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22 septembre 2023 5 22 /09 /septembre /2023 05:00

 

 

 

 

 

Les Diamants de l'Archiduc
Mary Lester, tome 2
Jean FAILLER

Editions du Palémon - 1998
169 pages

 

 

 

 

 

 

 

Après ses "exploits" au commissariat de Lorient, voici l'inspecteur stagiaire Mary Lester nommée à Quimper, ville où elle a passé une partie de son enfance.

Elle retrouve avec émotion les lieux où elle a vécu des moments heureux et où elle va désormais exercer son métier de femme flic. Cependant, le commissaire principal est en vacances et son adjoint semble avoir une certaine prévention contre les jeunes filles qui veulent "faire la police". Aussi la confine-t-il dans de vagues tâches administratives qui ne conviennent pas du tout à la nature active de Mary. Un curieux personnage lui parle d'un hold-up dans une bijouterie. Rien de très banal, n'est-ce-pas ? Même s'il y a eu prise d'otages. Mais quand Mary Lester s'en mêle, rien n'est jamais banal !

 

 

Clairement, il était évident qu'en me lançant le défi de lire un tome de Mary Lester par semaine, j'allais rapidement me laisser déborder... Bon, par contre, je n'avais pas pensé que je prendrais du retard dès le deuxième tome !

J'avais déjà lu Les diamants de l'Archiduc il y a très longtemps, une dizaine d'année au moins si ce n'est pas plus... Du coup, je ne gardais aucun souvenir de l'intrigue en tête, même s'il me semble que je l'avais plutôt bien aimé. Etonnamment, le personnage de l'Archiduc m'a évoqué quelque chose mais rien de bien concret : j'ai donc relu ce roman comme si c'était la première fois.

 

J'ai été positivement étonnée avec cette histoire de ne pas retrouver l'ambiance misogyne du premier tome. Si ce n'est le côté malaisant en moins, j'ai trouvé que cela donnait tout de suite plus de modernité au texte. Bien que le vocabulaire soit toujours aussi recherché, ce second tome a mieux vieilli que le premier et l'on oublierait presque que cette enquête se déroule dans les années 90 tant les repères présents sont toujours d'actualité.

J'ai également bien aimé le fait que cette investigation policière n'en soit pas vraiment une. C'est presque davantage un conte à la Shéhérazade que l'on nous raconte un petit peu tous les soirs que réellement un bouquin policier. J'attendais donc avec impatience les rencontres avec l'Archiduc pour en connaître la suite même si Mary cherchait aussi de son côté à en apprendre plus. Ce format est assez déstabilisant mais c'est ce qui en fait son originalité et cela reste plutôt agréable. Cela joue aussi beaucoup sur la sympathie ressentie pour les différents personnages : les rencontrer à travers des personnes qui les apprécient plutôt que de les voir à travers les soupçons des policiers les rendent touchants, notamment Hubert.

La fin est originale mais elle m'a un peu déçue. J'aime bien le fait qu'elle ne soit pas conventionnelle et qu'elle sonne comme le début d'une nouvelle aventure mais j'ai cependant trouvé qu'elle donnait un peu le mauvais rôle à Mary et à ses collègues. Si on découvre cette histoire avec la jeune femme, elle n'y joue aucun rôle et j'ai trouvé ça assez frustrant. Même si Jean FAILLER nous fait un final assez spectaculaire, ce n'est pas franchement le genre de conclusion que j'attendais pour une enquête policière. Elle m'a donc laissée sur ma faim, même si j'en ai apprécié l'originalité.

 

J'ai bien aimé la nouvelle facette de la personnalité de Mary que l'on découvre dans Les diamants de l'Archiduc. Si l'on connaissait déjà sa curiosité et sa combativité, j'ai aimé la bienveillance dont elle fait preuve avec Fernand. De même, j'ai trouvé intéressant de la découvrir plus jeune grâce aux souvenirs de moments passés à Quimper avec ses grands-parents.

