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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 05:00

 

 

 

 

 

 

La face cachée de Margo
John GREEN

Gallimard (Scripto) - 2014
386 pages

 

 

 

 

 

 

 

Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l'école que Margo, qui avait toujours été une énigme, est maintenant devenue un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être tout tracé, et plus il avance, mois il reconnait la fille qu'il croyait connaître.

 

 

Visiblement, ce livre attendant sagement la session Jaune du Challenge Bookineurs en Couleurs pour sortir de ma PAL (ou plutôt de la bibliothèque de la petite soeur).

 

Jusqu'à présent, John Green, ou plutôt ses romans, ne m'avaient pas laissé de souvenirs impérissables : j'apprécie ses histoires et ses héroïnes mystérieuses mais elles ne m'ont pas bouleversées. Encore une fois, c'est le cas avec La face cachée de Margo.

Pourtant l'histoire commence bien entre le mystérieuse drame de l'enfance, cette amitié qui s'éloigne et les tribulations des adolescents. Ce sont des thématiques qui me parlent et que j'apprécie généralement. Bref, j'ai adoré l'idée de ces vengeances plutôt drôle et de ce jeux de cache-cache entre Margo et Quentin. Mais... ça s'arrête là : l'histoire reste "facile" bien qu'elle soit très agréable.

En effet, elle reste assez clichée : entre les groupes sectaires du lycée qui finissent par se mélanger, les parents un peu fêlés et la trop grande liberté laissée à ces adolescents, l'histoire manque cruellement de réalité. Bon, je veux bien croire qu'elle se passe aux US et que c'est différent là-bas, mais bon, je n'espère pas à ce point.

Cependant, j'ai beaucoup aimé l'histoire des villes de papier dont je ne connaissais pas l’existence et la conclusion. Je ne m'attendais clairement pas à ce genre de fin d'autant plus qu'elle n'est pas du tout américaine (par là, j'entends que tout ne se termine pas bien). C'est un peu triste mais l'espoir reste là.

 

Autre point un peu décevant, ce sont les personnages : qu'est-ce-qu'ils sont clichés ! Entre l'obsédé du sexe qui n'arrive pas à conclure (Ben), le génie de l'informatique (Radar), la jolie fille un peu naïve (Lacey) et le fils parfait (Quentin), on va de répliques clichées en répliques clichées. Ce n'est pas forcément dérangeant en soit, puisqu'ils sont tous sympathiques, mais, du coup, on se croirait davantage dans un film que dans un livre. Et, forcément, ça joue aussi sur la crédibilité de l'histoire. Mais bon, ça ne m'a pas empêchée de m'attacher tout de même à la joyeuse petite bande d'amis !

 

J'aime beaucoup l'écriture de John Green : je trouve qu'il y a toujours un peu de magie et de mystère dans ses univers et La face cachée de Margo ne fait pas exception. C'est drôle, touchant et ça a un goût de liberté assez incroyable. Au final, tant pis si ce n'est pas crédible, j'ai passé un excellent moment !

Une histoire pas forcément crédible mais mystérieuse et libératrice !

 

 

[les +] De la liberté, des personnages sympathiques.

[les -] De nombreux clichés, une histoire peu crédible.

  : 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en couleurs #3.5 - Jaune

Challenge Gourmand #7 : Bière

 

 

[l'avis de la petite sœur]

Du même auteur :

Qui es-tu Alaska ? Nos étoiles contraires

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 05:00

 

 

 

 

 

 

Dans le silence de l'aube
Françoise BOURDIN

France Loisirs - 2007

338 pages

 

 

 

 

 

 

 

A 27 ans, Axelle Montgomery est une jeune femme au caractère bien trempé qui tient d'une main de maître les rênes de l'écurie familiale depuis l'accident qui a laissé Ben, son grand-père adoré, en fauteuil roulant. Cependant, si tout semble lui réussir, son assurance et se triomphes ne sont pas du goût de tout leemonde. Entre son frère, un ancien jockey, jaloux de sa position, et les propriétaires de chevaux de courses qui hésitent à lui accorder leur confiance parce qu'elle est une femme, Axelle a fort à faire. Sans compter l'amour qui s'invite inopinément dans sa vie... Deux prétendants se disputent ses faveurs : d'un côté Antonin, un jockey-vedette qui l'attire mais dont elle se défend de tomber amoureuse malgré la brève liaison qu'elle a eue avec lui dans le passé, de l'autre Xavier, un séduisant informaticien qui se trouve être le fils d'un propriétaire de chevaux confiés à Axelle, mais dont l'univers est fort éloigné du monde des courses. Malgré tous les dangers qui planent au-dessus d'elle, malgré les mystères et les drames qui ont marqué sa famille, Axelle parviendra-t-elle à prouver qu'elle est la digne héritière des Montgomery, et forger ainsi son propre destin ?

