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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 07:15

http://www.antipodes.ch/images/stories/vignettes/29402100080980L.gif

De nombreux ouvrages portent sur l'histoire de et à la télévision. En revanche, la question de l'importance de ce média en tant qu'acteur spécifique de l'histoire ou en tant que constructeur des mémoires collectives reste souvent en suspens.

Cet ouvrage s’intéresse au lien qu’entretient le journal télévisé avec l’histoire, la mémoire et l’historiographie. Ancré dans une apparente démarche d’actualité, le journal télévisé est également la plateforme d’une expérience du temps présent historique. Les images de la chute du mur de Berlin et du 11 Septembre 2001 en sont des exemples.

L’analyse de ces deux événements et de leur commémoration montre que le journal télévisé intervient dans la construction des mémoires collectives et révèle également que la télévision s’insinue parfois dans le déroulement même de l’événement, devenant ainsi un acteur de l’histoire en cours.

De plus, les années 1990 sont marquées par de profonds changements sur les plans politique et médiatique. L’essor des nouvelles technologies permet au journal télévisé de proposer un direct encore plus performant. C'est ainsi que le 11 Septembre 2001 présente l’apogée tragique d’une évolution qui a commencé avec la chute du communisme. La télévision est prise en otage et raconte ainsi une tout autre histoire.

 

 

De la chute du mur de Berlin au 11 septembre 2001 fait totalement parti des livres - ou plutôt des documents - qui m'interpellent rien que par leurs titres. Comme si ce livre pouvait nous expliquer l'humanité par les erreurs (le mot est faible) qu'elle a commise... Cela dit, ce n'est pas du tout la question du livre de Katharina Niemeyer : ici, on essaye plutôt de comprendre le rôle des médias dans l'importance perçues dans grands évènements humains positifs (la chute du mur de Berlin)ou négatifs (l'attentat du 11 septembre 2001).

 

Autant le dire tout de suite, je ne m'attendais pas du tout à ça en ouvrant De la chute du mur de Berlin au 11 septembre 2001. Je pensais découvrir une réflexion sur le rôle des médias et son importance et là, je dois dire que j'ai plutôt eu l'impression de lire une liste de tout ce qui est passé à la télévision au moment de ces deux événements, sans que ce soit réellement expliqué ou décrypté. Liste très détaillée, ça je ne peux le nier : Katharina Niemeyer a vraiment dû faire un travail d'orfèvre et de qualité. Sans compter qu'elle est très claire et précise et que les citations choisies sont enrichissantes.

 

Du coup, moi qui pensait découvrir des tas de choses, je suis un peu restée sur ma faim : le livre est très intéressant, mais je n'ai pas appris grand chose et il m'a encore moins fait réfléchir... Surtout en ce qui concerne le 11 septembre : j'avais 10 ans à l'époque et je crois que l'horreur des images que j'ai vu à la télévision ne disparaitra jamais vraiment de mes souvenirs. Par contre, lors de la chute du mur de Berlin, je n'étais pas encore née et c'est là que va mon petit bémol sur ce livre : je ne sais rien sur cet événement à par ce qu'on apprend en cours d'histoire où d'allemand (soit pas grand chose) et De la chute du mur de Berlin au 11 septembre 2001ne m'a rien appris (ou quasiment) de plus. Bien que ce ne soit pas réellement le sujet du livre, je pensais tout de même découvrir quelques détails...

 

Je suis donc un peu déçue de ce livre pourtant très intéressant : je m'attendais à une réflexion poussée sur le rôle des médias, mais j'ai plutôt eu l'impression de lire une « liste », du coup, j'ai cru que j'allais apprendre beaucoup de choses sur ces événements mais ce fut loin d'être le cas...

 

C'est vrai que j'étais très emballée par ce livre, alors j'en attendais sans aucun doute un peu trop : cela dit, je ne doute pas que les curieux puissent y trouver leur bonheur !

 

Un grand merci aux Editions Antipodes et aux  http://idata.over-blog.com/1/97/39/36/Mes-Images-II/Mes-Images-III/Les-agents-litteraires-copie-1.jpg de m'avoir permi de découvrir ce document alliant les médias et l'histoire : je ne doute pas que je le relirais un jour !

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 07:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv8574053.jpgContes de fées, magiciens et sorcières écrits entre 2000 et 2011.

