

 

Bizarrement, j'étais plutôt curieuse de me lancer dans cette lecture. Je dis bizarrement puisque j'avais téléchargé gratuitement ce roman sur le site des éditions Harlequin il y a plusieurs années et que j'étais méfiante lors de mes précédentes lectures dans ce même contexte. Cela dit, les romans en question ayant été plutôt une bonne surprise, j'ai dû me sentir relativement rassurée avant de me lancer dans ce nouveau livre. Trop peut-être pour le coup tant j'ai trouvé cette lecture pénible malgré ses tout juste 165 pages.

Effectivement, je suis prudente en me lançant dans ces romans qui ont tout des Harlequin originels avec leurs riches machos, leurs sens du consentement approximatif, leurs héroïnes soumises qui ont du répondant et beaucoup de souffrance pour faire comprendre aux hommes torturés qu'ils peuvent enfin passer à autre chose. Clairement, je n'aime pas ça et La Belle de Wolff Moutain présente malheureusement chacun de ces éléments.

 

L'histoire commence assez classiquement par une rencontre inopinée. Celle-ci pourrait être jolie mais elle ne m'a pas franchement convaincue. Bien qu'elle se passe assez naturellement, je ne l'ai pas trouvée très crédible. Je ne doute pas que Devlyn soit un bon samaritain mais son comportement envers Gillian est assez inédit. La façon dont leur relation se développe ne m'a pas franchement plu. Personnellement, je ne comprend pas ces femmes qui sautent dans le lit d'éternels célibataires en espérant les faire changer d'avis ou réussir à ne pas s'attacher alors qu'elles craquent pour eux depuis toujours. Certes, c'est tout l'intérêt de ce genre de romance mais ça me dépasse qu'on doive souffrir les premiers mois d'une relation : les deux-trois premières années sont sensées être magiques, non ?

Personnellement, leur intimité ne m'a pas fait rêver. Pour tout dire, je l'ai trouvée assez malsaine notamment dans certains comportements de Devlyn. Dans l'époque où nous vivons, ça me gène de voir un homme toucher intimement une femme qu'il ne connait pas dans son sommeil ou, plus tard, d'avoir un rapport violent avec elle pour la punir. Je ne suis pas fan des relations ou l'un à clairement l'ascendant sur l'autre, surtout quand le pouvoir tend à vouloir humilier pour blesser. Franchement, je ne sais pas si ça fait fantasmer certaines lectrices mais, moi, ça m'enrage davantage que ça me fait frétiller. Bref, j'ai trouvé la conclusion assez horripilante : c'est trop facile de changer d'avis en deux minutes quand on a vingt ans de thérapie à rattraper.

Je dois dire que j'ai trouvé le reste des intrigues assez bidons. Elles servent davantage à donner une meilleure image de Devlyn ou à la construction du couple, qu'elles ne donnent une facette supplémentaire à l'histoire. Après, c'est vrai aussi que le roman est particulièrement court. Cela dit, ça aurait pu être chouette d'avoir davantage d'informations sur l'ex de Devlyn ou sur le petit voisin de Gillian. Ces deux-là auraient vraiment pu enrichir cette histoire en lui donnant des couleurs supplémentaires.

 

Gillian est une jeune femme sympathique et agréable, clairement l'archétype de la nana un peu banale mais que tout le monde aime bien. J'ai bien aimé le fait qu'elle ne soit pas une poupée Barbie ce qui nous permet de nous mettre plus facilement à sa place. J'ai aimé son attention pour les autres et me suis reconnue dans son envie de sauver la veuve et l'orphelin. Par contre, je n'ai pas aimé la voir amoureuse dans cette relation où elle est clairement soumise. Les autres personnages disent qu'elle a beaucoup de caractère mais j'ai trouvé qu'elle acceptait beaucoup de choses sans écouter vraiment ce dont elle a réellement envie.