 

 

Comme précédemment, c'est encore grâce à maman que je me suis lancée dans cette lecture dans le cadre de la session Jaune du Challenge Bookineurs en Couleurs.

J'ai toujours eu un faible pour les épopées familiales, pour les lectures détentes de celles que je qualifie parfois de "lectures faciles". Vous savez, ces livres sympathiques dont, au final, on n'attend pas de miracle, juste un bon moment de lecture. Sans aucun doute, Dans le silence de l'aube en fait partie. 

 

À la base, je n'ai pas vraiment d'atomes crochus avec cette histoire : le monde équestre ne m'intéresse pas du tout et j'ai vraiment du mal à comprendre ses codes et, plus généralement, l'amour des Hommes pour les chevaux. Je trouve leur puissance assez inquiétante et ce livre n'aura rien fait pour me faire démentir !

Par contre, j'ai vraiment aimé le côté familial de cette histoire. Entre les jalousies, les secrets de famille et les tuiles qui tombent sur l'écurie... on ne s'ennuie pas ! D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé le fait que, même si Axelle est l'héroïne principale, l'auteure prennent le temps de nous faire connaître chacun des membres de la famille, voire leurs pensées.

Un autre point fort de ce livre est de nous faire oublier les drames familiaux pour nous faire passer de bons moments : tous les événements du livre sont loin d'être joyeux mais ça n'efface pas pour autant les joies ni même la bonne humeur de la cousine, Kathleen.

La fin est agréable puisqu'elle est pleine de promesses et d'espoir. J'aime beaucoup le message qu'elle laisse passer comme quoi le bonheur se cache partout et qu'il faut savoir oublier le passé pour pardonner et avancer.

 

Axelle m'a beaucoup plu : la jeune femme est une fonceuse qui n'oublie pas ses objectifs et les sacrifices qu'elle a fait dans le passé pour avancer d'autant plus vite et gagner constamment en puissance. C'est un personnage intéressant puisque, à mon sens, c'est un bon exemple à suivre. Par contre, en dehors de Ben et des cheveux, j'ai trouvé qu'elle manquait un peu d'émotion envers les choses qui l'entourent : être forte est sans aucun doute une belle qualité, mais ça ne veut pas dire qu'il faut se refermer...

J'ai également beaucoup apprécié Constant - l'oncle un peu naïf -, Xavier - le prétendant outsider - et Kathleen - la cousine fêtarde. Tous trois sont intéressants et nous permettent de nous ouvrir aux différences qui nous entourent : ils ne jugent pas, et pour cause ! Ils sont loin d'être ce que leurs proches s'attendaient à ce qu'ils soient !

 

J'ai beaucoup aimé lire ce roman : Françoise Bourdin a une écriture tranquille, fluide. Ce n'est peut-être pas de la grande littérature mais c'est universel de par la simplicité de ses mots. Malgré les événements parfois terribles qui se déroulent dans son histoire, elle garde un ton calme et ouvert ce qui permet de relativiser les rebondissements mais également nos petits malheurs quotidiens personnels.

Une lecture simple et agréable.

 

 

[les +] Une histoire  mignonne, sans prise de tête malgré les drames.

[les -] Un peu classique.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en couleurs #3.5 - Jaune
Challenge Des gages ta PAL #9

Challenge Gourmand #7 : Bière
Challenge Lire sous la contrainte #34 - Apostrophe

 

Du même auteur :
 BM Blues  Comme des frères  Un soupçon d'interdit

 
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 05:00

 

 

 

 

 

Qui c'est, ce garçon ?
Nicole de Buron

Éditions France Loisirs - 1985
310 pages

 

 

 

 

 

 

 