"La jeune fille attendit qu'il soit profondément endormi, puis elle se leva et sortit de la cabane de roseaux qui lui servait de logis. La nuit était claire et chaude. Elle traversa le jardin. Au fond, se trouvait une petite mare, près de laquelle dormait une famille de cygnes blancs. Elle s'agenouilla devant le nid et, doucement, sans réveiller les oiseaux, elle remplit son voile de plumes claires."

 

 

 

 

 

Un nouveau livre de Tchoucky vient d'être édité aux Editions de La planète des couleurs, alors forcément je me suis ruée dessus dès que je l'ai appris ! Et, encore une fois, je ne suis pas déçue :)

Cette fois, il s'agit d'un recueil de sept contes qui se lisent aussi bien par des enfants que par des adultes ayant gardé leur âme d'enfant. On est totalement propulsé dans un monde féérique, à la rencontre de fées, de magiciens et de sorcières : Tchoucky évolue définitivement dans le même univers que moi !

 

Les sept contes m'ont bien plu bien que le premier -  L'arbre - et le troisième - Le géant qui portait Totondanga - m'aient moins plus. Celui-ci étant moins féérique et plus porté sur la réflexion et le premier plus axé fantasy (même si le clin d'oeil de la fin m'a beaucoup plus).

J'ai beaucoup aprécié le fait que les contes que nous propose Tchoucky ne soient pas typiquement européen mais ont aussi des airs d'ailleurs : Myriane et le collier de corail me fait penser aux contes traditionnels scandinaves, Mansour et la princesse de l'île aux Hommes-oiseaux aurait très bien pu être tiré des Contes des Mille et une nuits, tandis que L'histoire du dragon d'or à clairement des inspirations chinoises... J'apprécie énormément cette diversité !

 

Si je n'ai qu'un bémol à propos de Brèves évasions en Métaphorie ce le fait que j'ai vu quelques fautes d'orthographes et de frappes glissées entre les lignes... Ce qu'habituellement je ne vois jamais : je ne sais pas si ça veut dire qu'il y en a plus que dans les autres livres que je lis ou si je suis parfaitement éveillée aujourd'hui ! Rien de franchement dérangeant, mais bon... ça reste dommage.

En tout cas, je ne peux que vous conseillez la lecture de ce recueil de jolis contes :)

 

 

Un très grand merci à Tchoucky et à Typy  des éditionshttp://www.la-planete-des-couleurs.fr/img/logo.jpg La   planète des couleurs pour m'avoir permis de découvrir   Brèves évasions en Métaphorie.

N'hésitez pas à visiter le site et découvrir les belles valeurs qu'elle(s) défend(ent) !

 

 

Du même auteur :

Fragments d'outre-mémoire La Dame et le Sage La louve La pièce montée La pilule L'Arbre Tranche de vie d'une internaute

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 07:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv26599605.gifA la tête d'une horde dangereuse, la flamboyante Jez est l'héritière d'une des plus illustres lignées de vampires. Son avenir semble tracé dans le pouvoir et dans le sang. Tout s'effondre pourtant le jour où elle apprend que sa mère biologique est une humaine. Désormais tiraillée entre ses deux origines, Jez cherche la rédemption auprès du cercle du Crépuscule, le puissant ennemi du Night World. Mais quand ses nouveaux alliés mettent sa loyauté à l'épreuve en lui ordonnant de manipuler le séduisant Morgead, son ancien bras droit, le doute s'empare de la Chasseresse. Pourra-t-elle se liguer contre sa famille d'autrefois ? Déchirée entre devoir et sentiments, trouvera-t-elle enfin sa véritable nature ?

 

 

 

 

Je dois dire que je m'attendais à mieux : les trois précédents tomes commençaient enfin à nous en apprendre plus sur le Night World, surtout les deux derniers.. alors forcément je m'attendais à ce que ce soit aussi le cas pour La chasseresse, mais pas du tout. On apprend rien de nouveau, ou quasiment (la puissance sauvage et puis c'est tout) et rien de ce qu'on a découvert aupparavant est exploité, sauf - une septième fois - les âmes soeurs...

 

Les personnages sont sympathiques bien que clichés. J'aime beaucoup Claire : parce qu'elle assume pleinement ce qu'elle est et ce qu'elle fait. Bon le "je suis jalouse de toi parce que tu es trop belle et que tu te fais des tas d'amis partout où tu vas" à Jez est plus que gros : aucune fille n'avouerait ça - surtout que Jez est une solitaire (perso' les amis, je les cherche...).