Devlyn ne m'a pas convaincue. Les riches machos torturés, ce n'est clairement pas ma cam'. Il a tout pour être attirant et agréable mais il aime trop le pouvoir et ne connaît pas le mot "non" pour l'être réellement. Pour le coup, je l'ai vraiment trouvé plus inquiétant et malsain que sexy.

 

Malgré ma déconvenue face à ce roman, je dois tout de même avouer avoir trouvé l'écriture de Janice MAYNARD très agréable. C'est concis, fluide et ça va droit au but, sans ombrage ni problème de compréhension. C'est très rafraichissant même si, comme je le disais plus haut, j'aurais aimé découvrir d'autres facettes que la romance dans cette histoire.

Une lecture décevante.

 

 

[les +] Une écriture agréable, dynamique qui va a l'essentiel.
[les -] Une romance très cliché avec de nombreux passages qui ne font pas rêver.

 

 

Lu dans le cadre de :


Challenge Bookineurs en Couleurs #5.7 : VERT

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 05:00

 

 

  

 

La Mariée de Ceylan
Dinah JEFFERIES

Editions Milady  2018

382 pages

 


 

 

  

 

La jeune Gwendolyn Hooper, 19 ans, débarque du bateau à vapeur à Ceylan, prête à commencer sa nouvelle vie de femme mariée. Mais l'époux qui l'accueille est distant, secret et sombre. Laurence est toujours loin pour travailler, laissant sa jeune épouse anglaise explorer seule la vaste plantation de thé. Se promenant dans les endroits interdits, Gwen découvre de portes verrouillées, des malles enfermant des robes poussiéreuses, une toute petite tombe envahie par les mauvaises herbes - les indices d'un passé caché et indicible.

 

 

J'aime bien commencer les nouvelles sessions du Challenge Bookineurs en Couleurs par le plus gros livre de la PAL (puis par le plus petit et ainsi de suite jusqu'aux "moyens"). Je trouve ça plus motivant d'alterner les pavés avec des lectures rapides afin de rester dans un rythme dynamique. Cela dit, j'ai été agréablement surprise de tomber sur La Mariée de Ceylan qui m'intriguait : ce roman avait l'air assez différent de mes dernières lectures et j'étais donc curieuse de le découvrir !

Effectivement, j'ai passé un très bon moment avec ce roman qui m'a davantage rappelé les livres de Barbara WOOD qu'un Victoria des Editions Harlequincollection que j'ai beaucoup lu ces derniers temps...

 

J'ai aimé cet esprit de voyage au début du siècle dernier. Je trouve ces atmosphères toujours très mystérieuses, étrangement rassurantes malgré cette aura inconnue pouvant être un peu inquiétante. Je serais bien en mal de placer Ceylan sur une carte (du côté de l'Inde peut-être ? Après vérification sur internet, c'est bien ça ! ;D) mais j'ai trouvé sa représentation très fidèle avec l'idée que je me faisais de la région, tout en humidité, en forêt et en montagnes (faut pas chercher à comprendre pourquoi j'ai une représentation des paysages en tête si je ne sais pas placer le lieu sur une carte --'). Je trouve que, dans cette histoire particulièrement, cet exotisme donne beaucoup de charme et de sensualité à l'ambiance. De plus, j'aime bien la façon dont rien n'est dit et l'importance que prennent ainsi les secrets.

De même, j'ai adoré que l'histoire se déroule sur une dizaine d'années, nous laissant voir Gwen et sa famille grandir. Cela permet également de multiplier et complexifier les différentes intrigues. J'ai apprécié voir le monde changer autour d'elle, découvrir un peu l'histoire de Ceylan mais aussi du monde (comme l'apparition du prêt-à-porter, des publicités et de certaines figures politiques) : cela fait vraiment un lien entre le monde de Gwen et le nôtre.