Allons bon, c'est LUI ! Le premier amoureux de "Petite Chérie", votre fille adorée de seize ans et demi. Qui passe des heures entières au téléphone, fait l'école mais adore les fringues, vit entourée d'un troupeau d'adolescents dot vous ignorez les noms. Et voilà qu'elle vous réclame la pilule, rit gentiment quand vous tentez de lui expliquer les choses de l'Amour, fait la manche avec l'élu de son cœur, essaie de noyer une rivale dans les W.C. de l'école. Et pourtant, vous en avez déjà vu de drôles (et vous continuez)avec votre baba-cool de "Fille Aînée" qui, elle, s'était amourachée d'un hippy en sabots, d'un trotskyste boutonneux, avant de vivre de tumultueuses amours conjugales avec M. Gendre. Dans votre vie, perturbée par vos filles bien-aimées, il y a aussi "l'Homme", votre cher compagnon, et "Petit Garçon" qui, d'une menotte de fer, va vous transformer en Mamie...

 

 

Encore un livre jaune pour la session Jaune du Challenge Bookineurs en Couleurs ! Je pensais que je n'aurai quasiment rien à lire, mais c'était sans compter sur maman qui m'en a déniché plein pendant l'été ;)

 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman : entre la couverture bien marquée années 80 et le résumé ne laissant apparaître aucun nom, j'avais un peu peur de me lancer dans sa lecture. Et, effectivement, même si j'ai passé un bon moment avec ce roman, certaines choses m'ont dérangées.

 

Bizarrement, même si beaucoup de choses ont changé en 30 ans, je trouve que cette histoire a relativement bien vieilli : la plupart des situations sont encore criantes de vérité aujourd'hui. Ou du moins me le semble : ça fait 10 ans que je n'ai plus 16 ans et - encore heureux - je n'ai pas encore d'enfants de cet âge (ni d'enfants tout court). Du coup, j'ai reconnu bon nombre de situations vécues dans celles citées ce qui ne m'a pas laissée insensible du tout !

Par contre, je n'ai pas vraiment compris la logique de l'enchaînement entre les scènes : parfois on retourne en arrière puis l'on repasse dans un passé plus récent ou un présent sans que ce soit indiqué clairement. Résultat, impossible pour moi de savoir réellement à quel moment se situait ma lecture... Ce "détail" m'a pas mal dérangée pendant ma lecture : ce n'est pas vraiment reposant et ça m'a un peu empêchée de me plonger vraiment dans cette histoire.

Cela dit, j'ai globalement bien aimé ce roman : c'est touchant, souvent drôle et la fin est on-ne-peut-plus réaliste ! A proprement parlé, ce n'est pas une fin... Mais dans Qui c'est, ce garçon ?, on est tellement plongé dans la vie telle que l'on la connaît qu'il n'est pas difficile du tout, pour le lecteur, d'imaginer ce qu'il va se passer ensuite ;)

 

L'autre point qui m'a dérangée, c'est le fait que l'héroïne (la maman) n'appelle jamais ses proches par leur nom mais par des "surnoms" qui sont davantage des rôles : "fille aînée", "M. le gendre", "l"Homme"... Je trouve que ça crée une distance inutile qui nous empêche de vivre pleinement l'histoire. A cause de ça, je trouve que l'on a davantage de mal à s'identifier aux personnages du roman et donc à rentrer dans leur vie.

Cela dit, j'ai trouvé les personnages sympathiques dans l'ensemble malgré leur fantaisie parfois déstabilisantes !

 

C'était la première fois que je découvrais l'univers de Nicole De Buron et c'est réellement une bonne surprise. J'ai beaucoup apprécié l'humour dont elle use pour dédramatiser ces situations de la vie qui peuvent être un bouleversement : elle se moque gentiment de ses personnages mais l'on sent parfaitement, qu'au fond, elle a une réelle tendresse pour eux !

Une histoire agréable.

 

 

[les +] Crédible, touchant, drôle.

[les -] Quelques incompréhensions temporelles, des personnages sans nom.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #3.5 : Jaune
Challenge Des gages ta PAL #9
Challenge Gourmand #7 : Bière
Challenge Lire sous la contrainte #34 - Apostrophe

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 05:00

 

 

 

  

En avant toutes !
Françoise DORIN

Editions Plon 2007
280 pages

 

 

 

 

 

 

 

Lou a une petite trentaine. Elle a tâté du mannequinat, du théâtre, du cinéma, mais aujourd'hui, sa vie professionnelle bat de l'aile. La solution : écrire un livre. C'est ce qu'elle a trouvé pour résister à une mère brillante féministe, présidente du club "En avant toutes"... Tout un programme ! Son père, lui, est le créateur du mouvement "Ni putes, ni soumis". Là aussi, tout un programme ! Et puis... Venue faire la promotion de son livre sur un plateau de télé, elle va rencontrer Vincent, avocat de 40 ans, présentant lui aussi son nouvel ouvrage. Coup de foudre. La Tarzane va-t-elle céder face au macho plus subtil qu'il n'en a l'air ? Va-t-elle reproduire le schéma de ses parents ? Vont-ils tous réussir un couple basé sur un équilibre nouveau version XXIe siècle?

