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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 05:00

 

 

 

 

 

 

Mariage pour une rebelle
Abby GAINES

Harlequin - 2011
ebook (epub) - 343 pages
 

 

 

 

 

 

 

Lâchement plaquée par son fiancé sur un plateau de télévision où l'on se dit "oui" devant des millions de téléspectateurs, Casey tente de s'éclipser discrètement. Mais cette dérobade n'est pas du tout du goût du millionnaire Adam Carmichael, directeur de la chaîne aussi séduisant qu'autoritaire. Déterminé à sauver l soirée, et sa ravissante candidate au mariage, il prend in extremis la place du fiancé et épouse Casey sous le regard des caméras. Il sera bien temps de faire annuler ce mariage factice, pense-t-il. Sauf que, au matin de leurs "noces", Adam et Casey découvrent que leur mariage est bel et bien légal. Et qu'il leur faut cohabiter un an avant d'obtenir une annulation...

 

 

Bien que je n'ai pas du tout trouvé cette histoire crédible, je dois dire que j'ai plutôt passé un bon moment en la lisant. Pourtant, je ne pariais pas vraiment sur elle, vu que je l'avais téléchargé gratuitement il y a quasiment 10 ans sur le site des Editions Harlequin. C'est un peu vache dit comme ça mais, généralement, ce ne sont pas les best seller que les maisons d'éditions laissent accessibles à tous.

Ne vous fiez pas vraiment au résumé officiel : bien que les grandes lignes soient là, certains détails, notamment dans la chronologie, ne sont pas bons. Des fois, je me demande vraiment si ceux qui écrivent les résumés ont lu le bouquin avant ou non... --'

Pour le coup, c'est vraiment le cadre de l'histoire qui m'a semblé peu probable. Une émission télévisée qui unirait des couples en direct' passe encore mais cela me semble peu probable que le directeur de la chaîne prenne la place d'un candidat suite au vent donné à sa compagne, surtout en ne lui ayant parlé que quelques heures. Si l'idée est plutôt séduisante, ça me semble un peu fort qu'un requin des médias se laisse aller à tant de spontanéité pour des beaux yeux et encore plus devant une caméra. Surtout quand il fait de l'idée du célibat une philosophie de vie.

Si la romance entre Casey et Adam est plutôt classique, elle n'en est pas moins sympathique. Le jeu du chat et de la souris entre ces deux-là m'a tout de même un peu agacée tant le rôle du mâle refusant une histoire sentimentale est fréquent dans les romances. Même si la naissances des sentiments est plutôt mignonne, Adam viendrait presque à les gâcher avec son attitude. Cela dit, j'ai aimé les différents rebondissements de ce roman, tant par la présence de la belle-mère que par le culot de l'une des journalistes.

J'ai trouvé l'intrigue secondaire concernant l'héritage sous conditions du père d'Adam joliment menée avec les histoires de famille que cela déclenche. Si cela reste classique et la conclusion sans surprise, elle a le mérite d'être assez divertissante. Il en va de même avec la chasse des journalistes qui, pour le coup, m'a étonnée.

 

Casey m'a bien plu mais je l'ai trouvée un peu trop cliché fragile et délicate. Pourtant, sa participation à cette émission montre au contraire qu'elle est plus forte qu'elle n'en a l'air et qu'elle se bat pour obtenir ce qu'elle souhaite. Du coup, elle m'a donné l'impression d'être assez objectivée comme une jolie poupée.

De même, j'ai trouvé le personnage d'Adam assez superficiel et stéréotypé mâle alpha préférant les coups d'un soir aux histoires qui durent. C'est donc assez amusant (bien que consternant) de le voir changer de comportement vis à vis de Casey et de lutter contre ce qu'il ressent.

J'ai bien aimé la présence d'Eloïse - la belle-mère - dans ce roman, avec son œil ouvert et bienveillant. J'ai aimé le fait qu'elle soit décrite comme une enquiquineuse mais œuvre en fait au bonheur d'Adam.

 

Aujourd'hui je suis bien incapable de dire si j'ai déjà lu une autre histoire d'Abby GAINES (après vérification, pas du tout !) mais, franchement, cela ne m'étonnerait pas ! J'ai apprécié la douceur de son histoire malgré un Adam assez coriace et peu ouvert. J'ai trouvé le ton entraînant et plutôt enjoué bien que les personnages soient assez dans la tourmente.