J'aime bien Jez car elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, qu'elle a fait des erreurs et qu'elle fait tout pour éviter qu'elles ne se reproduisent, par contre il y a un côté d'elle que je déteste : elle est quasiment irrespectueuse avec sa famille. Elle passe son temps à leur mentir et à faire les choses par derrière : elle n'a aucune parole, je ne pourrais pas avoir confiance en elle.

 

Les allusions à 2012 et à la fin du monde m'ont beaucoup amusées, surtout que le livre à été écrit en 1997. La publication française tombe décidément au bon moment !

 

La chasseresse est un lecture agréable - je ne peux pas dire le contraire - mais je trouve vraiment dommage d'avoir un tel retour en arrière au niveau de l'histoire alors qu'on commençait tout juste à en savoir plus sur le Night World...

 

Un grand merci aux Editions http://i128.photobucket.com/albums/p181/jesshalliwell/MICHELLAFON.jpg et à http://3.bp.blogspot.com/-zXc3EEoMzxc/TOE25eNE3CI/AAAAAAAAAOE/a04QLljhQZY/s200/LIVRADDICT-LOGO.png de m'avoir permi de découvrir cette jolie histoire !

 

 

 

[l'avis de la petite soeur]

Du même auteur :

Prémonitions Un jeu interdit

Journal de Stefan tome 1 : Origines tome 2 : La soif de sang

Journal d'un Vampire tome 4 : Le royaume des ombres

Le cercle secret tome 1 : L'initiation tome 2 : Captive tome 3 : Le pouvoir

Night World tome 4 : Ange noir tome 5 : L'élue tome 6 : Âmes soeurs tome 8 : Le royaume des secrets

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv69266429.png"Elle n'a pas bougé. Elle est grise et maigre dans la lueur des phares. Qu'est-ce qu'elle fiche ici, cette sale bête ! Tout le monde sait que ses congénères ont disparu de ce coin-ci des Pyrénées. Tout le monde sauf elle, apparemment, puisqu'elle est là. Et que c'est bien une louve."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et bien voilà, je suis une nouvelle fois charmée par les mots de Tchoucky.

La louve est une nouvelle d'une trentaine de pages. Ça se lit bien, facilement, l'histoire coule de source. J'aime le fait que rien ne soit dit et que tout soit sous-entendu : la magie présente dans La louve est là que si on veut la voir et j'aime beaucoup ça !

 

Dans cette nouvelle, on rencontre trois personnages : un "chasseur" qui se remet difficilement d'une histoire d'amour, Lou une charmante jeune fille très proche de la nature et d'une louve qui provoque sans le vouloir le chasseur...

On devine aisement l'idée générale de ce texte, de cette magie fantastique. Rien qu'en lisant le titre, je me doutais de ce qui allait se passer, mais ça ne m'a à aucun moment dérangée dans ma lecture. Cette histoire m'a totalement fascinée !

 

J'aime beaucoup l'écriture de Tchoucky, qui est toute en simplicité. On sent qu'elle ne cherche pas à nous impressionner où a nous démontrer par A+B qu'elle sait manier mieux que tout le monde les mots. Je crois qu'elle cherche juste à nous raconter son histoire de la manière la plus claire possible et j'aime beaucoup ça !

 

La louve est vraiment une nouvelle à découvrir !

Surtout qu'elle est gratuite pendant les fêtes de fin d'année :)

(à télécharger ici)

 

Un très grand merci à Tchoucky et à Typy  des éditionshttp://www.la-planete-des-couleurs.fr/img/logo.jpg   La planète des couleurs pour m'avoir permis de    découvrir   La louve.

N'hésitez pas à visiter le site et découvrir les belles valeurs qu'elle(s) défend(ent) !

 

 

 

Du même auteur :

Brèves évasions en Métaphorie Fragments d'outre-mémoire La Dame et le Sage La pièce montée La pilule L'Arbre Tranche de vie d'une internaute