 

 

Encore une fois, c'est dans le cadre de la session Jaune du Challenge Bookineurs en couleurs que je me suis lancée dans cette lecture. Aujourd'hui, je ne sais toujours pas quoi en penser...

 

Au final, je crois que j'ai surtout trouvé cette histoire particulièrement tirée par les cheveux : les idées sont extrêmes, défendus par des moyens parfois peu défendables justement. Les personnages du roman ne savent pas vraiment faire preuve d'écoute : ils restent campés sur leurs positions sans laisser une seule ouverture possible au dialogue.

L'autre point qui m'a dérangée dans En avant toutes ! c'est la facilité avec laquelle certains personnages retournent leur veste ou se "trahissent". Du coup, personnellement, je n'ai pas trouvé qu'il y avait de belles valeurs a défendre dans ce livre.

 

Bon, cela dit, c'est plutôt intéressant la façon dont Lou et Vincent se rencontrent et s'apprivoisent. Le message est plutôt sympa' : ce n'est pas parce que l'on est différent que c'est forcément voué à l'échec.

Mais... je ne trouve pas que ces deux personnages soient vraiment crédibles : ils m'ont semblé particulièrement superficiels et loin de la réalité des gens d'aujourd'hui. Les idées qu'ils défendent, la façon dont ils vivent... n'a absolument rien en commun avec la mienne et, je l'espère, avec la plupart des Français d'aujourd'hui. 

De même, leur agressivité me les a rendu assez antipathiques, tous comme leurs proches qui pourraient presque faire peur par moment !

 

L'écriture de Françoise Dorin n'a pas particulièrement sauvée ma lecture. Je n'ai pas accroché à son humour et, à cause de celui-ci, je n'ai pas compris ce qu'elle cherchait à défendre ou communiquer avec son roman. Du coup, je l'ai lu de façon très terre à terre ce qui expliquer aussi sûrement que je sois passée à côté d'autant plus que je n'ai pas trouvé que l'auteure avait une joli plume : les phrases et mots m'ont paru sans poids et sans émotion. Pourtant, l'écriture, c'est comme la musique, non ? Pour toucher les gens, il faut s'ouvrir et leur parler avec le coeur...

Une déception.

 

 

[les +] Des contraires qui se rapprochent.

[les -] Pas d'émotion ni de jolies valeurs.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en couleurs #3.5 - Jaune
Challenge Des gages ta PAL #9

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 05:00

 

 

 

 

 

 

Ainsi soient-elles
Benoîte GROULT

Le grand livre du mois - 1977
228 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

On a trop longtemps pris la parole de l'homme pour la vérité universelle et la plus haute expression de l'intelligence, comme l'organe viril constituait la plus noble expression de la sexualité. Il faut que les femmes crient aujourd'hui et que les autres femmes - et les hommes - aient envie d'entendre ce cri. Qui n'est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être née femme mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes et les critères des hommes. Et ce n'est pas en continuant à écouter ce qu'ils disent, eux, en notre nom ou pour notre bien, que nous pourrons guérir.

 

 

J'ai commencé à lire ce livre totalement par hasard, du fait de la session jaune du Challenge Bookineurs en couleurs. Honnêtement, je ne pense pas que je l'aurais fait dans d'autres circonstances : je défends la cause féminine mais j'ai du mal avec les féministes des premiers instants que je trouve, dans notre monde d'aujourd'hui, inutilement agressives.

 

Ainsi soient-elles a été écrit en 1976 par Benoîte Groult : autant dire tout de suite qu'on est en plein dedans ! Et effectivement, beaucoup de passages m'ont mise mal à l'aise : les descriptions explicites et extrêmement détaillées des rites d’excision particulièrement ou encore le fait de pointer du doigt certains de mes auteurs favoris. Alors, oui, à l'époque il fallait choquer pour convaincre et dénoncer. Mais clairement, aujourd'hui, il faut être plus subtiles que ça pour être entendues et comprises.