Une histoire agréable mais peu crédible.

 

 

[les +] Une écriture agréable, des intrigues secondaires sympathiques.
[les -] Peu crédible.

 

 

Lu dans le cadre de :

 
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.7 : VERT

 

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 05:00

 

 

 

 

 

 

La Belle de Wolff Mountain
Janice MAYNARD

Harlequin - 2015
Ebook (PDF) - 165 pages

 

 

  

 

 

 

"Je vais vous emmener à Wolff Mountain..."

Bien que blessée à la suite d'un accident, Gillian aurait reconnu la voix de Devlyn Wolff entre mille. Hélas, celui qui a brisé son cœur d'enfant et qui ne semble avoir gardé aucun souvenir de leur rencontre passée, exerce toujours un étrange pouvoir sur elle. Est-ce dû à la sensualité irrésistible qui émane de lui, à son regard intense, à son sourire dévastateur ? Quoi qu'il en soit et parce qu'elle est contrainte de le suivre dans son château en pleine nuit, Gillian reste sur ses gardes. Cet homme est un séducteur et elle a tout intérêt à se tenir aussi éloignée de lui que possible

 

 

Bizarrement, j'étais plutôt curieuse de me lancer dans cette lecture. Je dis bizarrement puisque j'avais téléchargé gratuitement ce roman sur le site des éditions Harlequin il y a plusieurs années et que j'étais méfiante lors de mes précédentes lectures dans ce même contexte. Cela dit, les romans en question ayant été plutôt une bonne surprise, j'ai dû me sentir relativement rassurée avant de me lancer dans ce nouveau livre. Trop peut-être pour le coup tant j'ai trouvé cette lecture pénible malgré ses tout juste 165 pages.

Effectivement, je suis prudente en me lançant dans ces romans qui ont tout des Harlequin originels avec leurs riches machos, leurs sens du consentement approximatif, leurs héroïnes soumises qui ont du répondant et beaucoup de souffrance pour faire comprendre aux hommes torturés qu'ils peuvent enfin passer à autre chose. Clairement, je n'aime pas ça et La Belle de Wolff Moutain présente malheureusement chacun de ces éléments.

 

L'histoire commence assez classiquement par une rencontre inopinée. Celle-ci pourrait être jolie mais elle ne m'a pas franchement convaincue. Bien qu'elle se passe assez naturellement, je ne l'ai pas trouvée très crédible. Je ne doute pas que Devlyn soit un bon samaritain mais son comportement envers Gillian est assez inédit. La façon dont leur relation se développe ne m'a pas franchement plu. Personnellement, je ne comprend pas ces femmes qui sautent dans le lit d'éternels célibataires en espérant les faire changer d'avis ou réussir à ne pas s'attacher alors qu'elles craquent pour eux depuis toujours. Certes, c'est tout l'intérêt de ce genre de romance mais ça me dépasse qu'on doive souffrir les premiers mois d'une relation : les deux-trois premières années sont sensées être magiques, non ?

Personnellement, leur intimité ne m'a pas fait rêver. Pour tout dire, je l'ai trouvée assez malsaine notamment dans certains comportements de Devlyn. Dans l'époque où nous vivons, ça me gène de voir un homme toucher intimement une femme qu'il ne connait pas dans son sommeil ou, plus tard, d'avoir un rapport violent avec elle pour la punir. Je ne suis pas fan des relations ou l'un à clairement l'ascendant sur l'autre, surtout quand le pouvoir tend à vouloir humilier pour blesser. Franchement, je ne sais pas si ça fait fantasmer certaines lectrices mais, moi, ça m'enrage davantage que ça me fait frétiller. Bref, j'ai trouvé la conclusion assez horripilante : c'est trop facile de changer d'avis en deux minutes quand on a vingt ans de thérapie à rattraper.

Je dois dire que j'ai trouvé le reste des intrigues assez bidons. Elles servent davantage à donner une meilleure image de Devlyn ou à la construction du couple, qu'elles ne donnent une facette supplémentaire à l'histoire. Après, c'est vrai aussi que le roman est particulièrement court. Cela dit, ça aurait pu être chouette d'avoir davantage d'informations sur l'ex de Devlyn ou sur le petit voisin de Gillian. Ces deux-là auraient vraiment pu enrichir cette histoire en lui donnant des couleurs supplémentaires.