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 07:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv8223691.jpgLa Reine du Yangzi, c'est ainsi que tout Shanghai surnomme Olympe Esparnac, la veuve du French Tycoon, dans les années 1890. Véritable mère courage depuis le meurtre de Charles, le grand amour de sa vie, elle se consacre à l'éducation de leurs deux enfants, Louis et Laure, et à la survie de la Compagnie du Yangzi, l'entreprise créée par son défunt mari. Dans ce but, elle n'hésite pas à prendre tous les risques pour livrer elle-même ses clients le long du Fleuve Bleu, malgré les conseils de Joseph Liu, son associé chinois. Dans ces conditions, il faudra beaucoup de patience à Patrick O'Neill, un Américain, pour la séduire et la convaincre de redonner une chance à l'amour... En 1900, après avoir confié la direction de l'entreprise à son fils, Olympe part enfin à la découverte du pays dans lequel elle vit depuis si longtemps. Surprise à Pékin par la révolte des Boxers, elle sera sauvée in extremis. Mais l'Empire du Milieu craque de toutes parts et les trois enfants de Charles Esparnac, aussi aventureux que leur père, vont chacun y travailler en secret : Louis en menant une double vie de riche Shanghailander et de révolutionnaire, Laure en devenant la maîtresse de Yoshida Ichirô, un officier de renseignement japonais, Zhu Chang, leur demi-frère chinois, en luttant au côté de Sun Yat-sen puis de Tchang Kai-Shek... Alors que la tourmente révolutionnaire menace la Compagnie du Yangzi, Olympe devra de nouveau en reprendre la direction pour la sauver du chaos qui ronge la Chine tout entière.
C'est tout le Shanghai des années 1900 à 1930 qui sert de décor à la suite de la saga chinoise des Esparnac. Le Shanghai riche et extravagant des grandes fortunes et du Bund, mais aussi celui des émeutes, des grèves ouvrières, de la guerre civile et de la naissance du parti communiste dans la concession française en 1921.

 

 

Je suis sous le charme.

C'est ce que je voulais et ce qu'il me fallait. Rien de plus ni de moins. Juste... parfait.

La série du Shanghai Club est vraiment un coup de coeur pour moi !

 

Comme lors de la découverte du premier tome lors du partenariat Livraddict avec les éditions Robert Laffont, je ne doute pas que beaucoup n'apprécieront pas vraiment ce livre. Mais je pense que ce sera surtout du au fait qu'ils s'attendent totalement à autre chose : ce n'est pas un livre d'amour, ce n'est pas un livre d'aventure, ce n'est pas un livre de voyage : c'est tout ça à la fois.

J'aime quand tout se mélange, quand on sent que ça risque de déraper d'un momentà l'autre autre. Que rien n'est encore tout à fait acquis et que tout reste à faire. Que nos personnages sont sur la sellette bien que tout va pour le mieux pour eux... Et c'est exactement ce qu'il se passe dans ce livre.

 

Quitte à me faire taper sur les doigts (mais bon, tant pis, je prends le risque), je dirais que si Robin Hobb avait écrit un livre se passant en Chine à la fin du 19e siècle, je serais prête à parier qu'il ressemblerait étrangement au Shangai Club.

Olympe est forte, indépendante, dirige une société ce qu'elle n'est pas vraiment sensé faire. Elle a de grandes idées et fait tout pour les réaliser. Laure est une passionnée, mais courageuse. Toutes les deux sont hors des conventions. Louis est un peu une forte tête qui ne supporte pas vraiment le destin tracé pour lui... Tous me rappelle des personnages croisés dans l'univers de Robin Hobb !

Et ça me plaît ! C'est très agréable de retrouver certaines choses hors du cadre habituel. Hors de la fantasy c'est aussi passionnant. Bon, je ne suis pas certaine que Jacques Baudouin apprécie cette comparaison mais c'est un beau compliment venant de moi.

 

J'aime les mots parfois acérés, parfois doux de Jacques Baudouin, mais toujours juste. Ce suspense judicieusement placé, ces phrases à double-sens...

Je me suis sentie à l'aise dans son livre, à ma place. Et c'est juste ce que j'attends d'un livre.

J'ai hâte de découvrir les autres titres de l'auteur !

 

Un grand merci à http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTFSk0141cKo_O4sbCQiESbik-2f1bkseN2EDPrHbI21emBvywS et aux  http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR9BOG4jjLtCW_daZFTg-mBbNRycDcI1ydbwr0tKJc9Dvh9JtzV de m'avoir permi de découvrir cette superbe histoire !

 

Du même auteur :

Shanghai Club tome 1

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 07:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv55847944.jpgUn juif, reçoit la lettre d'un enseignant qui veut le faire intervenir dans sa classe devant des adolescents pour - comme si c'était facile - décrire ce que c'est qu'un juif... : un animal rare en voie de disparition ? Un être humain comme tout le monde ?

Mais pourquoi, oui pourquoi, les souvenirs sont-ils si énervants, insupportables (mais peut-on les partager ? Avec qui,sur quel ton ?).