 

Au final, ce n'est pas tant le contenu du livre qui m'a dérangée que le choc culturel entre deux époques. Concrètement, j'ai appris des tas de choses en lisant Ainsi soient-elles. Des choses intéressantes et d'autres que j'aurais préféré continuer à ignorer : je ne suis pas certaine que remuer la m**de du passé soit un moyen efficace pour oublier, passer à autre chose et donc avancer sur de meilleures bases.

 

Benoîte Groult n'est clairement pas une écrivaine : elle prend trop de place dans ce livre pour que le lecteur puisse s'y faire une place agréable. Personnellement, je n'ai pas senti particulièrement de dialogue ou d'ouverture d'esprit dans cette lecture : elle fait tout pour nous convaincre du bien fondé de sa cause (ce qui est normal) mais, du coup, elle nous impose ses idées sans aucune possibilité de les contrer. En lisant ce livre, j'ai eu l'impression d'un étaux se renfermant sur mois ce qui est vraiment dommage : le féminisme reste aujourd'hui encore une belle cause à défendre. Mais comme je le disais plus haut, c'est sans aucun doute du au fait que nous ne la défendons aujourd'hui plus de la même façon que dans les années 70.

Un féminisme agressif et dénonciateur.

 

 

[les +] Beaucoup d'apprentissages historiques intéressants.

[les -] Agressif, dénonciateur, malaisant.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en couleurs #3.5 - Jaune

Challenge Des gages ta PAL #9

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 05:00

 

 

 

 

Attirance et Confusion
Wild Cards, tome 1

Simone ELKELES

Editions de la Martinière - 2014
348 pages

 

 

 

 

 

 

 

Ashtyn croyait sa vie sur des rails jusqu'à l'université. Elle n'avait pas prévu qu'elle serait élue capitaine de son équipe de football américain et que son petit ami, footballeur lui aussi, le prendrait si mal.

Elle n'avait pas imaginé, surtout, qu'un garçon comme Derek, provocateur et terriblement séduisant, viendrait semer le trouble dans son existence bien réglée.

Ashtyn pourrait craquer et se laisser aller, mais elle n'est sûre que d'une chose : les garçons comme Derek, pour qui la vie est un jeu, finissent toujours par vous quitter. Et rien ne li fait plus peur que l"idée d'être abandonnée...

 

 

Les romans de Simone Elkeles sont toujours signes d'un bon moment à passer. Du coup, quand la session noire du Challenge Bookineurs en Couleurs à commencée, je me suis dit que c'était enfin le bon moment pour sortir ce livre de ma PAL.

Sauf que... j'ai été déçue. Peut-être que j'ai passé l'âge de lire des romances adolescentes (pourvu que non !) mais, pour une fois, la magie n'a pas opéré. J'ai trouvé l'histoire trop évidente, sans réelles surprises et finalement peu surprenante. Et pourtant, sur le papier, je n'ai pas l'impression que ses autres romans étaient différents au niveau des ingrédients. Mais bon, vu que la petite soeur a dit qu'elle l'avait moins aimé que les autres, c'est que ça ne doit pas venir que de moi...!

En soit, l'histoire est plutôt sympa' : un déménagement, une demi-soeur par alliance qui envoie du pâté... On sait tout de suite comment ça va se finir ! Cependant, au détour d'un chapitre, on y découvre tout de même quelques révélations inattendues, notamment sur le passé de Derek.

J'ai également bien aimé en apprendre un peu plus sur le monde du football américain que je ne connaissais pas du tout et notamment sur la présence des femmes dans cet univers. Certaines réflexions sont assez malheureuses dans ce roman mais la découverte de ce sport est plutôt une bonne surprise.

 

Ashtyn et Derek sont tous les deux sympathiques mais ils ont ce petit quelque chose de 'synthétique' qui fait que l'on n'oublie pas qu'ils restent des personnages de roman. J'ai beaucoup aimé la force qu'ils dégageaient et leur droiture : ils tiennent vraiment leurs paroles !

L'autre bonne surprise est la soeur d'Ashtyn et son fils que l'on croise peu dans ce roman mais qui, au détour d'une page savent donner le bon conseil au bon moment.