J'ai été étonnée de découvrir les conditions de travail des personnes travaillant dans l'industrie du thé. Je ne suis pas naïve au point de croire qu'elles sont au top - surtout quand on voit que ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui, mais je ne pensais pas qu'elles m'évoqueraient l'esclavagisme dans les champs de canne à sucre. Mes grands-parents étant nés à peu près en même temps qu'Hugh, ça me choque de me dire qu'encore très récemment, cette catégorisation était de mise.

L'histoire de Gwen m'a particulièrement touchée. Je n'avais pas vraiment deviné les intrigues qui apparaissent dans le résumé  et la surprise n'en a donc été que meilleure encore : j'ai vraiment été happée par les découvertes de la jeune femme. Pour le coup, j'ai trouvé très facile de se mettre à sa place dans les décisions difficiles qu'elle doit prendre (et qui ne peuvent pas vraiment être différentes) ainsi que dans les questions qu'elle se pose quand à ce qui a pu se passer et dans son mal être qui en découle. Aujourd'hui, il serait sûrement possible de régler le problème d'une autre manière ou d'accumuler les preuves de sa bonne foi mais, au début du XXe siècle, tout ça n'existait pas.

La conclusion m'a beaucoup plu : c'est ce que l'on espérait tous malgré certains moments difficiles (j'ai encore versé ma petite larme). J'ai trouvé plusieurs passages très beaux, tant ils permettent aux personnages de s'ouvrir les uns aux autres. C'est chouette de se dire que, avec le temps, les personnes s'adoucissent et s'autorisent des sujets de discussion qui auraient été sans retour quelques années auparavant.

 

Gwen m'a bien plu. Malgré sa jeunesse dans les premières pages, il est plutôt facile de s'identifier à elle. J'ai beaucoup aimé découvrir Ceylan et ses habitants à travers son regard curieux et positif. J'ai aimé sa douceur, son dynamisme et sa bienveillance envers les personnes dans le besoin qui croisent sa route. Ce qu'elle fait paraît normal pour nous mais il est clair qu'elle dénote des autres "blancs" de son époque sur Ceylan.

Laurence, son époux, m'a moins touchée. On ne découvrir l'histoire qu'à travers les yeux de Gwen, alors sa distance et ses côtés plus mystérieux ne jouent pas toujours en sa faveur. Cela dit, j'ai aimé son respect des personnes ainsi que son écoute : il est évident qu'il fait partie de ceux qui font bouger les choses.

Hugh, Liyoni et Naveena - la gouvernante - m'ont également touchée. Liyoni, la petite fille, est vraiment très attachante, notamment quand l'on connait son histoire. Elle nous donne vraiment envie de la protéger. J'ai aimé la loyauté et la bienveillance de la gouvernante, tout en discrétion.

 

L'écriture de Dinah JEFFERIES est vraiment très agréable. Les changements successifs d'époque donnent un rythme à l'histoire intéressant, nous permettant de changer légèrement d'environnement sans subir le temps qui passe. Même si cela ne nous permet pas de bien faire connaissance avec l'ensemble des personnages, j'ai apprécié suivre uniquement Gwen. Cela renforme l'atmosphère secrète et mystérieuse du roman.

Une chouette découverte.

 

 

[les +] Des sujets originaux, une ambiance forte, des personnages attachants, une histoire qui court sur une dizaine d'année.
[les -] Des situations révoltantes qui n'ont pas vraiment bougé depuis un siècle.

 

 

Lu dans le cadre de :


Challenge Bookineurs en Couleurs #5.7 : VERT

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 05:00

 

 

Anthologie Numérique Eternelle
Léo HENRY
Jacques MUCCHIELLI
Lisa TURTTLE
Jean-Marc AGRATI
Yves et Ade REMY

Dystopia - 2013
ebook (epub) - 87 pages

 

 

 

 

 

Le mois de juin a toujours été important pour Dystopia.