 

 

 

 

 

 

 

Je fais partie de ces gens qui lisent beaucoup de livres sur l'holocauste, pas vraiment par curiosité ou pas devoir de mémoire, mais plutôt par peur que tout recommence. Je crois que plus nous sommes informés sur les erreurs du passé et plus nous pouvons faire en sorte d'éviter qu'elles se reproduisent...

Du coup, j'étais très curieuse de découvrir Un juif tout à fait ordinaire surtout que le résumé ne nous dit pas grand chose sur cette pièce de théâtre. Je ne savais pas du tout quels thèmes allaient être abordés... Eh bien, je dois dire que j'en ai eu (gentiment) pour mon grade !

 

Emmanuel Goldfarb, le personnage d'Un juif tout à fait ordinaire, dénonce l'intérêt des gens pour l'holocauste. Que ce n'est qu'« une mode ». Je dois dire que je me suis sentie visée voir même un peu agressée : c'est vrai que nous connaissons, sans doute, tous quelqu'un qui s'intéresse à ces évènements plus par voyeurisme ou pour de mauvaises raisons, mais jusqu'à présent je n'avais jamais pensé que c'était une mauvaise chose de s'intéresser aux époques noires de notre histoire. C'était la première fois que je lisais quelque chose qui allait dans ce sens et je dois dire qu'une fois la surprise passée, je suis assez d'accord avec ce que raconte ce personnage : faire venir un juif en classe pour nous expliquer ce qu'il a vécu est très intéressant et enrichissant, mais il ne faut pas oublier l'humain qu'il est avant tout. Et, surtout, il ne veut pas qu'on s'apitoie sur lui et sa communauté.

Goldfarb est un personnage hors du commun, plein de colère. Il en veut à tout le monde et encore plus à lui même. C'est intéressant de revenir sur le passé avec lui pour mieux comprendre pourquoi il est devenu comme ça : à travers son discours, on rencontre ses parents, son ex-femme et son fils. Avec lui, on découvre encore un peu plus la culture juive, ses rites, la peur de l'antisémitisme après le passage d'Hitler... On s'immerge totalement dans sa vie, dans ses souffrances et ses instants de bonheur.

 

Charles Lewinsky écrit très bien : il parle de choses compliquées mais avec beaucoup de simplicité. Nous comprenons alors facilement les revendications de Goldfarb même si nous ne les partageons pas forcément.

Un juif tout à fait ordinaire me fait penser un peu à un débat : la lettre du professeur Gebhardt donne une façon de penser totalement contraire à celle de Goldfarb. C'est intéressant et très bien fait : nous n'avons affaire qu'à un seul personnage et pourtant nous lisons deux versions différentes.

 

Personnellement, je ne crois pas que j'aurais le courage d'aller voir cette pièce de théâtre si elle était montée près de chez moi : elle dégage beaucoup de colère et est assez stressante.

Cependant sa lecture est plus qu'intéressante et nous permet d'en apprendre un peu plus sur la culture juive de nos jours et de se remettre en question. A lire !

 

 

Merci à http://idata.over-blog.com/1/97/39/36/Mes-Images-II/Mes-Images-III/Les-agents-litteraires-copie-1.jpg et aux Editions du Tricorne de m'avoir permis de découvrir cette pièce qui ne manque pas de réflexion !

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 06:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv8685383.jpgDe 1934 à nos jours, Love Medicine retrace les destins entrelacés de deux familles indiennes, isolées sur leur réserve du Dakota, à qui les Blancs ont non seulement volé leur terre mais ont aussi tenté de voler leur âme. Mêlant comédie et tragédie, puisant aux sources d'un univers imaginaire riche et poétique qui marque tous ses livres, de Derniers rapports à Little No Horse à ce qui a dévoré nos cœurs, ce roman est présenté ici dans sa version définitive, reprise et augmentée par l'auteur.

 

 

 

 

 

 

 

Je crois que c'est le premier livre parlant des amérindiens que je lis. Pourtant c'est une culture qui m'intrigue et  m'inquiète un peu (c'est la faute à Disney ! Les loups qui sortaient du feu du sorcier dans Pocahontas faisaient vraiment peur !).

Si j'aime les films et les contes indiens d'autrefois, je ne connais très peu de la vie d'aujourd'hui dans les réserves indiennes si ce n'est ce que j'ai appris en cours d'anglais : qu'ils étaient pauvres et noyaient leur tristesse dans l'alcool (Super les préjugés - que je ne partage pas - du bouquin ! )... Du coup, quand j'ai vu qu'un partenariat sur Livraddict avec Le livre de poche pouvait m'aider à en savoir un peu plus, j'ai sauté sur l'occasion, surtout que la maman de Louise Erdrich était amérindienne.

