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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 07:15

http://www.livraddict.com/covers/92/92064/couv64804690.jpgC’est la crise. Et si être chômeur devenait mortel ?
Ne comptez pas sur la société pour vous sauver. Car il n’y a pas d’issue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai eu la bonne idée, avant de me plonger dans cette nouvelle, d'aller voir si Tchoucky nous disait quelques mots dessus sur son blog. Ce qui était exactement le cas : elle nous y prévient que La pilule n'est qu'une métaphore des difficultés de se faire entendre quand les gens autour de nous sont persuadés de quelque chose et ne veulent pas comprendre qu'ils se trompent, et non pas une critique de la société. Je crois que sans ça, j'aurais pu mal comprendre la nouvelle : non pas qu'elle est mal écrite, mais qu'on a surtout tendance à lire ce qu'on a envie de lire (tiens, encore cette fameuse métaphore ;D).

 

J'ai beaucoup aimé La pilule. L'horreur de la situation est vraiment captivante : c'est un peu glauque de dire ça mais ce qui arrive au personnage central (qui n'a pas de nom, je crois) est vraiment contre-nature (d'autant plus qu'il est difficile de comprendre pourquoi ça s'applique à son cas) et du coup, l'on se demande comment il va pouvoir s'en sortir. Du coup, j'ai lu la nouvelle d'une traite.

J'ai trouvé que le côté "éliminons les personnes qui freinent la croissance de notre pays" à un côté très dystopique. Du genre où l'on se dit que c'est trop terrible pour se produire réellement dans la vraie vie mais que, pour autant, l'on ne peut s'empêcher de penser "Et si ça se passait réellement ?".

 

Le personnage principal ne m'a pas vraiment paru attachant, ni sympathique. Cela dit, il faut dire aussi que l'on le rencontre à un bien mauvais moment. Cependant, il m'a beaucoup touchée : c'est difficile de rester insensible en le voyant se débattre pour faire connaître son cas et tenter de s'en sortir, tandis que les gens qui l'entourent ne veulent pas l'écouter. Comme si il était enfermé dans une boîte et que les personnes qui le rencontre le prenne pour un menteur. Cette impression est surtout renforcée par le fait qu'il n'a pas de nom (j'espère que je ne suis pas en train de dire une bêtise) et que du coup, l'on s'idenfie beaucoup plus facilement à lui. C'est d'autant plus terrible que la situation est dramatique et que tout ses amis semblent l'abandonner...

 

Cette nouvelle est vraiment loin d'être heureuse. Pour tout dire, je n'y ai même pas vu une once d'espoir. C'est assez rare, je trouve, de trouver des textes comme celui-ci dans la littérature : même à la fin de La pilule, il est impossible (ou presque) de se dire "la vie continue".

J'ai apprécié l'écriture de Tchoucky. Elle m'a donné l'impression de s'être investie à 200% dans cette nouvelle qui à un petit arrière goût de vécu. Je suis loin de connaître ce genre de situation, mais j'ai trouvé certains passages de l'histoire vraiment concrets, comme lors de la rencontre avec une amie du couple dans la rue, ce qui ne fait que renforcer le malaise que peut procurer La pilule. C'est bien écrit, d'un ton précis et neutre ce qui encre d'autant plus cette nouvelle dans notre réalité.

La pilule n'est vraiment pas une nouvelle comme les autres. En tout cas, elle est à découvrir (d'autant plus qu'elle est offerte pendant tout l'hivers sur le site de La planète des couleurs) !

 

 

[les +] une ambiance sombre, un petit côté dystopique, une possible réalité dérangeante, une narration très "impliquée".

[les -] pour le coup, je n'en vois pas...

 

 

Un très grand merci à Tchoucky et à Typy Zoberman des éditions  La planète des couleurs pour m'avoir  permis de découvrir La pilule.http://www.la-planete-des-couleurs.fr/img/logo.jpg

N'hésitez pas à visiter le site et découvrir les belles valeurs qu'elles défendent !