 

Comme toujours, j'ai passé un bon moment dans l'univers de Simone Elkeles, même si je reste déçue par cette histoire. J'ai beaucoup aimé la simplicité de celle-ci et son happy end à l'américaine qui sait nous redonner le sourire !

Une histoire agréable.

 

[les +] Des personnages sympathiques, une fin agréable.

[les -] Peu de surprises.

 

 

Lu dans le cadre de :

   

Challenge Gourmand #7 : Bière

Challenge Bookineurs en Couleurs #3.4 : Noir

Challenge Des gages ta PAL #7

Défi PKJ #mai17

Challenge Lire Sous la Contrainte #32 - Pas de déterminant 

 

[l’avis de la petite sœur]

Du même auteur :

 Irrésistible alchimie  tome 1 : Irrésistible alchimie  tome 2 : Irrésistible attraction  tome 3 : Irrésistible fusion 

 Paradise  tome 1 : Paradise  tome 2 : Retour à Paradise

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:00

 

 

 

 

 

L'élite
La Sélection, tome 2

Kiera CASS

France Loisirs - 2013

318 pages

 

 

 

 

 

 

 

La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Elite restante n'est plus composée que de six prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.

Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d'enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie...

 

 

C'est grâce au Challenge Bookineurs en Couleurs  et à sa session rouge que j'ai renoué avec cette saga que j'avais commencé il y a plusieurs années... Je gardais néanmoins un bon souvenir du premier tome même si je m'étais peu à peu lassée du genre dystopique. Du coup, au moment de m'y replonger, ça a été un peu compliqué : je ne savais plus trop de quoi ça parlait ni même qui étaient les différents personnages... Cependant, pas mal de petits indices sont disséminés dans les premiers chapitres ce qui m'a permis de rapidement sortir la tête de l'eau pour profiter pleinement de cette histoire.

Celle-ci s'est révélée plutôt sympa' même si, au fond, je n'ai pas vraiment l'impression qu'elle s'aventure beaucoup plus loin que le premier tome : on y retrouve notre triangle amoureux en pôle position ainsi que les rivalités entre l'élite. Pour tout dire, ce n'est pas vraiment ce qui m'a passionnée ! J'ai été davantage sensible à ce qu'il se passe pour la meilleure amie d'America - dont j'ai oublié le nom - et aux histoires des renégats ainsi qu'aux découvertes historiques que fait la jeune fille. Les petits défis auxquelles ont droit les Sélectionnées sont également l'occasion de belles réflexions sur Illéa et j'ai apprécié les questions que les différents personnages sont amenés à se poser.

La fin est sympathique mais je l'ai trouvé un peu sage : c'est davantage une pause avant de re-attaquer la suite de l'histoire qu'une vraie fin. C'est commercial, c'est dommage, mais c'est comme ça.

 

America est sympathique mais c'est vrai que sa façon de faire tourner Aspen et Maxon en bourrique, de leur promettre monts et merveilles sans leur promettre réellement, est plus qu'agaçante. Tout comme sa jalousie envers Kriss. Cela dit, j'ai apprécié les questions qu'elle se pose et sa façon de voir le monde qui l'entoure.

Les autres filles, Maxon et Aspen sont beaucoup plus superficiels comme personnages. Ils pourraient être davantage creusés ce qui permettrait à l'histoire de gagner un peu en profondeur et, sans doute, de tourner un peu moins autour du pot.

Cela dit, j'ai pris plaisir à côtoyer la Reine dans ce tome. J'ai l'impression qu'elle va avoir beaucoup de choses à nous apprendre, et beaucoup nous surprendre dans les tomes suivants !

 

J'ai une nouvelle fois apprécié l'écriture de Kiera Cass tout en douceur et en fluidité. Elle est d'une simplicité désarmante qui fait que l'on oublie que ce n'est qu'une histoire pour rapidement se plonger dans le monde étrange d'Illéa. J'ai franchement hâte d'en savoir plus sur cet univers et ce que l'on nous cache...

Un tome sympathique.

 

 

[les +] Des ouvertures et questionnements intéressants.

[les -] On tourne un peu autour du pot, non ?