J'ai presque été déçue de retrouver Fortin aussi vite alors que j'étais frustrée de ne pas le croiser dans le premier tome ! En fait, je m'imaginais faire d'autres commissariats et rencontrer d'autres collègues avant de le revoir... Après, vu que je l'apprécie, j'étais tout de même contente de le redécouvrir : c'est assez drôle parce que je ne l'imaginais pas vraiment comme ça. J'ai l'impression de le voir jeune homme alors que, finalement, je ne suis pas sûre que Mary ait tant vieilli que ça entre ce tome et les derniers que j'ai eu l'occasion de lire.

J'ai bien aimé le personnage de l'Archiduc. Son originalité assumée et sa décontraction me plaisent beaucoup. Il est assez perturbant entre ses bonnes manières et sa vie anarchique qui font que l'on ne sait pas très bien sur quel pied danser avec lui.

Fernand m'a beaucoup touchée : malgré son âge avancé, il y a une fragilité chez lui qui nous donne envie de le protéger. D'une certaine manière, il m'a fait penser à Laurent de L'amour est dans le pré par sa sensibilité. Cela dit, j'ai été un peu gênée par moment par le vocabulaire utilisé pour décrire Germaine, la sœur de celui-ci, qui pourrait être grossophobe par moment (c'est là que l'on voit à quel point la société a évolué en trente ans - même si on a l'impression que c'est toujours lent...) : bien qu'elle ne soit pas particulièrement sympathique, j'ai trouvé dommage de l'appeler uniquement par ce trait physique.

 

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de Jean FAILLER. J'ai particulièrement apprécié l'ambiance à des années lumières du tome précédent qui nous fait voir une nouvelle facette de son talent. Si le vocabulaire un peu ancien donnera de l'urticaire à certains, j'ai apprécié découvrir de nouveaux mots et expressions peu habituels. Cela est loin d'être rebutant tant la lecture reste agréable grâce à la narration simple et efficace.

Une relecture plaisante.

 

 

[les +] Un format original, des suspects étrangements sympathiques, le "retour " (c'est une relecture) de Fortin

[les -] Une fin un peu frustrante, une Germaine peu mise en valeur

 

 

Du même auteur :

 Mary Lester  tome 1 : Les Bruines de Lanester  tome 3 : La mort au bord de l'étang  tome 4 : Marée blanche  tome 7 : L'homme aux doigts bleus  tome 11 : Mort d'une rombière  tome 13 : Roulette russe pour Mary Lester  tome 15 : Les gens de la rivière  tome 28 : Bouboule est mort

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3 septembre 2023 7 03 /09 /septembre /2023 05:00

 

 

 

 

 

 

Les Bruines de Lanester
Mary Lester, tome 1

Jean FAILLER

Editions du Palémon - 1998
175 pages

 

 

 

 

  

 

La découverte d'un clochard noyé dans le Scorff entre Lanester et Lorient, quoi de plus banal ? La disparition d'un directeur de société, ça arrive tous les jours ! Des loubards qui volent une voiture, cambriolent une maison... Routine que tout cela pour l'inspecteur Amédéo.

La vie s'écoule, simple et tranquille au commissariat de Lorient. Ou plutôt s'écoulerait, si une jeune femme, inspecteur stagiaire, ne s'avisait de vouloir contre toute logique, relier ces faits pour en tirer des conclusions pour le moins surprenantes.

Mary Lester parviendra-t-elle, dans cet univers d'hommes, à mener son enquête jusqu'au bout ?

 

 

Jeudi dernier, je suis allée chez France Loisirs acheter un Mary HIGGINS CLARK pour Maman et j'en ai profité pour compléter ma collection de Mary Lester (enfin, essayé : il leur manquait le tome 1 de La Mystérieuse affaire Bonnardieu et, du coup, je n'ai pris que Les Mécomptes de Fortin). Devant l'étendue de cette collection et, surtout, le nombre de tomes non lus (!) je me suis dit que je devrais m'y attaquer sérieusement plutôt que d'en lire un de temps en temps en fonction des sessions du Challenge Bookineurs en Couleurs. Et, tant qu'à faire, tout reprendre dans l'ordre chronologique même si, dans ce genre de série, cela n'a finalement guère d'importance. J'ai d'ailleurs pensé créer une lecture commune pour la série sur Livraddict mais, espérant tenir le rythme d'un tome par semaine, cela me semblait particulièrement ambitieux dans ce cadre... Cela dit, si certains sont prêts à m'accompagner dans cette aventure, faites-moi signe que l'on s'organise ensemble !