 

Gillian est une jeune femme sympathique et agréable, clairement l'archétype de la nana un peu banale mais que tout le monde aime bien. J'ai bien aimé le fait qu'elle ne soit pas une poupée Barbie ce qui nous permet de nous mettre plus facilement à sa place. J'ai aimé son attention pour les autres et me suis reconnue dans son envie de sauver la veuve et l'orphelin. Par contre, je n'ai pas aimé la voir amoureuse dans cette relation où elle est clairement soumise. Les autres personnages disent qu'elle a beaucoup de caractère mais j'ai trouvé qu'elle acceptait beaucoup de choses sans écouter vraiment ce dont elle a réellement envie.

Devlyn ne m'a pas convaincue. Les riches machos torturés, ce n'est clairement pas ma cam'. Il a tout pour être attirant et agréable mais il aime trop le pouvoir et ne connaît pas le mot "non" pour l'être réellement. Pour le coup, je l'ai vraiment trouvé plus inquiétant et malsain que sexy.

 

Malgré ma déconvenue face à ce roman, je dois tout de même avouer avoir trouvé l'écriture de Janice MAYNARD très agréable. C'est concis, fluide et ça va droit au but, sans ombrage ni problème de compréhension. C'est très rafraichissant même si, comme je le disais plus haut, j'aurais aimé découvrir d'autres facettes que la romance dans cette histoire.

Une lecture décevante.

 

 

[les +] Une écriture agréable, dynamique qui va a l'essentiel.
[les -] Une romance très cliché avec de nombreux passages qui ne font pas rêver.

 

 

Lu dans le cadre de :


Challenge Bookineurs en Couleurs #5.7 : VERT

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 05:00

 

 

  

 

La Mariée de Ceylan
Dinah JEFFERIES

Editions Milady  2018

382 pages

 


 

 

  

 

La jeune Gwendolyn Hooper, 19 ans, débarque du bateau à vapeur à Ceylan, prête à commencer sa nouvelle vie de femme mariée. Mais l'époux qui l'accueille est distant, secret et sombre. Laurence est toujours loin pour travailler, laissant sa jeune épouse anglaise explorer seule la vaste plantation de thé. Se promenant dans les endroits interdits, Gwen découvre de portes verrouillées, des malles enfermant des robes poussiéreuses, une toute petite tombe envahie par les mauvaises herbes - les indices d'un passé caché et indicible.

 

 

J'aime bien commencer les nouvelles sessions du Challenge Bookineurs en Couleurs par le plus gros livre de la PAL (puis par le plus petit et ainsi de suite jusqu'aux "moyens"). Je trouve ça plus motivant d'alterner les pavés avec des lectures rapides afin de rester dans un rythme dynamique. Cela dit, j'ai été agréablement surprise de tomber sur La Mariée de Ceylan qui m'intriguait : ce roman avait l'air assez différent de mes dernières lectures et j'étais donc curieuse de le découvrir !

Effectivement, j'ai passé un très bon moment avec ce roman qui m'a davantage rappelé les livres de Barbara WOOD qu'un Victoria des Editions Harlequincollection que j'ai beaucoup lu ces derniers temps...

 

J'ai aimé cet esprit de voyage au début du siècle dernier. Je trouve ces atmosphères toujours très mystérieuses, étrangement rassurantes malgré cette aura inconnue pouvant être un peu inquiétante. Je serais bien en mal de placer Ceylan sur une carte (du côté de l'Inde peut-être ? Après vérification sur internet, c'est bien ça ! ;D) mais j'ai trouvé sa représentation très fidèle avec l'idée que je me faisais de la région, tout en humidité, en forêt et en montagnes (faut pas chercher à comprendre pourquoi j'ai une représentation des paysages en tête si je ne sais pas placer le lieu sur une carte --'). Je trouve que, dans cette histoire particulièrement, cet exotisme donne beaucoup de charme et de sensualité à l'ambiance. De plus, j'aime bien la façon dont rien n'est dit et l'importance que prennent ainsi les secrets.

De même, j'ai adoré que l'histoire se déroule sur une dizaine d'années, nous laissant voir Gwen et sa famille grandir. Cela permet également de multiplier et complexifier les différentes intrigues. J'ai apprécié voir le monde changer autour d'elle, découvrir un peu l'histoire de Ceylan mais aussi du monde (comme l'apparition du prêt-à-porter, des publicités et de certaines figures politiques) : cela fait vraiment un lien entre le monde de Gwen et le nôtre.