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #3.3 : Rouge

Challenge Gourmand #6 - Gâteau 

 

 

Du même auteur ;

La Sélection tome 1 tome 2 : L'élite

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 05:00

 

 

 

 

 

Plus jamais sans elle
Mikaël OLLIVIER

France Loisirs - 2013

272 pages

 

 

 

 

 

 

 

Le jour de ses dix-huit ans, Alan n'a qu'un souhait, rencontrer celle qu'il n'a jamais vue, dont il ne sait rien, pas même le nom : sa mère. Un voeu qui va faire basculer sa vie.

Car pour rejoindre Ellen, cette femme armée, rebelle et solitaire, mais surtout pour la sauver et rester à ses côtés, il va lui falloir devenir un autre.

Lui qui n'a jamais voyagé va parcourir l'Europe de Londres jusqu'à Sofia, en passant par Prague et le Grand Nord. Lui qui a toujours obéi va transgresser les lois et affronter police et truands. Lui que son père a toujours protégé va apprendre à n'avoir peur de rien... Sauf de perdre celle qu'il a  eu tant de mal à retrouver.

 

 

Mikaël Ollivier est l'un de mes auteurs doudous, de ceux dont je garde les livres pour une occasion spéciale. Plus jamais sans elle était le dernier de l'auteur qui traînait dans ma PAL, autant dire que je le couvais jusqu'à la session rouge du Challenge Bookineurs en Couleurs. Après tout, il n'allait pas rester là indéfiniment !

 

Franchement, je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'histoire. Bon, encore une fois, si j'avais lu le résumé j'aurais su. Cela dit, la surprise a été très bonne ! J'aime beaucoup ce genre de roman ou l'aventure se mêle à une intrigue plus policière. J'ai aimé le prétexte à cette histoire et le mystère qui perdure presque tout au long de ce livre : qui est donc sa mère ? Comment son père l'a rencontrée ? 

J'ai trouvé intéressant la façon dont les événements s'enchaînent, à bon rythme. On a du mal à comprendre ce qu'il se passe, tout comme les personnages. L'émotion est là, la tension aussi. J'ai réellement pris plaisir à essayer de démêler le vrai du faux et tenter de comprendre comment ils ont pu en arriver là.

J'ai également apprécié la conclusion et ce que l'on apprend sur la famille d'Alan : tout est d'une logique troublante. Ce n'est pas forcément facile à comprendre, parce que l'on a pas la même vie qu'eux, mais leurs choix sont compréhensibles et crédibles. 

La fin pourrait être triste, mais finalement c'est surtout l'espoir que je retiens et ce, sous plein de forme différente. L'espoir d'être réuni, celui que les gens que l'on aime aillent bien, que la vie continue. 

 

Alan est un jeune homme très attachant : il a ce côté un peu trop lisse du gamin parfait, mais, sous le feu de l'action, on en vient un peu à l'oublier pour n'en voir que son courage et son envie de se battre. Le moment de la plage m'a beaucoup touchée, parce qu'au fond, on sent vraiment que c'est quelqu'un de bien avec des valeurs fortes et qu'il en va de même pour son père qui ferait vraiment tout pour qu'il aille bien. J'aime beaucoup la force tranquille que dégage ce dernier.

Ellen est quelqu'un de très surprenant : en partant à sa rencontre, on se pose vraiment des tas de question pour essayer de déterminer qui elle est vraiment et ce qu'il en est de la réalité voire même de la vérité. Elle est assez surprenante mais le regard de mère qu'elle pose sur Alan réchauffe incroyablement bien les coeurs.

 

J'ai vraiment pris plaisir à découvrir ce livre de Mikaël Ollivier mais je suis maintenant bien embêtée : j'ai très envie de lire un de ses petits derniers mais je n'en ai plus dans ma PAL ! ;)

J'apprécie vraiment son écriture sans complexe, imagée et qui parle aussi bien aux adolescents qu'aux parents. C'est le genre d'histoire un peu difficile qui sont abordées tranquillement et avec simplicité ce qui nous permet également de se poser pour réfléchir calmement à toutes ces questions...

Un bon moment !

 

 

[les +] Une histoire riche en rebondissement, un sujet qui amène à réflexion.