Dimanche, j'ai donc sorti Les Bruines de Lanester de ma bibliothèque. Enfin, j'ai plutôt demandé à mes parents de me mettre de côté les différents tomes laissés chez eux la prochaine fois que l'on se voyait et ai donc sorti le premier tome du sac ;)

 

J'avais déjà lu ce premier tome il y a très longtemps mais je ne me souvenais plus du tout de l'histoire en l'ouvrant. Honnêtement, ce sont davantage les personnages du commissariat qui m'ont perturbée : je ne me rappelais pas du tout que Mary avait eu d'autres collègues avant Fortin ! Si c'est un peu déboussolant, je me suis aussi dit que c'était gage de bonnes surprises pour la suite si l'on avait l'occasion de repasser du temps avec eux ou de découvrir de nouveaux collègues : après tout, on ne fait jamais toute sa carrière avec exactement les mêmes personnes.

L'ambiance peut être un peu déstabilisante, tant les détails nous rappelle qu'elle a été écrite dans les années 90. Personnellement, j'aime bien ce côté rétro qui donne un aspect assez intemporel à cette histoire mais j'ai conscience que cela pourrait gêner quelques lecteurs. Je trouve également intéressant le cadre que donne Jean FAILLER à la misogynie dans ces métiers plutôt masculins. Si cela ne serait plus toléré aujourd'hui (ou beaucoup plus difficilement), c'était la réalité de l'époque pour de nombreuses professions (et il reste encore du boulot). Rien que l'idée que cela puisse nous gêner aujourd'hui nous montre que la société a progressé ce qui, en soit, est positif. Et, pour le coup, l'on sent que le regard de l'auteur est plutôt moderne sur cette question malgré l'époque (je l'écris en espérant ne froisser personne) et son âge (le Monsieur ayant plus de 80 ans en 2023).

L'intrigue m'a bien plu. Elle est vraiment rondement menée en moins de 200 pages. Les indices sont disséminés au cours des différentes enquêtes, nous laissant peu à peu apercevoir la réalité des choses. Peut-être est-ce dû à ma relecture (même si je ne m'en souvenais pas) ou au fait que je connaisse bien l'univers de la série mais j'ai assez rapidement deviné l'identité du coupable. Si je n'avais pas relevé tous les indices qui ont mis la puce à l'oreille de Mary, je n'en étais pas si loin ! D'autant plus que le final nous laisse encore quelques surprises.

 

J'ai apprécié retrouver Mary à ses débuts. S'il est évident qu'elle ne manque pas de caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds, j'ai aimé les moments où on la sent à deux doigts de craquer face aux difficultés auxquelles elle est confrontée dans le commissariat. Je trouve les personnages ayant des faiblesses intéressants : cela rend Mary plus humaine d'autant plus que l'on ne connait pas grand chose d'elle dans ce premier tome.

Pour le coup, je n'ai pas trouvé les autres personnages très sympathiques, notamment ses collègues. Seul Le Moal sort du lot par son écoute ainsi que Fabien Lebret (le patron) malgré son côté paternaliste. Amédéo  - l'OPJ -  est particulièrement antipathique avec ses réflexions moqueuses et misogynes même s'il gagne étonnement à être connu.

 

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de Jean FAILLER. J'aime bien son côté direct et précis qui colle parfaitement à l'ambiance policière du livre.  Le rythme est soutenu sans pour autant que le lecteur et l'histoire en pâtissent. L'on sent qu'il maîtrise totalement l'intrigue tant certains indices sont subtilement donnés au cours de l'histoire. J'apprécie également le côté un peu daté de ce livre policier qui lui donne un cachet particulier.

Par contre, dans mon édition, j'ai l'impression qu'il y a quelques coquilles dont notamment des fautes de frappes et une inversion dans le nom des personnages. Rien de bien méchant mais de quoi nous faire relire plusieurs fois la même phrase...

Un roman policier agréable malgré son côté un peu désuet.

 

 

[les +] Une intrigue prenante, un décor concret, une écriture dynamique.

[les -] Un roman policier qui n'est plus de première jeunesse ce qui pourra dérouter par la mentalité qu'on y retrouve.