 

Love medicine m'a bien plu, même si il n'est pas tout à fait comme je le pensais. Je ne pensais pas que le racisme était encore autant présent aux Etats-Unis dans les années 1980, Rosa Parks étant passée 20 ans plus tôt, je pensais que les gens s'étaient bien ouverts d'esprit, mais visiblement non.

Dans Love medicine, il y a beaucoup de phrases dérangeantes, voir même choquantes du genre "un indien intéressant est un indien mort ou agonisant" (ce n'est pas une citation, je l'écris de mémoire). Et d'autant plus de situations révoltantes : tout part toujours en cacahuète. Même quand c'est bien parti, ça fini toujours par retomber comme un soufflé sorti du four. On voit les différents personnages lutter et se battre continuellement sans que rien ne change : on se sent rapidement impuissant.

 

J'ai beaucoup aimé le fait que Love medicine se présente en plusieurs petits réçits intercalés les uns entre les autres. Je suppose que ça en dérengera certains, mais moi, ça me plait ! C'est comme un recueil de nouvelles plus ou moins indépendantes les unes des autres. C'est agréable à lire, on peut commencer par celle que l'on veut (ou presque)... Je pense que ceux qui lisent plusieurs livres à la fois aimeront beaucoup cette facette du livre !

Je dois dire que j'aime beaucoup l'histoire qui donne son nom au titre du livre : Love medicine. Comme les autres elle est bouleversante mais elle dégage beaucoup d'amour.

 

En bref, j'avais bien raison de me méfier de mon livre d'anglais : d'accord la vie des amérindiens n'est pas rose, mais ce n'est pas pour cela autant qu'ils ont tous leurs jetons aux alcooliques anonymes. D'accord ce n'est qu'une fiction et que ça ne prouve rien. Mais on y voit de réelles valeurs envers la famille, l'amour et le travail. Les gens que l'on croise dans Love medicine ne sont pas riches, mais ils dégagent une grande force.

Rien ne me prouve que Louise Erdrich nous montre la vraie facette des amérindiens mais c'est à celle-ci que j'ai envie de croire : à des gens qui ont de très belles valeurs de vie.

Je vous invite vivement à découvrir Love medecine : c'est un livre très enrichissant.

 

 

 

Merci beaucoup à http://idata.over-blog.com/2/04/94/95/LIVRADDICT-LOGO.png et aux éditions  http://www.livraddict.com/images/parte1.jpg de m'avoir permi de découvrir ce très joli livre !

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 06:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv13218355.jpgEt si un jour vous vous réveilliez avec un bec ? Qu'arriverait-il ? Vous le saurez en lisant ce conte onirique linogravé !

 

 

 

 

 

 

 

Il y a des livres où l'on flashe sur la couverture, où l'on a pas besoin de lire le résumé ou d'ouvrir ses pages au hasard pour savoir qu'on va l'aimer... Le jour du bec en fait justement parti. Le titre est bizarre, les dessins décalés : c'est rare de tomber sur un conte pour enfant comme celui-ci et ce n'est certainement pas l'histoire qui me fera dire le contraire !

 

J'aime beaucoup la façon dont le conte est construit : un dessin d'un côté et une petite phrase sur l'autre page. C'est simple, joli et sobre. Je trouve, personnellement, que les phrases choisies ont un petit côté philosophique : elles sont très jolies, admirablement bien construites, mais parfois un peu compliquées... Je dois dire que les dessins aident beaucoup à la compréhension du texte ! Honnêtement, je ne sais pas si à 6 ans, j'aurais compris toute cette histoire : j'ai l'impression que Le jour du bec fait parti de ces livres que petit on aime mais qu'adulte on adore.

 

Les dessins sont juste parfaits ! J'aime beaucoup ce côté « noir et blanc », assez étrange et inquiétant : ça colle tout à fait au texte. Je ne sais pas pour vous, mais si un matin, en me regardant dans un miroir, je me rendrais compte que j'avais un bec à la place du nez, je suis prête à parier que je passerais une très mauvaise journée et que je m'apitoierais sur mon sort... Ce qui me plait d'autant plus, c'est qu'au fil des pages, quand on se rend-compte que ce n'est pas si terrible que ça de ne plus avoir de nez, notre ressenti face aux dessins change : ils deviennent beaucoup moins inquiétants.