J'ai été étonnée de découvrir les conditions de travail des personnes travaillant dans l'industrie du thé. Je ne suis pas naïve au point de croire qu'elles sont au top - surtout quand on voit que ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui, mais je ne pensais pas qu'elles m'évoqueraient l'esclavagisme dans les champs de canne à sucre. Mes grands-parents étant nés à peu près en même temps qu'Hugh, ça me choque de me dire qu'encore très récemment, cette catégorisation était de mise.

L'histoire de Gwen m'a particulièrement touchée. Je n'avais pas vraiment deviné les intrigues qui apparaissent dans le résumé  et la surprise n'en a donc été que meilleure encore : j'ai vraiment été happée par les découvertes de la jeune femme. Pour le coup, j'ai trouvé très facile de se mettre à sa place dans les décisions difficiles qu'elle doit prendre (et qui ne peuvent pas vraiment être différentes) ainsi que dans les questions qu'elle se pose quand à ce qui a pu se passer et dans son mal être qui en découle. Aujourd'hui, il serait sûrement possible de régler le problème d'une autre manière ou d'accumuler les preuves de sa bonne foi mais, au début du XXe siècle, tout ça n'existait pas.

La conclusion m'a beaucoup plu : c'est ce que l'on espérait tous malgré certains moments difficiles (j'ai encore versé ma petite larme). J'ai trouvé plusieurs passages très beaux, tant ils permettent aux personnages de s'ouvrir les uns aux autres. C'est chouette de se dire que, avec le temps, les personnes s'adoucissent et s'autorisent des sujets de discussion qui auraient été sans retour quelques années auparavant.

 

Gwen m'a bien plu. Malgré sa jeunesse dans les premières pages, il est plutôt facile de s'identifier à elle. J'ai beaucoup aimé découvrir Ceylan et ses habitants à travers son regard curieux et positif. J'ai aimé sa douceur, son dynamisme et sa bienveillance envers les personnes dans le besoin qui croisent sa route. Ce qu'elle fait paraît normal pour nous mais il est clair qu'elle dénote des autres "blancs" de son époque sur Ceylan.

Laurence, son époux, m'a moins touchée. On ne découvrir l'histoire qu'à travers les yeux de Gwen, alors sa distance et ses côtés plus mystérieux ne jouent pas toujours en sa faveur. Cela dit, j'ai aimé son respect des personnes ainsi que son écoute : il est évident qu'il fait partie de ceux qui font bouger les choses.

Hugh, Liyoni et Naveena - la gouvernante - m'ont également touchée. Liyoni, la petite fille, est vraiment très attachante, notamment quand l'on connait son histoire. Elle nous donne vraiment envie de la protéger. J'ai aimé la loyauté et la bienveillance de la gouvernante, tout en discrétion.

 

L'écriture de Dinah JEFFERIES est vraiment très agréable. Les changements successifs d'époque donnent un rythme à l'histoire intéressant, nous permettant de changer légèrement d'environnement sans subir le temps qui passe. Même si cela ne nous permet pas de bien faire connaissance avec l'ensemble des personnages, j'ai apprécié suivre uniquement Gwen. Cela renforme l'atmosphère secrète et mystérieuse du roman.

Une chouette découverte.

 

 

[les +] Des sujets originaux, une ambiance forte, des personnages attachants, une histoire qui court sur une dizaine d'année.
[les -] Des situations révoltantes qui n'ont pas vraiment bougé depuis un siècle.

 

 

Lu dans le cadre de :


Challenge Bookineurs en Couleurs #5.7 : VERT

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 05:00

 

 

Anthologie Numérique Eternelle
Léo HENRY
Jacques MUCCHIELLI
Lisa TURTTLE
Jean-Marc AGRATI
Yves et Ade REMY

Dystopia - 2013
ebook (epub) - 87 pages

 

 

 

 

 

Le mois de juin a toujours été important pour Dystopia.

C'est en juin 2008, avant même la création de l'association, qu'est sorti Yama Loka terminus aux Editions l'Altiplano, recueil qui allait prendre une importance capitale et orienter durablement notre ligne éditoriale. Deux ans plus tard, en juin 2010, paraissait Bara Yogoï - sept autres lieux, notre première publication, où Léo HENRY et Jacques MUCCHIELLI revenaient à Yirminadingrad en compagnie de Stéphane PERGER. Enfin, c'est en juin 2012 que sortait Le Prophète et le Vizir, annonçant la résurrection littéraire d'Yves et Ada REMY.