 

Du même auteur : 

Mary Lester tome 2 : Les Diamants de l'Archiduc  tome 3 : La mort au bord de l'étang  tome 4 : Marée blanche  tome 7 : L'homme aux doigts bleus  tome 11 : Mort d'une rombière  tome 13 : Roulette russe pour Mary Lester  tome 15 : Les gens de la rivière  tome 28 : Bouboule est mort

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20 mai 2023 6 20 /05 /mai /2023 05:00

 

 

  

 

 

Te Résister
Annabelle BACH

Harlequin - 2020
Ebook (Epub) - 138 pages

 
 

 

 

 

 

Elle déteste l'adorer. Il adore la détester.

Du jour au lendemain, Elina a tout quitté pour s'installer à la campagne. La raison ? Son père, le seul homme qui ait jamais compté pour elle, lui a proposé de travailler à ses côtés sur le domaine agricole familial. Et, si elle ne connaît pas grand-chose au métier d'agricultrice, qu'à cela ne tienne ! Elle a bien l'intention de lui venir en aide et de montrer à ses collègues de sexe masculin de quoi elle est capable. À commencer par Bertrand, le nouveau bras droit de son père, cet homme sombre et autoritaire qui la rabaisse dès qu'il en a l'occasion. Derrière cette façade, quelque chose chez cet homme l'intrigue. Son regard laisse paraître une faille, un rien imperceptible qui transforme peu à peu la haine qu'elle lui porte en attirance...

 

 

J'avais déjà lu ce roman il y a quelques années à sa sortie mais - vous connaissez le refrain - ayant la tête sous l'eau à ce moment-là, je n'avais pas trouvé le temps de le chroniquer. C'est maintenant chose faite, grâce à la session multicolore du Challenge Bookineurs en Couleurs !

Je ne sais pas vous mais, bien que cette couverture soit très jolie, je ne trouve pas qu'elle colle particulièrement au roman. J'aurais imaginé des tons plus chauds, dans les ocres ou les marrons, voit du vert pour coller à cette ambiance très terre à terre et en plein air. Là, je trouve qu'elle a un esprit plus sexy et festif qu'on ne retrouve pas dans cette histoire.

 

Je gardais un bon souvenir de Te Résister et me rappelait assez bien des grandes lignes. Étonnamment, cette histoire est assez simple mais à tout de même une saveur particulière. Sans être banale, elle est crédible et fait échos aux aventures d'amies d'amies que l'on a pu ragoter autour d'un verre (ou d'une tasse ! #latrentainetmtc).

J'ai trouvé intéressant le contexte autour du changement de direction de la carrière professionnelle d'Elina. Pour le coup, ayant une profession assez similaire à la sienne et travaillant également dans l'industrie agroalimentaire, j'ai trouvé assez facile de me mettre dans la peau du personnage, tant par rapport à ce qu'on lui demande qu'à la possibilité d'une fermeture de site. Mon entreprise venant de vivre un rachat, si nos emplois n'ont pas été menacés, on se demande toujours si l'on n'est pas sur un siège éjectable et ce plus d'un an après. J'ai trouvé intéressant que ce malheur soit l'heureuse occasion pour elle de faire un point sur sa vie ainsi que ses envies et de se diriger vers une autre profession. Si elle a tout à apprendre, elle n'en est pas moins motivée ce qui est assez stimulant quand on est dans ce milieu où les nouveaux arrivants sont quasi tous blasés (#droitauchomage). D'ailleurs, j'ai apprécié en apprendre davantage sur les métiers du vignoble : si ce n'est probablement pas ma voie, j'ai apprécié en découvrir la richesse des activités et leur absence de routine. Certes, ce sont des métiers que l'on retrouve régulièrement dans les romances mais j'ai aimé l'angle terre-à-terre par lequel Annabelle BACH l'aborde.

Pour le coup, j'ai été moins sensible à la (non)romance entre Alina et Bertrand. Je n'ai clairement pas été sensible à leur rapport de force, d'autant plus que celui-ci s'accompagne d'un lien hiérarchique. Si cela permet de mettre en évidence leur attirance qu'ils refusent de s'avouer, je ne les ai pas vraiment trouvés mignons. Leur rapprochement m'a fait un peu l'effet d'un cheveu sur la soupe, surtout avec le silence qui survient après et la rapidité avec laquelle est abordée les mois suivants où, pourtant, leur attachement l'un à l'autre se confirme et se voit de plus en plus. Du coup, si j'ai trouvé la conclusion plutôt sympathique, j'ai été un peu frustrée pendant ma lecture.