C'est en juin 2008, avant même la création de l'association, qu'est sorti Yama Loka terminus aux Editions l'Altiplano, recueil qui allait prendre une importance capitale et orienter durablement notre ligne éditoriale. Deux ans plus tard, en juin 2010, paraissait Bara Yogoï - sept autres lieux, notre première publication, où Léo HENRY et Jacques MUCCHIELLI revenaient à Yirminadingrad en compagnie de Stéphane PERGER. Enfin, c'est en juin 2012 que sortait Le Prophète et le Vizir, annonçant la résurrection littéraire d'Yves et Ada REMY.

Pour fêter dans la joie ce mois de juin 2013, nous lançons une anthologie numérique éternelle et gratuite !

 

 

Yama loca terminus : Power Kowboy - Léo HENRY & Jacques MUCCHIELLI

J'ai trouvé cet extrait plutôt pénible à lire. On sent, effectivement très bien, que le narrateur - Lucas - est un petit garçon de 7 ans dans l'écriture rapide et à rallonge, qui va beaucoup plus vite que la musique. Du coup, j'aurais bien aimé que les auteurs nous facilitent la tâche en utilisant de la ponctuation supplémentaire et notamment quelques virgules.

Je n'ai pas vraiment compris le sens de cette histoire… Je pense tout de même avoir compris les grandes lignes mais découvrir un univers si complexe par un petit garçon, qui ne comprend pas vraiment le monde qui l'entoure, ne rend pas la tâche facile. Pour le coup, je n'ai pas vraiment compris l'histoire autour de Power Kowboy qui n'a pas l'air d'être un simple jouet… Mais la réalité et l'imagination se mélangent souvent à l'âge de Lucas.

 

***

Ainsi naissent les fantômes : Rêves captifs - Lisa TURTTLE

J'avais déjà eu l'occasion de lire un extrait d'Ainsi naissent les fantômes qui m'avait laissée la même impression brumeuse, sans pour autant que les deux histoires qui s'y déroulent puissent être comparables. Il y a beaucoup de flou dans Rêves Captifs et l'on joue clairement à brouiller les pistes entre réalité et magie. C'est assez captivant la façon dont les deux se mêlent, ne nous permettant plus réellement de savoir si ce qui est en train de se passer est réel ou nous. Et ce, sans même arriver à la fin qui remet une fois de plus tout en question.

C'est également flou parce que l'on ne sait 'pas grand chose' (c'est relatif puisqu'elle nous raconte la pire expérience de sa vie) de l'héroïne. Tout autour d'elle est anomysé, ne facilitant pas notre identification à elle (et tant mieux au vu du contexte) et donnant pourtant la sensation que "ca peut arriver à n'importe qui".

Par certains côtés, l'histoire de Rêves captifs m'a évoqué le livre Room dans une dimension plus paranormale. J'ai trouvé ce texte vraiment prenant. J'ai également apprécié l'écriture précise de Lisa TURTLLE qui sème cependant le doute sur la réalité de ce que l'héroïne peut vivre. On y croit et pourtant la réalité ne semble jamais être vraiment là où on l'attend.

 

***

L'Apocalypse des homards : Fin du sucre étanche - Jean-Marc AGRATI

Alors là, je n'ai vraiment pas aimé du tout. J'ai trouvé l'histoire, et notamment sa conclusion, inutilement violente. Vraiment, quel est l'intérêt de tout ça ? A quoi ça mène ? D'autant plus que ce n'est pas non plus crédible : on n'a jamais rien lu de tel dans les journaux et j'espère que ça ne sera jamais le cas.

Je dois dire également que la narration ne m'a pas franchement conquise. En fait, je l'ai trouvée assez irrespectueuse. Le narrateur vit vraisemblablement avec une jeune femme mais il l'appelle "la fille". Ça m'a beaucoup dérangée et, vu que c'est le premier mot que l'on lit, ça ne m'a pas mise dans de bonnes dispositions vis à vis de ce texte. Cela dit, l'écriture de Jean-Marc AGRATI est dynamique et facile à lire.