 

 

 

Du même auteur :
Brèves évasions en Métaphorie Fragments d'outre-mémoire La Dame et le Sage La louve La pièce montée L'Arbre Tranche de vie d'une internaute

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/87/87150/couv3152636.jpgDepuis le meurtre tragique de son père, Julia Farentino s'est juré de veiller sur sa demi-sœur, Shaylee, qui après ce drame a plongé dans une spirale de violence. Et même l'admission de Shaylee à Blue Rock Academy, un pensionnat pour adolescentes difficiles dans l'Oregon, est loin de la rassurer. Car les méthodes d'éducation de Blue Rock sont controversées et des bruits alarmants courent sur la disparition mystérieuse d'une des internes. Une rumeur d'autant plus inquiétante que, très vite, Julia reçoit un appel à l'aide de Shaylee, paniquée et convaincue d'être en danger. Pour en avoir le cœur net, Julia se fait engager comme enseignante dans l'établissement. Or à peine est-elle arrivée qu'elle apprend qu'une élève a été retrouvée morte. Désormais, il n'y a plus de doute : une menace plane sur Blue Rock et personne, derrière les hauts murs de la vénérable institution, ne semble vouloir l'affronter. Personne, excepté Cooper Trent, un professeur en qui Julia trouve un allié précieux et inattendu-tandis que l'enquête de police piétine. Avec lui, elle espère faire la lumière sur les sinistres évènements qui bouleversent le pensionnat. C'est alors qu'une violente tempête de neige se lève, les isolant totalement du reste du monde...

 

 

J'avais beaucoup apprécié ma première rencontre avec Lisa Jackson et j'avais vraiment hâte de me replonger dans son univers. Alors, forcément, quand les éditions MOSAIC m'ont proposé de découvrir Ce que cachent les murs, je n'ai pas mis de temps à me décider ! Du coup, l'envie de découvrir ce nouveau livre était bien présente, d'autant plus que je l'ai attendu plus d'un mois pour le recevoir (la poste semble un chouilla occupée en ce moment !)...

J'ai également beaucoup aimé ce roman de Lisa Jackson : je crois qu'elle va rapidement rejoindre mes auteurs chouchous !

 

L'ambiance de son roman m'a beaucoup plu. Je crois que c'est la principale force de ce roman : Blue rock (l'école) est vraiment louche sans qu'on puisse réellement mettre des mots sur ce qui nous gène par son côté mystique et initié, les professeurs sont secrets et certains élèves franchement bizarres.

Et puis, j'aime les hasards qui font les belles histoires : que Julia, en se faisant engagé en tant que professeur dans cette école pour libérer sa soeur, tombe sur son ex' qui enquête en secret sur la disparition d'une élève sous couverture m'a énormément plu. Bon, c'est vrai que la ficelle est un peu grosse, mais personnellement, ça ne m'a vraiment pas dérangée : même si on s'attend à découvrir ce qu'il va se passer, ça m'a amusée et vu que c'est bien écrit, c'est passé tout seul.

Par contre, la fin, elle, m'a vraiment surprise. Pour le coup, l'auteur m'a bien eu ! Je ne m'attendais pas du tout à ça, surtout que la solution donné précédemment me convenait totalement. Mon impression est d'autant plus positive que "la vraie fin" n'est pas du tout tirée par les cheveux.

 

Les différents personnages m'ont bien plu. J'ai beaucoup apprécié la détermination de Julia afin d'aider Shay et la force qu'elle met pour réaliser cette envie. J'ai aimé sa douceur, sa gentillesse et son dynamisme. Par contre, il est vrai que j'ai moins apprécié son côté bisounours qui ressort lorsqu'elle est avec son amoureux (lui aussi m'a beaucoup plu).

Tout comme Shay, qui m'a beaucoup surprise au point que finalement je me demande qui elle est vraiment. Elle semble forte et finalement, elle se révèle très fragile...