Personnellement, j'ai apprécié l'allusion discrète - bien que non nominative - aux violences gynécologiques. C'était la première fois que je voyais ça dans une romance et je trouve ça bien : c'est tabou et souvent vécu comme quelque chose d'assez honteux. Dans le cas d'Elina, cela me semble d'autant plus significatif que mes copines enceintes m'ont toutes dit ne pas avoir eu d'échographie par voie basse dans le cadre du suivi de leur grossesse. Cet examen qui l'a fait souffrir ne serait donc pas utile... Pour avoir subit le même dans le cadre d'une recherche d'endométriose, je comprends la douleur ressentie et ce désarrois face à un soignant qui se contrefiche de faire mal (la blague dans le cas de l'endométriose --'). C'est dommage quand la vocation déshumanise...

 

J'ai apprécié le personnage d'Elina et notamment le fait qu'elle soit plus âgée que beaucoup d'héroïne de romance. Ce n'est pas parce que l'on approche des 35 ans que l'on est forcément en couple ou que l'on va finir vieille fille ! Du coup, j'ai trouvé ça bien d'avoir une héroïne un peu plus âgée que moi qui offre donc un parcours de vie différent. J'ai aimé son endurance et sa persévérance : elle sait ce qu'elle veut et met tout en place pour y arriver. Bien qu'elle soit solitaire, elle est tout de même sympathique. J'ai cependant été perturbée par le fait qu'elle porte quasiment le même nom de famille que son auteure à une lettre près (Bac(h)).

Bertrand m'a moins plu. Il faut dire aussi qu'on le voit de l'œil appréciateur, mais négatif, d'Elina même si quelques chapitres le suivent personnellement. Je n'ai pas été très charmée par son côté bourru et brut de décoffrage qui le fait régulièrement passer pour un vieux gars un peu fermé aux pulls en laine douteux (jugement gratuit, d'autant plus que je tricote ! Autant dire que je m'y connais en pulls douteux ;D). Pourtant, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il soit quelqu'un de fiable et posé.

 

C'est le seul texte d'Annabelle BACH que j'ai lu pour le moment et j'ai passé un bon moment même si je n'ai pas accroché à toute la narration. Comme vous avez dû le comprendre, j'aurais aimé un rythme différent, qui met davantage en lumière la romance entre Elina et Bertrand. Cela dit, j'ai apprécié la simplicité et la douceur de la narration donnant un aspect calme à ce texte bien que ses personnages soient plutôt hyperactifs.

Une romance différente.

  

 

[les +] Une histoire différente, une romance discrète, des sujets tabous.
[les -] Un Bertrand qui ne m'a pas fait rêver.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service Presse - Kennes (Netgalley)

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.12 : MULTICOLORE

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22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 06:00

 

 

 

  

Au Prix Fort
Tracy Crosswhite, tome 6
Robert DUGONI

Amazon crossing - 2020
ebook (pdf) - 463 pages

 

 

 

 

 

 

Dans l'enquête sur la disparition d'une étudiante, Tracy Crosswhite comprend vite qu'il ne s'agit pas d'une affaire ordinaire. Ses soupçons sont confirmés quand le corps de la jeune femme est retrouvé au fond d'un puits abandonné. Qui avait intérêt à briser les rêves de cette fille ? La détective découvrira bientôt qu'elle a été promise à un inconnu. Serait-elle alors face à une affaire de famille qui a mal tourné ?

Résoudre ce mystère n'est pas le seul défi auquel Tracy est confrontée. La détective a son propre secret : elle attend un enfant et voit sa plus grande crainte se réaliser quand une nouvelle détective arrive pour la remplacer.

Au même moment, son collègue Vic Fazzio, qui enquête sur le meurtre d'une activiste locale, se retrouve mis à pied suite au trouble assassinat d'un témoin capital.