 

***

Les Cahiers du labyrinthe Redux : Ne la laisse pas s'enfuir - Léo HENRY

J'ai trouvé cette nouvelle très douce, presque poétique. J'aime ces histoires qui partent d'un rien bien encré dans notre réalité et en font un pas vers l'inexplicable. J'ai trouvé touchant ce dialogue entre ces deux narrateurs que les années séparent, s'incitant à profiter de la vie et oser faire ce pas tant redouté vers le bonheur.

Cette idée autour des cabines téléphoniques m'a bien plu. Aujourd'hui, il n'y en a plus mais, petite, je trouvais ça très mystérieux. Alors, je comprends ce monsieur qui appelle au hasard les cabines pour échanger avec des inconnus : les plus belles rencontres sont souvent les plus inattendues. Je ne sais pas comment je réagirais si une cabine téléphonique sonnait a côté de moi. Il est probable que j'ignorerais l'appel après avoir lu des policiers où les malfrats échangent entre eux de cette manière, je préfère ne pas prendre de risque). Mais, j'aime cette idée de décrocher et d'échanger quelques minutes avec un inconnu.

Il me semble avoir déjà eu l'occasion de lire un texte de Léo HENRY. En tout cas, j'ai trouvé son écriture très agréable, facile à lire et à suivre. J'ai aimé sa manière de faire ressortir des émotions positives et motivantes alors que l'on sent que le narrateur vient de vivre des choses difficiles. Aucun doute que l'espoir est bien là !

 

 

***

Les soldats de la mer : Chut ! Mon lieutenant - Yves et Ada REMY

Cette nouvelle m'a étrangement rappelé quelque chose… J'ai le sentiment de l'avoir déjà lue il y a longtemps, peut-être dans ce recueil ou dans un autre. En tout cas, je l'ai bien aimé.  Elle a quelque chose de captivant tellement l'on cherche à y expliquer l'inexplicable. J'ai aimé cette ambiance mystérieuse, lourde de silence. Rien qu'en la lisant, on n'a pas envie de faire le moindre bruit (et cela se vérifie au fur et à mesure que l'on avance dans ce texte). Je trouve que ces îles ont quelque chose de très grave et solennel, qu'elles dégagent réellement une aura de puissance.

Ce n'est pas aisé de comprendre ce qu'il s'y passe et même avec les explications, cela reste un chouille trop obscur pour moi. Ce qui y est dit ne me suffit pas, j'ai l'impression que ces îles cachent encore quelque chose !

Cela dit, j'ai trouvé l'écriture des auteurs très agréable, calme et volontaire. Je dois dire cependant que je me suis un peu mélangée les pinceaux entre les différents personnages. Ils ne nous sont pas présentés formellement et cela m'a perturbée lorsque les noms étaient cités dans le texte : je n'étais pas certaines qu'il s'agisse bien des personnages que l'on venait de découvrir dans le dialogue;

 

***

Sur le fleuve : extraits - Léo HENRY & Jacques MUCCHIELLI

Autant les autres extraits tenaient vraiment de la nouvelle, autant l'on sent vraiment le roman qui se cache derrière celui-ci. Personnellement, je l'ai trouvé plus compliqué à suivre. Il y a beaucoup de personnages et j'ai eu du mal à associer leurs noms avec leurs actes. Du coup, je ne sais pas vraiment si ce sont réellement les premiers chapitres de ce livre qui sont partagés dans ce recueil. Comme pour la nouvelle précédente, je pense que c'est aussi dû au fait que les personnages ne nous soient pas présentés formellement ce qui rend leur identification difficile.

De même, j'ai trouvé l'histoire plus complexe à suivre. Il se passe beaucoup de choses dans ces quelques pages et je n'ai pas eu le sentiment d'aller au bout des intrigues qui y sont amorcées. De même, je n'ai pas compris quel était le but des personnages et donc de l'histoire en elle-même.