Pour fêter dans la joie ce mois de juin 2013, nous lançons une anthologie numérique éternelle et gratuite !

 

 

Yama loca terminus : Power Kowboy - Léo HENRY & Jacques MUCCHIELLI

J'ai trouvé cet extrait plutôt pénible à lire. On sent, effectivement très bien, que le narrateur - Lucas - est un petit garçon de 7 ans dans l'écriture rapide et à rallonge, qui va beaucoup plus vite que la musique. Du coup, j'aurais bien aimé que les auteurs nous facilitent la tâche en utilisant de la ponctuation supplémentaire et notamment quelques virgules.

Je n'ai pas vraiment compris le sens de cette histoire… Je pense tout de même avoir compris les grandes lignes mais découvrir un univers si complexe par un petit garçon, qui ne comprend pas vraiment le monde qui l'entoure, ne rend pas la tâche facile. Pour le coup, je n'ai pas vraiment compris l'histoire autour de Power Kowboy qui n'a pas l'air d'être un simple jouet… Mais la réalité et l'imagination se mélangent souvent à l'âge de Lucas.

 

***

Ainsi naissent les fantômes : Rêves captifs - Lisa TURTTLE

J'avais déjà eu l'occasion de lire un extrait d'Ainsi naissent les fantômes qui m'avait laissée la même impression brumeuse, sans pour autant que les deux histoires qui s'y déroulent puissent être comparables. Il y a beaucoup de flou dans Rêves Captifs et l'on joue clairement à brouiller les pistes entre réalité et magie. C'est assez captivant la façon dont les deux se mêlent, ne nous permettant plus réellement de savoir si ce qui est en train de se passer est réel ou nous. Et ce, sans même arriver à la fin qui remet une fois de plus tout en question.

C'est également flou parce que l'on ne sait 'pas grand chose' (c'est relatif puisqu'elle nous raconte la pire expérience de sa vie) de l'héroïne. Tout autour d'elle est anomysé, ne facilitant pas notre identification à elle (et tant mieux au vu du contexte) et donnant pourtant la sensation que "ca peut arriver à n'importe qui".

Par certains côtés, l'histoire de Rêves captifs m'a évoqué le livre Room dans une dimension plus paranormale. J'ai trouvé ce texte vraiment prenant. J'ai également apprécié l'écriture précise de Lisa TURTLLE qui sème cependant le doute sur la réalité de ce que l'héroïne peut vivre. On y croit et pourtant la réalité ne semble jamais être vraiment là où on l'attend.

 

***

L'Apocalypse des homards : Fin du sucre étanche - Jean-Marc AGRATI

Alors là, je n'ai vraiment pas aimé du tout. J'ai trouvé l'histoire, et notamment sa conclusion, inutilement violente. Vraiment, quel est l'intérêt de tout ça ? A quoi ça mène ? D'autant plus que ce n'est pas non plus crédible : on n'a jamais rien lu de tel dans les journaux et j'espère que ça ne sera jamais le cas.

Je dois dire également que la narration ne m'a pas franchement conquise. En fait, je l'ai trouvée assez irrespectueuse. Le narrateur vit vraisemblablement avec une jeune femme mais il l'appelle "la fille". Ça m'a beaucoup dérangée et, vu que c'est le premier mot que l'on lit, ça ne m'a pas mise dans de bonnes dispositions vis à vis de ce texte. Cela dit, l'écriture de Jean-Marc AGRATI est dynamique et facile à lire.

 

***

Les Cahiers du labyrinthe Redux : Ne la laisse pas s'enfuir - Léo HENRY

J'ai trouvé cette nouvelle très douce, presque poétique. J'aime ces histoires qui partent d'un rien bien encré dans notre réalité et en font un pas vers l'inexplicable. J'ai trouvé touchant ce dialogue entre ces deux narrateurs que les années séparent, s'incitant à profiter de la vie et oser faire ce pas tant redouté vers le bonheur.

Cette idée autour des cabines téléphoniques m'a bien plu. Aujourd'hui, il n'y en a plus mais, petite, je trouvais ça très mystérieux. Alors, je comprends ce monsieur qui appelle au hasard les cabines pour échanger avec des inconnus : les plus belles rencontres sont souvent les plus inattendues. Je ne sais pas comment je réagirais si une cabine téléphonique sonnait a côté de moi. Il est probable que j'ignorerais l'appel après avoir lu des policiers où les malfrats échangent entre eux de cette manière, je préfère ne pas prendre de risque). Mais, j'aime cette idée de décrocher et d'échanger quelques minutes avec un inconnu.