 

Pour finir, il ne me reste plus qu'à vous dire que j'ai beaucoup apprécié le fait de retrouver l'écriture de Lisa Jackson et que je ne suis pas du tout déçue par cette deuxième découverte de son univers. J'apprécie vraiment le calme avec lequel elle décrit ce qu'il se passe et qui, pourtant n'empêche pas son texte d'être dynamique. D'autant plus, que la fin de son récit m'a vraiment beaucoup surprise !

Ce que cachent les murs est une très chouette découverte :)

 

 

[les +] du suspense, de l'action, une écriture calme et dynamique, une fin surprenante, des personnages sympathiques.

[les -] une Julia-bisounours avec son amoureux.

 


Merci beaucoup aux Editions Harlequin de m'avoir permis de redécouvrir Lisa Jackson et leur collection MOSAIC :)

 

 

Du même auteur :

De glace et de ténèbres Dernier soupir La fille dans l'ombre Le couvent des ombres Linceuls de glace Le secret de Church Island  Ne réveille pas le passé Passé à vif

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/91/91748/couv3597361.jpgOlivier, le pâtissier, fait une énorme pièce montée. Pippo et Nina, les petites souris, vont le regarder, et suivre avec nous les étapes de la création.

Ce livre contient également une recette de pièce montée, à l'attention des parents.

 

 

Ça fait un petit moment maintenant que j'ai lu cet album numérique. J'aurais aimé l'écrire plus tôt, mais comme mon absence bloggeste de ces derniers jours à du vous mettre la puce à l'oreille : ma connexion internet m'avait lâchée...

En tout cas, j'ai beaucoup aimé. Je regrette juste de ne pas avoir eu de bout de chou à proxité pour tester le format numérique en album.

 

En soit, cette idée m'a beaucoup interpellée. J'étais vraiment curieuse de découvrir comment pouvait rendre un album jeunesse numériquement parlant. Je trouve sympa l'idée de ce dire que l'on peut avoir de quoi occuper les enfants quand ils sont amenés à attendre, par exemple, en attendant un rendez-vous, surtout que j'aurais du mal à vous citer un enfant qui rechigne au fait qu'on lui lise une histoire ! Non pas que tout le monde sort avec son ordinateur portable, mais dans les transports en commun, je ne peux pas nier que je vois de plus en plus de personnes avec des liseuses ou des tablettes.

Surtout que l'histoire de Tchoucky est mignonne et surtout très courte. Ce qui pourra rassurer les parents qui n'aiment pas que leurs enfants traînent trop devant les écrans (oui, c'est pas bien pour la vue, toussa toussa...).

 

J'ai apprécié la simplicité du texte et son côté explicatif. Le sujet de la pièce montée est vraiment tout simple et l'histoire n'en pâtie absolument pas.

Cela étant dit, je dois dire que ce qui m'a vraiment le plus plu dans cette histoire c'est la qualité des dessins : Tchoucky est la première à dire qu'elle n'est pas une "dessinatrice", et objectivement c'est vrai qu'elle n'a rien d'un Benjamin Lacombe, mais pourtant ses dessins m'ont beaucoup plu. Surtout avec ce côté "maison" : j'ai adoré le fait de pouvoir deviner le "papier canson" derrière la peinture. Sans compter que je ne doute pas que les couleurs éclatantes qu'elle a choisie plairont aux enfants ! Et puis, il faut tout de même reconnaître qu'elle a un très joli coup de crayon et que Nina et Pipo, les deux sympathiques souris de l'histoire, sont vraiment très mimis.

 

J'ai également apprécié le côté DIY du livre, incitant les parents à continuer l'histoire eux-mêmes avec leurs enfants en réalisant chez eux une pièce montée avec la recette proposée. Celle-ci est vraiment toute simple et donc parfaite pour que les petits puissent aider.

Un album jeunesse numérique très sympathique !

 

[les +] de jolis dessins, des personnages sympathiques, une histoire simple, un format original.

[les -] un format numérique qui pourra rebuter certains parents.