J'aime beaucoup l'effet « tampon » ou « gravure » des images. Je serais bien curieuse de voir Thierry Moral dessiner ! Sa technique m'intrigue beaucoup, tout comme ses dessins. Je trouve d'ailleurs qu'ils ont un petit côté à la Andy Warhol avec ses portraits en noir et blanc fait à la manière d'un buvard... Bref, j'aime !

 

Il y a des livres comme ça où l'on est bien content d'avoir gardé son âme d'enfant pour les découvrir : Le jour du bec en fait justement parti ! J'aimerais bien me réveiller avec un bec à la place du nez demain matin. C'est vrai que c'est inquiétant mais visiblement c'est aussi très amusant !

Un petit conte à découvrir :)

 

Un grand merci  à http://www.les-agents-litteraires.fr/wp-content/uploads/2011/03/CaptureTitreNB1.png et  aux éditions  http://www.teetrasmagic.com/images/logoteet01.gif de m'avoir permis de découvrir ce très joli conte !

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv60336595.jpgYvan Sauvage, expert en art et commissaire priseur, met fortuitement la main sur un itinéraire crypté conduisant à un dépôt royal. Il se lance alors, en compagnie de Marion, une jeune étudiante à la Sorbonne, dans la résolution d’une énigme qui leur fera encourir les plus grands périls. Un jeu de pistes érudit qui se transforme en périple hallucinant, où l’horreur le dispute au merveilleux.
Lorsque son professeur de l’École du Louvre décède, Yvan Sauvage se retrouve légataire d’un secret prodigieux : le vieil homme était sur le point de déchiffrer un code menant à l’un des trésors les mieux gardés du règne de François Ier. Yvan n’a alors de cesse de résoudre l’énigme. Marion entre dans son jeu, et le duo se lance avec une énergie farouche dans le décryptage des messages codés que recèlent les châteaux, statuaires et monuments édifiés par les architectes de l’époque, dont Léonard de Vinci. Puis ils explorent des itinéraires dont la cartographie occulte et étonnamment précise de la Renaissance a fixé le tracé.
Tout à leur quête, les deux jeunes gens sont inconscients du danger qui les guette, tandis qu’un homme épie leurs moindres faits et gestes sous les ordres d’un mystérieux commanditaire. La recherche érudite et la résolution du code Salamandre pourraient bien déclencher une traque sanguinaire…

 

 

Ce genre de livre à énigme est souvent à double tranchant : soit on adore, soit on déteste. Tant mieux pour moi, j'ai adoré Code salamandre !

Alors, merci beaucoup à Pauline en collaboration aux éditions Belfond de m'avoir très gentiment permis de découvrir ce thriller de Samuel Delage.

 

Ce que j'ai beaucoup apprécié dans Code Salamandre, c'est que ça se passe pas très loin de chez moi, dans les châteaux de la Loire. Je dois dire qu'avoir mis les pieds dans ces lieux magiques et mystérieux permet de s'ancrer encore plus dans l'histoire de Marion et Yvan.

J'apprécie d'autant plus que l'intrigue, une fois démasquée, est facile d'accès : j'ai tout compris, ce qui est plutôt rare dans ce genre de bouquin. C'est très agréable de refermer un livre en ayant découvert des tas de choses (et en ne se sentant pas bête comme les pieds de l'élève Ducobu). C'est à la porté de tout les lecteurs. Je suis particulièrement contente de ne pas avoir eu le droit - encore - à une dissertation sur le nombre d'or : c'est vu et revu. Bon, on en parle un peu, mais la dose est juste parfaite. (*en guerre contre les nautilus*)

 

Les deux personnages principaux sont très sympathiques mais totalement prévisibles. La relation "particulière" d'Yvan et Marion était courue d'avance... je ne pense pas qu'on a besoin de faire un master en psychologie sociale pour comprendre ce qu'il va se passer. Bon c'est cliché, mais ça reste sympa' : un peu d'amour dans un monde de brute ne fait pas de mal !

Je regrette également que le personnage de Marion soit si "cliché" : une femme-enfant, c'est vrai qu'on en a pas souvent dans les livres. Mais bon l'étudiante ultra-intelligente-et-sexy je trouve que c'est un peu trop facile, personnellement je pense qu'elle manque un peu de piment. Cela dit, comme je le disais quelques lignes au dessus, Marion est tout de même très sympathique !