[les -] Un ton un peu plus adulte ne m'aurait pas déplu.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Gourmand #6 - Gâteau 

Challenge Bookineurs en Couleurs #3.3 : Rouge

 

 

[l’avis de la petite sœur]

Du même auteur :

 Celui qui n'aimait pas lire  Hier encore mon père était mort

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 05:00

 

 

 

 

 

60 gags de Boule et Bill
Boule et Bill, tome 3

ROBA

Editions Dupuis - 2017
48 pages

 

 

 

 

 

 

Je ne les ai pas compté, mais a priori, 60 nouveaux gags de nos deux chenapans. Des petits riens de la vie qui tourne ici souvent à la grosse bêtise, à la catastrophe ou a l'éclair de génie incongru. Ce n'est que le troisième tome, nous continuons donc de découvrir les divers intervenants, Boule le garçon imaginatif et pas toujours très obéissant, son chien Bill, imaginatif et encore moins obéissant, le papa, qui subit les affres de sa progéniture et la maman, qui essaie de consoler tout ce petit monde.

 

 

Encore une BD que je connais parfaitement par coeur tellement je l'ai lue et relue depuis qui je suis toute petite. Qu'on soit petit ou grand, elle a tout pour nous plaire : des histoires courtes, des bêtises indémodables et surtout, beaucoup d'humour ! 

C'est le genre de BD doudou que l'on relis de temps en temps, quand ça ne va pas très fort ou que l'on a cinq minutes devant soi sans savoir trop quoi faire... Boule et Bill, c'est un peu la solution de facilité, mais ça marche à tous les coups !

Ces histoires ont étonnamment bien vieilli au vu de leur âge : presque 50 ans tout de même ! Mais elles vont tellement à l'essentiel, en se basant sur les choses simples de la vie que l'on se reconnait un peu tous dans Boule et même un peu Bill ;)

Il en va de même pour les dessins : bon, évidemment, ils sont assez différents de ceux des BD d'aujourd'hui, mais ils ont tout de même ce petit quelque chose d'intemporel qui les rends faciles à regarder !

A découvrir si ce n'est pas encore fait !
 

[les +] Des histoires d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

[les -] ...

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #3.3 : Rouge

 

 

Du même auteur :

 Boule et Bill  tome 6 : 60 gags de Boule et Bill

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 05:00

 

 

 

 

Le cas Lagaffe
Gaston, tome 9

André FRANQUIN

Editions Dupuis - 1971
54 pages

 

 

 

 

 

 

Présente-t-on Gaston Lagaffe ? Ce personnage rêveur et inventif, aux trouvailles aussi inattendues que catastrophiques, est l'un des plus fameux de toute la bande dessinée. Qu'il se mêle d'améliorer la vie de bureau, de s'occuper d'un chat ou d'une mouette, d'inventer des instruments de musique ou de perfectionner sa voiture, Gaston déclenche immanquablement explosions, incendies et désastres, pour la plus grande joie des lecteurs écroulés de rire.

 

 

Gaston, c'est un peu le personnage doudou avec lequel on se réfugie quand ça va moyen et que l'on a besoin d'une bonne tranche de rire, c'est aussi celui avec qui l'on dépense les cinq minutes que l'on a à perdre... Et Dieu seul sait tout le temps que j'ai pu perdre avec Gaston depuis que je suis toute petite !

Le cas Gaston est sans doute l'un des tomes que je préfère : en lui, est rassemblée toute l'étendue des bêtises qu'il peut inventer. On y retrouve toute sa ménagerie ainsi que leurs bêtises, les contrats de De Mesmaecker, quelques déguisements, la fameuse voiture accompagné de Longtarin l'inspecteur.

Ça ne vole pas très haut (surtout les mouettes !) mais c'est d'une efficacité redoutable : la simplicité a du bon et ce livre en est la preuve ! C'est le genre d'humour qui parle à tous le monde, quelque soit son âge : petit ou grand, on rit !

L'autre point que j'aime beaucoup avec Gaston, c'est qu'il ne se démode pas bien qu'il ne soit plus tout jeune. Les thématiques abordées restent, bizarrement, d'actualité comme sa voiture polluante ou encore les machines qu'il invente...

Les dessins sont simples et ont ce petit côté désuet d'une époque révolue. Pour une fois, ça ne me dérange pas mais il faut dire aussi que cette BD fait partie des souvenirs d'enfance et que, forcément, je suis beaucoup plus tolérante dans ces cas-là... Une chose est sûre : je n'ai pas fini de relire encore et encore cette histoire ! ;)

Une BD qui ne vieillit pas !

 

 

[les +] De l'humour, des personnages attachants.

[les -] Des dessins un peu datés. 

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #3.3 : Rouge

 

 

Du même auteur :

 Le Marsupilami  tome 3 : Mars le noir

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Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



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