 

Un très grand merci à Tchoucky et à Typy Zoberman des éditions  La planète des couleurs pour m'avoir  permis de découvrir La pièce montée.http://www.la-planete-des-couleurs.fr/img/logo.jpg

N'hésitez pas à visiter le site et découvrir les belles valeurs qu'elles défendent !

 

 

 

Du même auteur :
Brèves évasions en Métaphorie Fragments d'outre-mémoire La Dame et le Sage La louve La pilule L'Arbre Tranche de vie d'une internaute

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/90/90796/couv6777022.jpg"Après avoir avancé quelques heures dans le territoire brumeux, le palanquin s’arrêta devant une cascade. Deux chemins s’étendaient de part et d’autre et un vieil homme était assis au milieu. Il était maigre et sec, comme un vieux pain, et portait une tunique de toile grise et grossière."

 

 

 

 

 

 

Décidément, grâce à La Planète des Couleurs, je fais de belles découvertes : c'était la première fois que j'écoutais un audiolivre et j'ai très envie de renouveller l'expérience. Cela dit, je ne suis pas certaine que ce format soit vraiment fait pour moi : il a fallut que je me concentre un peu pour écouter l'histoire et ne pas faire 36 000 choses à la fois. Du coup, les 10 minutes de ce conte étaient pile ce qu'il me fallait.

 

Je connaissais déjà le conte de La Dame et le Sage que j'avais découvert dans Brève évasion en métaphorie. Je le trouve particulièrement bien écrit : le style est simple mais réellement efficace. C'est court, bien expliqué et pourtant, c'est loin d'être froid même si l'histoire n'est pas heureuse.

On ne sait pas grand chose des personnages, mais ça suffit amplement pour faire avancer l'histoire.

 

J'ai apprécié la voix de Tchoucky et le ton qu'elle a mit pour lire son histoire. Je n'ose imaginer la difficulté de l'exercice et du coup, je suis assez impressionnée de son travail, et surtout par le fait que, je crois, c'était la première fois qu'elle tentait l'expérience.

J'ai également aimé la bande son que l'on découvre derrière sa voix. Bon, par contre, j'ai eu du mal avec le bruit de la cascade (si c'était bien ça) qui ressemblait plutôt à un bourdonnement. Mais c'est peut-être du aussi à la qualité des écouteurs de mon ordinateur. Ça a beau être simple et rester discret au second plan, je sais que c'est beaucoup de travail. Et celui-ci à été très bien réalisé : chaque bruit arrive parfaitement au bon moment et pas à un autre et dure juste le temps qu'il faut.

La Dame et le Sage est une chouette découverte !

 

 

[les +] une histoire bien menée et parfaitement lu, un accompagnement musical intéressant.

[les -] quelques "bruits" difficilement identifiables.

 

 

Un très grand merci à Tchoucky et à Typy Zoberman des éditions  La planète des couleurs pour m'avoir  permis de découvrir La Dame et le Sage.http://www.la-planete-des-couleurs.fr/img/logo.jpg

N'hésitez pas à visiter le site et découvrir les belles valeurs qu'elles défendent !

 

 

 

Du même auteur :
Brèves évasions en Métaphorie Fragments d'outre-mémoire La louve La pièce montée La pilule L'Arbre Tranche de vie d'une internaute

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/90/90286/couv3257425.pngJack est un héros un peu particulier, puisqu'il est mort. Juste avant son entrée en scène. Pas très professionnel, n'est-ce pas ? Pour éviter les problèmes avec ses anciens amis, Jack va être propulsé 100 ans dans le futur, et faire de nouvelles rencontres. Entre Wendy, la fille de la mort qui a du mal à prendre son envol, Jaden, le démon taciturne, accompagné de son frère jumeau qui se remet encore de son dernier combat... il va aussi faire la rencontre de Mina, une humaine qui a la particularité de voir les fantômes, et qui intéresse particulièrement les autres démons...

 

 

 

 

 

Il fallait bien que ça arrive un jour et c'est arrivé avec ce livre : je ne suis pas sous le charme d'un livre de La planète des couleurs. Cela dit, ce n'est pas réellement une surprise: de Marie Grousset, j'ai eu l'occasion de lire le premier numéro de son magasine Mad Alice et je n'avais pas aimé non plus.