L'écriture des auteurs est agréable mais, encore une fois, j'ai trouvé ce texte complexe à suivre. J'ai l'impression que cela tient davantage à l'histoire qu'à son écriture. Cela dit, je dois tout de même avouer que plusieurs mots utilisés m'étaient inconnus.

 

***

J'ai trouvé ce recueil assez perturbant. C'est étrange d'avoir des extraits qui ressemblent pour la plupart à des nouvelles… mais sans toujours présenter une chute, élément pourtant clef de ce genre littéraire.

Une lecture peu enthousiasmante.

 

 

[les +] Plusieurs jolies découvertes.

[les -] Plusieurs extraits qui se prêtent plus difficilement à un recueil.

 

 

Lu dans le cadre de :

    

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.6 : Blanche

 

 

De Léo HENRY : 
 Défait

De Lisa TURTTLE : 
 Ainsi naissent les fantômes  Le Vieux M. Boudreaux

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 05:00

 

 

 

 

Sakura

La Immrama, volume 1
Joren EDEN

Autoéditions - 2014
Ebook (Epub) - 86 pages

 

 

 

 

 

 

Osaka, grande ville japonaise, préfecture de la région de Kinki. C'est dans cette imposante ville moderne que nous faisons la connaissance de Sakura, une lycéenne retranchée sur elle-même qui peine à se dévoiler aux autres à cause d'une tâche de naissance sur la joue gauche. Depuis peu, la ville est prise de panique et d'incompréhension : d'étrange créatures fantastiques sortent de nulle part et attaquent la cité nippone, terrorisant ses habitants. Sakura se retrouve mêlée à tout ceci lorsqu'elle se retrouve juste devant l'une d'elle, un golem géant. Malgré elle, elle se voit contrainte de lutter pour sa vie... Et même au-delà.

Béritania, monde immense dans lequel vit Arturia, une jeune fille passionnée par l'océan. Née et résidant sur une île nommé Ozalia, elle habite avec sa mère, son père étant décédé six années auparavant, tué par un immense dragon noir. Forgeron, elle répare les outils du village. Mais, un jour, le dragon noir fait son retour et emporte sa mère cette fois-ci. Exaspérée, elle décide de partir à sa recherche afin de le terrasser pour lui faire payer la mort de ses parents. Elle prend

 

 

Je ne sais pas trop d'où sort ce livre… Je pense que j'ai dû l'emprunter à mon père. Au vu de la couverture, je m'attendais à ce que ce soit un manga ou une bande dessinée. Mais pas du tout ! C'est une histoire romancée, écrite et non dessinée.

De même, je dois dire que le style de l'auteur m'a pas mal perturbée. Dans la forme, j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de poétique, avec ces phrases plutôt courtes et ces sauts de ligne fréquents. Par contre, je ne trouve pas que cela facilite la lecture : cela complique la compréhension des liens entre les différentes phrases/paragraphe. De même, je n'ai pas trouvé l'écriture de Joren EDEN fluide, ce qui est également accentué par cette présentation : j'ai trouvé les tournures de phrases assez énigmatiques et complexes. J'aurais préféré quelque chose de plus simple, tant pour l'écriture que pour la forme.

 

Il faut dire également que je n'ai pas été particulièrement séduite par le fond. L'histoire réuni de nombreux éléments qui ont tout pour me plaire mais, là, je n'ai pas compris où l'auteur voulais en venir. En effet, je n'ai pas réussi à faire les liens entre les personnages et leur cadre spatio-temporel qui semblent vraiment différents. Je pense que c'est notamment dû au format court de cette histoire et de son cadre - en épisode - qui la coupe avant que l'environnement global de l'univers soit établi. Il est très possible qu'en continuant ce premier tome de quelques chapitres supplémentaires, cela m'aurait permis de raccrocher les wagons entre Sakura, Anne, Arturia et peut-être même le mystérieux personnage de l'épilogue, rendant mon avis bien plus positif. Bon, je vais tout de même voir avec mon père s'il a les bouquins suivants pour mieux comprendre de quoi il en retourne ;)