Il me semble avoir déjà eu l'occasion de lire un texte de Léo HENRY. En tout cas, j'ai trouvé son écriture très agréable, facile à lire et à suivre. J'ai aimé sa manière de faire ressortir des émotions positives et motivantes alors que l'on sent que le narrateur vient de vivre des choses difficiles. Aucun doute que l'espoir est bien là !

 

 

***

Les soldats de la mer : Chut ! Mon lieutenant - Yves et Ada REMY

Cette nouvelle m'a étrangement rappelé quelque chose… J'ai le sentiment de l'avoir déjà lue il y a longtemps, peut-être dans ce recueil ou dans un autre. En tout cas, je l'ai bien aimé.  Elle a quelque chose de captivant tellement l'on cherche à y expliquer l'inexplicable. J'ai aimé cette ambiance mystérieuse, lourde de silence. Rien qu'en la lisant, on n'a pas envie de faire le moindre bruit (et cela se vérifie au fur et à mesure que l'on avance dans ce texte). Je trouve que ces îles ont quelque chose de très grave et solennel, qu'elles dégagent réellement une aura de puissance.

Ce n'est pas aisé de comprendre ce qu'il s'y passe et même avec les explications, cela reste un chouille trop obscur pour moi. Ce qui y est dit ne me suffit pas, j'ai l'impression que ces îles cachent encore quelque chose !

Cela dit, j'ai trouvé l'écriture des auteurs très agréable, calme et volontaire. Je dois dire cependant que je me suis un peu mélangée les pinceaux entre les différents personnages. Ils ne nous sont pas présentés formellement et cela m'a perturbée lorsque les noms étaient cités dans le texte : je n'étais pas certaines qu'il s'agisse bien des personnages que l'on venait de découvrir dans le dialogue;

 

***

Sur le fleuve : extraits - Léo HENRY & Jacques MUCCHIELLI

Autant les autres extraits tenaient vraiment de la nouvelle, autant l'on sent vraiment le roman qui se cache derrière celui-ci. Personnellement, je l'ai trouvé plus compliqué à suivre. Il y a beaucoup de personnages et j'ai eu du mal à associer leurs noms avec leurs actes. Du coup, je ne sais pas vraiment si ce sont réellement les premiers chapitres de ce livre qui sont partagés dans ce recueil. Comme pour la nouvelle précédente, je pense que c'est aussi dû au fait que les personnages ne nous soient pas présentés formellement ce qui rend leur identification difficile.

De même, j'ai trouvé l'histoire plus complexe à suivre. Il se passe beaucoup de choses dans ces quelques pages et je n'ai pas eu le sentiment d'aller au bout des intrigues qui y sont amorcées. De même, je n'ai pas compris quel était le but des personnages et donc de l'histoire en elle-même.

L'écriture des auteurs est agréable mais, encore une fois, j'ai trouvé ce texte complexe à suivre. J'ai l'impression que cela tient davantage à l'histoire qu'à son écriture. Cela dit, je dois tout de même avouer que plusieurs mots utilisés m'étaient inconnus.

 

***

J'ai trouvé ce recueil assez perturbant. C'est étrange d'avoir des extraits qui ressemblent pour la plupart à des nouvelles… mais sans toujours présenter une chute, élément pourtant clef de ce genre littéraire.

Une lecture peu enthousiasmante.

 

 

[les +] Plusieurs jolies découvertes.

[les -] Plusieurs extraits qui se prêtent plus difficilement à un recueil.

 

 

Lu dans le cadre de :

    

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.6 : Blanche

 

 

De Léo HENRY : 
 Défait

De Lisa TURTTLE : 
 Ainsi naissent les fantômes  Le Vieux M. Boudreaux

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 05:00

 

 

 

 

Sakura

La Immrama, volume 1
Joren EDEN

Autoéditions - 2014
Ebook (Epub) - 86 pages

 

 

 

 

 

 

Osaka, grande ville japonaise, préfecture de la région de Kinki. C'est dans cette imposante ville moderne que nous faisons la connaissance de Sakura, une lycéenne retranchée sur elle-même qui peine à se dévoiler aux autres à cause d'une tâche de naissance sur la joue gauche. Depuis peu, la ville est prise de panique et d'incompréhension : d'étrange créatures fantastiques sortent de nulle part et attaquent la cité nippone, terrorisant ses habitants. Sakura se retrouve mêlée à tout ceci lorsqu'elle se retrouve juste devant l'une d'elle, un golem géant. Malgré elle, elle se voit contrainte de lutter pour sa vie... Et même au-delà.