 

En effet, que ce soit Mad Alice ou Jack Bittersweet, j'ai eu l'impression de lire une enfant : son texte est vraiment très spontané et m'a rappelé les histoires que l'on se créé, petit, par rapport à ce qu'on a entendu dire autour de nous. Le premier m'a rappelé les magasines que ma petite soeur faisait avec ses copines en primaire et le second me rappelle étrangement une histoire que j'avais écrite dans ces âges-là. Bref, ce n'est pas franchement agréable de se dire que ce qu'on est en train de lire, on a quasiment la même chose dans les archives personnelles de la famille. Ça peut être mignon, mais là, je n'étais visiblement pas d'humeur du coup le côté "enfant de 4 ans qui ne sait pas se taire" m'a un peu agacée.

Pourtant, ce n'est pas mal écrit, ni quoique ce soit d'autre du même genre, c'est juste que je n'ai pas trouvé ça très abouti, que ça m'a rappelé de vieux souvenirs (dont la comparaison n'est pas franchement flatteuse) et que c'est assez déjà vu. Je préférerais de loin vous dire que j'ai adoré ce livre, mais bon... ce serait mentir. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai passé un mauvais moment, au contraire !

 

Les personnages de Jack Bittersweet sont assez sympathiques mais ils ne m'ont pas vraiment touchée, ni réellement intéressée. Je les ai trouvé un peu trop plat comme dans beaucoup de livres jeunesses malheureusement. Cela dit, ils sont crédibles par leur caractère et par leurs aventures (après tout, Jack est un fantôme).Sans compter qu'ils apportent beaucoup d'humour et de fraîcheur à l'histoire ce qui est un joli plus.

J'ai beaucoup apprécié les liens qui unissent les différents personnages et leur côté adolescent qui ressort. J'ai trouvé intéressant qu'on puisse s'identifier à eux, du moins si on est un jeune lecteur. Les différents personnages sont mignons, sympathiques et sans prise de tête. Ils ont beau être des adolescents, le lecteur n'a clairement pas besoin d'en être un pour apprécier cette histoire, qu'il soit plus jeune ou plus âgé !

 

J'ai trouvé intéressant que l'histoire touche à plusieurs domaines sans pour autant s'éparpiller (même si parfois c'est limite le cas). Tout comme j'ai apprécié les différentes références à des livres ou séries de "notre monde". Et j'ai apprécié le ton mi-sérieux, mi-amusé de l'auteur.

Je n'ai pas été particulièrement touchée par Jack Bittersweet mais il y a quand même pas mal de "bon" dans cette histoire.

 

 

[les +] des références populaires, un ton intéressant, des personnages sympathiques et crédibles.

[les -] un univers peu abouti, une écriture enfantine.

 

 

Un très grand merci à Marie Grousset et Typy Zoberman des éditions La planète des couleurs pour m'avoir permis de découvrir Jack Bittersweet.http://www.la-planete-des-couleurs.fr/img/logo.jpg

N'hésitez pas à visiter le site et découvrir les belles valeurs qu'elles défendent !

 

 

 

Du même auteur :
Des chrysanthèmes pour Zoey Bredig Jack Bittersweet : Repose en paix

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/87/87858/couv43067661.jpg22 Britannia Road : c'est ici que Janusz, soldat polonais réfugié en Angleterre, s'apprête à retrouver sa femme Silvana et leur fils Aurek. Après sept ans de séparation, un nouveau pays, une nouvelle adresse pour se reconstruire loin de la Pologne dévastée.

Mais sur le bateau qui la ramène, Silvana s'interroge : comment renouer le fil ? Et si Janusz ne les reconnaissait pas, elle et Aurek ? Et si l'amour n'était plus là ?
Car la guerre a laissé des traces. L'exode, la faim et la souffrance ont imprimé de la tristesse dans les yeux de Silvana. Sans parler de leur fils Aurek, muet et méfiant devant ce père qu'il nomme l'Ennemi. Face au malaise, Janusz choisit le silence.