 

J'ai apprécié découvrir Sakura. J'ai l'impression que son univers est similaire à notre réalité si ce n'est un détail (plutôt de taille ! ;D). J'ai apprécié la suivre dans sa vie de tous les jours ainsi que dans sa rencontre avec Anne. Rien ne me permet de l'affirmer mais je pense que cette dernière va jouer un rôle important dans cette histoire.

J'ai été un peu plus opaque face à l'histoire d'Arturia. Pour le coup, j'ai manqué d'éléments spatio-temporels pour bien comprendre où et quand elle se situe. Je n'ai pas réussi à comprendre si son village vivait en autarcie ou si elle est d'une époque plus ancienne, ce qui pourrait expliquer ce décalage dans sa vie de tous les jours par rapport à cette de Sakura et d'Anne.

 

Clairement, sans être une déception, je sors mitigée de cette lecture. Cela dit, je suis quasi-certaine qu'en continuant cette série, je pourrais réellement apprécier cette histoire.

Une découverte en demi-teinte.

 

 

[les +] Un univers attirant, une écriture poétique.

[les -] Pas assez d'éléments pour comprendre le cadre spatio-temporel et les éventuels liens entre les personnages.

 

 

Lu dans le cadre de :

    

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.6 : Blanche

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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 06:00

 

 

 

 

L'Enfant du Sud
Amélie GREGOIRE

City - 2021
351 pages

 

 

 

 

 

  

 

Au cœur de l'Amérique des années 1950, Joyce est au chevet de sa grand-mère. Avant de rendre son dernier souffle, la vieille dame lui révèle qu'elle l'a adoptée à sa naissance. Un secret de famille bouleversant pour la jeune femme qui décide de retrouver ses vrais parents.

Un seul indice la guide : une simple carte postale de la Nouvelle-Orléans que sa grand-mère lui a léguée. Avec son courage et sa détermination pour seuls bagages, Joyce part en direction du Sud en espérant trouver les réponses à ses questions.

Peu à peu, elle remonte le fil de son histoire familiale. Une histoire commencée 23 ans plus tôt, alors qu'une jeune femme blanche issue de la bourgeoisie étouffe dans le carcan parental. En quête de liberté, elle tombe amoureuse d'un musicien de jazz. Noir. Le point de départ d'un drame dont personne n'est sorti indemne…

 

 

S'il y a bien un livre que j'étais aussi impatiente qu'inquiète de découvrir, c'était celui-là. Le truc, c'est que je connais bien Amélie GREGOIRE (pour tout vous dire, c'est à côté d'elle que je me suis assise le jour de la rentrée en 6e) et que, par conséquent, même si je suis super heureuse qu'elle ait réalisé son rêve - d'autant plus que les chroniques sont toutes globalement très positives - , j'avais peur de ne pas aimer. Alors, j'ai fait traîner l'achat de L'Enfant du Sud jusqu'à nos vacances en Auvergne dans la famille de Timothée et la perspective de passer un moment avec Amélie, qui a d'ailleurs eu la gentillesse de me le dédicacer ;)

Cela dit, dès que je l'ai enfin eu entre les mains, je n'ai pas pu me retenir de le lire et, quelques heures plus tard, il était déjà fini.

 

J'ai trouvé l'ambiance très bonne et entraînante. J'ai aimé les airs de jazz dans l'air qui donnent le sourire même à ceux qui n'ont pas grand chose. C'est suave et lourd de sens en comparaison à la vie aseptisée des blancs et notamment de la famille de Joséphine. Les deux univers tranchent réellement et il est donc impossible de ne pas faire de comparaisons. 