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Jane : c'est de loin celle qui m'a le plus intrigué. Elle est assez anti-conventionnelle et j'adore ça ! Je n'ai pas du tout réussit à deviner ce qu'elle allait faire, et son "destin" m'a totalement prise par surprise... C'est vraiment le genre de personne qui m'attire dans la vie : elle a les pieds sur terre.

 

Pour finir, je dirais que Samuel Delage à une écriture très agréable malgré quelques problèmes de vocabulaire (je plaisante ! Cela dit, comme tout les hommes il semble ignorer qu'un "slim ultra moulant" est un "skinny" (dixit la fille qui ne comprend rien à la physique quantique) ;D) - blague à part il a un style très simple mais efficace. Toute son histoire "coule", je me suis totalement laissée emportée par Code Salamandre !

J'espère que vous aurez vous aussi l'occasion de découvrir ce thriller très prenant !

 

 

Un grand merci à Pauline et aux éditions http://1.bp.blogspot.com/-b1lEBpLJeuw/TbqSmmaK-BI/AAAAAAAACDU/bkoxvURa_gE/s1600/logo_belfond_en_rouge_bigger.jpg de m'avoir permi de découvrir Code salamandre !

N'hésitez pas à vous rendre sur la page facebook de Samuel Delage pour en apprendre un peu plus ;)

(un concours y est d'ailleurs organisé pour tenter de gagner Code salamandre ou un séjour du côté des Châteaux de la Loire : les deux sont à découvrir, croyez-moi ! Bref, vous avez jusqu'au 09.11.11 pour tenter votre chance !)

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:15

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv70300899.jpgA cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d'aujourd'hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous.
C'était la campagne, il n'y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout...
Ce n'est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore... Isidore, il y avait enfin...
Mais je ne vais pas vous raconter toute l'histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. A cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie.

 

 

Oh toi, cher lecteur qui passe régulièrement par ici, tu sais à quel point j'aime les contes pour enfants (et pour les grands !) ! Tu te doutes bien que quand Pierre Thiry (qui a fait le buz sur internet avec son livre Ramsès au pays des points-virgules) m'a proposé de m'envoyer son nouveau livre Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines, je n'ai pas pu dire non ;)

Et bien, tant mieux ! Il en valait la peine !

 

L'histoire est drôle, simple, sans prise de tête : je suis vraiment rentrée dans un monde qui m'a bien ramenée quinze ans en arrière. C'est vraiment plaisant de découvrir trois lapins se chamailler pour une belle princesse gardé par un gorille à tête de crocodile (qui aime bien manger un ou deux lapins de temps en temps...) ! Ce que j'aime dans cette histoire, c'est que n'importe quel gamin de 6 ans aurait pu l'inventer (je ne dis pas ça pour vous vexer monsieur Thiry, c'est un compliment !) ! A cet âge là, ils ont tous une imagination débordante, alors pour les satisfaire, il faut penser comme eux : et c'est totalement ce que fait Pierre Thiry ici. Sans compter qu'Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les Mines satisfait aussi les plus grand !

 

Les personnages sont attachants : j'ai beaucoup apprécié la compagnie des trois frères. Ils sont tous différents, mais pourtant ils s'accordent à merveille (bon l'histoire est un peu triste pour eux...). Isidore fait juste très très peur : je n'aime définitivement pas les Gorilles à tête de crocodile qui aiment bien manger un ou deux lapins de temps en temps. Et je veux absolument les mêmes cheveux que Hermangarde !

Je pense qu'à ce paragraphe vous aurez compris que la gamine qui sommeille en moi s'est réveillée...

 

L'autre bonne surprise c'est la découverte de l'écriture simple mais efficace de Pierre Thiry : si il raconte aussi bien les histoires qu'il les écrit, les enfants de son entourage ont beaucoup de chance ! Je n'ai plus qu'une envie (bon c'ést le cas depuis un bon moment déjà) : celle de découvrir Ramsès au pays des points-virgules ! Grâce à Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines, j'ai également pu découvrir le coup de crayon de Myriam Saci très dynamique et coloré.

Le seul point négatif est le format du livre : je pense qu'un album s'adapterait mieux à cette histoire...(mais bon, ce n'est qu'un avis).

En bref, que vous soyez petit ou grand, Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines à toutes les chances de vous charmer :)

 

Un grand merci à Pierre Thiry qui m'a très gentiment fait parvenir cet exemplaire d'Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines que j'ai découvert avec énormément de plaisir ! Vous pouvez visiter son site internet ici et celui de Myriam Saci ici.

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Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



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