Deux carrières sont désormais en jeu mais les détectives vont découvrir que leur travail n'est pas ce qui est le plus en danger.

 

 

Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu du Robert DUGONI. Enfin... Pas tout à fait ! J'avais entamé une relecture de Des Morts si proches pendant la session jaune du Challenge Bookineurs en Couleurs mais je l'avais abandonnée en cours, n'ayant pas le mojo gros pavé policier à ce moment-là (pourtant je l'avais beaucoup aimé lors de ma première lecture !). J'ai donc profité de la session Multicolore pour me relancer dans la série des Tracy Crosswhite que j'aime beaucoup.

 

Si j'ai mis un peu de temps pour rentrer dans cette histoire (vous n'imaginez même pas à quel point j'ai la tête comme un étau en ce moment), tant je m'endormais tous les soirs dessus en quelques pages (j'ai même dû relire certains chapitres n'en gardant aucun souvenir !), je me suis rapidement prise au jeu de cette histoire. Honnêtement, c'est surtout l'intrigue autour de Kavita et Aditi qui m'a plu. J'ai aimé ce gap culturel entre ce que souhaite leurs parents traditionnels indiens et la vie qu'elles s'imaginent du fait de leur éducation américaine. Cela ne doit vraiment pas être simple d'être autant tiraillées entre deux choix de vie aussi différents. J'ai trouvé que le suspense était judicieusement mené jusqu'au bout, nous faisant hésiter jusqu'à la fin sur l'identité du tueur de la jeune femme. Si le thème des Sugar Daddys est davantage putaclic, il n'en reste pas moins intéressant nous mettant devant une réalité aussi méconnue que malaisante.

J'ai trouvé l'intrigue autour du meurtre de Monique plus consensuel. Cela dit, c'est dommage que l'on ne s'attarde pas plus sur la victime allant directement sur le front du différent entre le Petit Jimmy et Faz. Si cela reste intéressant, notamment avec l'arrivée d'Andrea Gonzalez dans l'équation, j'ai moins été surprise et ai donc préféré découvrir l'intimité de Faz et de sa femme Vera. J'ai trouvé touchant la manière dont sont abordés la maladie et les soins qu'ils s'apprêtent à vivre : c'est très crédible la manière dont se lient nostalgie, pudeur et espoir.

 

Pour le coup, j'ai moins été charmée par la vie privée de Tracy. J'ai l'impression que cela fait de nombreux tomes qu'elle est enceinte (merci les relectures !) et, du coup, ça m'a moins touchée. Par contre je me suis reconnue dans ses peurs de perdre sa place au travail suite à une nouvelle arrivée (les charmes des fusions d'entreprises).

J'ai donc été ravie d'en apprendre un peu plus du Del et Faz dont je n'avais finalement que peu d'informations bien qu'ils soient présents dans les différents tomes que j'ai lus. C'est vraiment sympa' de les découvrir sous ce nouveau jour et ai hâte d'en apprendre encore plus dans les prochains tomes (et, surtout, d'avoir des nouvelles de Vera).

J'ai bien aimé Andrea même si elle nous fait nous poser beaucoup de questions sur les raisons de sa venue. J'ai aimé son tempérament combatif et découvrir qui se cache réellement sous son masque dans les derniers chapitres. J'espère avoir l'occasion de la recroiser par la suite.

 

J'ai donc retrouvé avec plaisir l'écriture de Robert DUGONI. J'ai bien aimé la manière dont il joue avec ses deux intrigues, finalement assez simples, tout en les mêlant à des éléments plus personnels des personnages. Cela donne vraiment plusieurs facettes à l'histoire permettant de nombreux rebondissements. Le ton est assez posé bien que l'histoire ne manque pas de dynamisme.

Un policier qui va au-delà des enquêtes.

 

 

[les +] Une intrigue autour de Vita très prenante, une Vera qui force la sympathie.