L'intrigue m'a également beaucoup plu. Comme vous le savez, j'ai toujours un faible pour les sagas familiales et j'ai été séduite par le fait de suivre simultanément les destins de Joséphine et de Joyce. Les liens entre les deux histoires se font au fur et à mesure, tout en douceur. Le rythme est indolent et un peu triste, à l'image de cette chanson écrite par Marvin que l'on découvre dans les pages de ce bouquin.

Par contre, j'ai trouvé un peu dommage que Joyce tombe aussi facilement sur l'entourage de ses parents, même si le secret est difficile à percer, et sans  réels indices. La coïncidence est presque trop belle… Après, il est vrai aussi que le quartier en question n'est pas si grand et que tout le monde s'y connait.

La fin m'a beaucoup touchée et j'ai versé quelques larmes. L'histoire des parents de Joyce est belle mais elle a aussi fait du mal à beaucoup de monde, les impliquant sans le vouloir. Alors, forcément, devant autant d'émotions aussi positives que négatives, il est difficile de rester insensible.

 

Joyce et Josephine m'ont beaucoup plu. D'une certaine façon, elles se ressemblent beaucoup avec leur amour de la musique, de la liberté mais aussi leur caractère fonceur. Je les ai toutes les deux trouvées très touchantes : Joséphine en essayant de se libérer de son carcan pour vivre la vie qu'elle a choisi aux côtés de Marvin et Joyce en s'efforçant de faire parler ceux qui se taisent pour connaître la vérité sur son histoire. L'une comme l'autre ne lâchent rien et se battent contre un monde qui les repousse.

Globalement, j'ai apprécié l'ensemble des personnages : Hannah, Auguste, Oliver, Dorrie... Tous sont dans la bienveillance même s'ils restent heurtés par le poids du secret. J'ai également aimé le fait que l'on ne découvre Marvin que par la vision des autres personnages : son aura n'en est que plus mystique et légendaire. Bizarrement, j'ai également apprécié Leslie malgré sa rancœur : c'est dommage qu'elle n'a pas pu passer à autre chose après toutes ces années, mais j'ai été touchée par sa culpabilité et tout ce qu'elle a dû abandonner. Ça n'a pas dû être facile pour elle de renoncer à l'avenir qu'elle se construisait à cause de quelque chose qu'elle a tout fait pour éviter.

 

J'ai trouvé l'écriture d'Amélie très agréable à lire. Je me suis vraiment laissée portée par ses mots et ai lu L'Enfant du Sud d'une traite. Mes craintes de ne pas aimer ce livre  se sont vite estompées et, clairement, je vais forcer la main à tout mon entourage pour qu'ils lisent également ce livre (depuis, ma maman l'a lu et a également beaucoup aimé) !

J'ai beaucoup aimé le fait que L'Enfant du Sud soit écrit à deux voix, alternant à chaque chapitre la vie de Joséphine et celle de Joyce. Cela dynamise vraiment le texte et nous permet d'avoir un certain temps d'avance. 

Par contre, j'aurais apprécié que le personnage soit reprécisé en début de chapitre : après ma pause lecture pour aller dîner, je ne savais plus à qui j'étais rendue et ça m'a un peu perturbée sur le coup. Je pense que ça aurait aussi pu être utile pour les derniers chapitres où cette alternance est (un peu) mouvementée.

Le deuxième roman d'Amélie doit sortir courant mai. Concrètement, je n'attendrais pas aussi longtemps pour l'acheter et pour le lire :)

Une très chouette lecture.

 

 

[les +] Une romance différente, du jazz dans l'air, des personnages attachants.

[les -] Une mise en page qui ne précise pas les changements de personnages.

 

 

Lu dans le cadre de :

  
Challenge gourmand #16 : Vin

 

 

Du même auteur :
Les Vents d'Aventures

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Bienvenue & Bonne visite !

 

Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



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Luna.

 

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