Béritania, monde immense dans lequel vit Arturia, une jeune fille passionnée par l'océan. Née et résidant sur une île nommé Ozalia, elle habite avec sa mère, son père étant décédé six années auparavant, tué par un immense dragon noir. Forgeron, elle répare les outils du village. Mais, un jour, le dragon noir fait son retour et emporte sa mère cette fois-ci. Exaspérée, elle décide de partir à sa recherche afin de le terrasser pour lui faire payer la mort de ses parents. Elle prend

 

 

Je ne sais pas trop d'où sort ce livre… Je pense que j'ai dû l'emprunter à mon père. Au vu de la couverture, je m'attendais à ce que ce soit un manga ou une bande dessinée. Mais pas du tout ! C'est une histoire romancée, écrite et non dessinée.

De même, je dois dire que le style de l'auteur m'a pas mal perturbée. Dans la forme, j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de poétique, avec ces phrases plutôt courtes et ces sauts de ligne fréquents. Par contre, je ne trouve pas que cela facilite la lecture : cela complique la compréhension des liens entre les différentes phrases/paragraphe. De même, je n'ai pas trouvé l'écriture de Joren EDEN fluide, ce qui est également accentué par cette présentation : j'ai trouvé les tournures de phrases assez énigmatiques et complexes. J'aurais préféré quelque chose de plus simple, tant pour l'écriture que pour la forme.

 

Il faut dire également que je n'ai pas été particulièrement séduite par le fond. L'histoire réuni de nombreux éléments qui ont tout pour me plaire mais, là, je n'ai pas compris où l'auteur voulais en venir. En effet, je n'ai pas réussi à faire les liens entre les personnages et leur cadre spatio-temporel qui semblent vraiment différents. Je pense que c'est notamment dû au format court de cette histoire et de son cadre - en épisode - qui la coupe avant que l'environnement global de l'univers soit établi. Il est très possible qu'en continuant ce premier tome de quelques chapitres supplémentaires, cela m'aurait permis de raccrocher les wagons entre Sakura, Anne, Arturia et peut-être même le mystérieux personnage de l'épilogue, rendant mon avis bien plus positif. Bon, je vais tout de même voir avec mon père s'il a les bouquins suivants pour mieux comprendre de quoi il en retourne ;)

 

J'ai apprécié découvrir Sakura. J'ai l'impression que son univers est similaire à notre réalité si ce n'est un détail (plutôt de taille ! ;D). J'ai apprécié la suivre dans sa vie de tous les jours ainsi que dans sa rencontre avec Anne. Rien ne me permet de l'affirmer mais je pense que cette dernière va jouer un rôle important dans cette histoire.

J'ai été un peu plus opaque face à l'histoire d'Arturia. Pour le coup, j'ai manqué d'éléments spatio-temporels pour bien comprendre où et quand elle se situe. Je n'ai pas réussi à comprendre si son village vivait en autarcie ou si elle est d'une époque plus ancienne, ce qui pourrait expliquer ce décalage dans sa vie de tous les jours par rapport à cette de Sakura et d'Anne.

 

Clairement, sans être une déception, je sors mitigée de cette lecture. Cela dit, je suis quasi-certaine qu'en continuant cette série, je pourrais réellement apprécier cette histoire.

Une découverte en demi-teinte.

 

 

[les +] Un univers attirant, une écriture poétique.

[les -] Pas assez d'éléments pour comprendre le cadre spatio-temporel et les éventuels liens entre les personnages.

 

 

Lu dans le cadre de :

    

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.6 : Blanche

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Bienvenue & Bonne visite !

 

Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



Tous les textes et chroniques publiés sont écrits par moi-même sauf indications contraires.
Merci de me prévenir et de mettre un lien vers mon blog si jamais vous souhaitez utiliser l'un de mes textes, même court.



Merci d'être passé, de m'avoir lu et pour vos petits messages ♥
Bonne visite !

Luna.

 

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