[les -] Une enquête qui prend le pas sur l'autre, une Tracy un peu plus absente.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service Presse - Amazon

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.12 : MULTICOLORE
Challenge gourmand #18 : Fruit

 

 

Du même auteur :
 La Vie en rouge de Sam
Tracy Crosswhite tome 2 : Son Dernier Souffle  tome 5 : Des Morts si proches

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 06:00

 

 

 

 

 

Petits complexes et grand amour
Mates, Dates and..., tome 3
Cathy HOPKINS

Pocket Junior - 2003
190 pages

  

 

 

 

 

 

 

Le garçon parfait, Tasha l'a trouvé. Il s'appelle Simon : il est beau, drôle et tendre. Mais il a quelques petits défauts. Il vient d'une famille super-riche, super-guindée. Il habite un quartier huppé, roule en BMW et, surtout, Helena, pure snob, pure idiote est accessoirement son amie. Question : Comment éloigner Helena et séduire SImon ? Tasha n'en a pas la moindre idée. Heureusement, Lizzie et Lucie l'aident à trouver la réponse.

 

 

De retour chez mes parents pour une soirée après avoir été manger au resto avec une copine de collège (Amélie pour ne pas la citer !), je me suis cherché un bouquin pour la soirée. Étant en pleine session violette du Challenge Bookineurs en Couleurs, je me suis donc dirigée tout droit vers le rayonnage de la collection Les Filles de Pocket Jeunesse, que je dévorais en primaire et au collège et donc les couvertures sont on-ne-peut-plus colorées. Sans trop d'hésitations, j'ai pris Petits complexes et grand amour que j'avais adoré ado. Visiblement beaucoup, beaucoup, puisque je me souvenais parfaitement de l'histoire : pour le coup, j'ai dû le re-lire et le re-re-lire à de nombreuses reprises ! Cela en est même étrange que je n'en ai pas déjà fait une chronique !

 

Dans cette histoire, j'ai retrouvé avec plaisir un trio de copines londoniennes un peu barrées mais fort sympathiques : Lizzie (celle que j'aime le moins), Lucie (ma chouchoute) et Tasha (que j'enviais ado). La romance n'a pas grande originalité et je trouve l'histoire de fond assez commune aux histoires pour ado que l'on trouvait dans les années 2000 (je serai curieuse de voir si les collégiennes d'aujourd'hui lisent toujours ça !). Au final, c'est surtout le message un peu moralisateur (dans le bon sens du terme) qui est important et intéressant.

Dans ce tome, c'est Tasha que l'on suit dans ses questionnements entraînés par la rencontre de son amoureux qui vient d'un monde beaucoup plus aisé que le sien et de son ex', jalouse, qui se comporte avec beaucoup de dédain. Je ne suis pas certaine que je me posais ce genre de questions liées à l'argent à quatorze ans mais le message autour du fait de rester soi-même peu importe qui l'on a en face de nous me paraît élémentaire, quel que soit notre âge. Au collège, l'on se sent souvent un peu obligés de faire comme les autres pour se fondre dans le groupe ou se rapprocher des populaires et c'est donc agréable de suivre ces trois copines qui acceptent leur originalité. Dans ce livre, Tasha dit que sa mère répète souvent qu'il y a deux erreurs à ne pas commettre : celle de se croire unique et celle de croire que l'on ne l'est pas. Comme quoi, on n'est ni mieux ni moins bien que les autres, on a juste quelque chose de différent à apporter.

 

J'apprécie l'écriture directe de Cathy HOPKINS : elle va a l'essentiel, sans détour. J'ai retrouvé avec plaisir toutes les références à la pop culture des années 2000 au cours de son histoire (des Destiny's Child aux New Rock en passant par Star Wars). Par contre, je me demande si certaines références n'ont pas été modifiées lors de la traduction pour coller davantage à la culture française… D'autant plus qu'à l'époque, internet n'était pas aussi accessible (même avec l'ADSL) alors je ne pense pas que la culture des jeunes était aussi mondialisée qu'aujourd'hui.

Une lecture souvenir ;)

 

 

[les +] Des personnages sympathiques, une morale qui ne vieillit pas.

[les -] Des références culturelles qui ont pris 20 ans ;)

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.11 : VIOLETTE

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Bienvenue & Bonne visite !

 

Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



Tous les textes et chroniques publiés sont écrits par moi-même sauf indications contraires.
Merci de me prévenir et de mettre un lien vers mon blog si jamais vous souhaitez utiliser l'un de mes textes, même court.



Merci d'être passé, de m'avoir lu et pour vos petits messages ♥
Bonne visite !

Luna.

 

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