Quelques lettres jaunies dans une boîte à chaussure, des soupçons qu'on refuse de formuler... Et un terrible secret qui pourrait bien détruire à jamais cette famille.

 

 

Quand on m'a proposé un partenariat avec les éditions Belfond pour ce livre, je l'avais déjà remarqué depuis quelques semaines sur Facebook sur la page de la maison d'édition, du coup, je n'ai pas hésité une seule seconde !

Et j'ai bien fait : la découverte est vraiment très agréable, pleine d'émotions et de surprises et pas du tout prévisible comme j'en avait un peu peur (c'est souvent le cas avec les romans d'amour).

 

J'ai trouvé l'histoire de 22 Britannia Road très crédible, surtout dans les retrouvailles des personnages et leurs sentiments. J'ai beaucoup aimé le fait que Silvana et Janusz aient peur de la réaction de l'autre en ce découvrant, tout comme le fait que ce ne soit pas vraiment naturel après 7 ans de séparation. J'ai trouvé crédible le fait qu'ils ne se reconnaissent pas forcément et surtout qu'ils doivent réapprendre à se connaître avec leur nouveau passé très sombre.

J'ai beaucoup aimé le fait que ce roman soit à plusieurs voix (celles de Janusz, Silvana et parfois Aurek) et à plusieurs temps. L'on passe sans cesse d'un personnage à l'autre et d'une année à l'autre sans pour autant que ce soit dérangeant, d'autant plus que les changements sont indiqués très clairement. Par ce biais, l'on comprend les réactions des personnages peu à peu et le mystère qui entoure leur passé s'efface doucement. J'ai trouvé très intéressant que l'on a sans cesse de nouvelles questions sur les personnages et leur histoire et que les réponses nous viennent, certes au compte goutte, mais assez rapidement.

 

J'ai beaucoup apprécié les personnages de Janusz et Silvana que j'ai trouvé très crédible. Ils m'ont beaucoup touché même si, au fond, je ne les ai pas trouvé particulièrement sympathique : ils ne vivent que par leur passé très sombre. J'ai aimé la force de leur conviction et la façon dont ils assumaient leur choix. Je n'ai pas forcément toujours été d'accord avec ce qu'ils faisaient ou pensaient mais j'ai totalement compris le pourquoi du comment.

Par contre, Aurek m'a beaucoup moins plu, surtout que j'ai eu beaucoup de mal à le comprendre. Il a sans doute été déconnecté de la réalité un peu trop longtemps...

Les personnages secondaires m'ont bien plu : ils apportent vraiment quelque chose à l'histoire même si je suis loin de partager toujours leurs opinions (je pense notamment à l'une des réactions de la voisine du couple...).

 

L'écriture d'Amanda Hodkinson m'a beaucoup plu : je l'ai trouvé très claire et honnête. On voit qu'elle croit à son histoire et du coup elle donne à son écriture une force de persuasion non négligeable. Sans oublier qu'elle sait parfaitement retranscrire les émotions des différents personnages ce qui est un sacré atout.

22 Britannia Road est vraiment un roman très touchant.

 

[les +] une histoire très crédible, des personnages touchants, beaucoup d'émotion, une écriture agréable.

[les -] des personnages mangés par leur passé et donc, finalement, assez peu sympathique.

 

 

Un grand merci à Laura et  aux éditions http://1.bp.blogspot.com/-b1lEBpLJeuw/TbqSmmaK-BI/AAAAAAAACDU/bkoxvURa_gE/s1600/logo_belfond_en_rouge_bigger.jpg de m'avoir permis de découvrir 22 Britannia Road.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/89/89706/couv18542466.jpgA trente-huit ans, Brigitte Nicholson n'a jamais su prendre les choses en main. Un jour ou l'autre, elle clarifiera la situation avec Ted, son compagnon. Un jour ou l'autre, elle terminera son livre sur le droit de vote des femmes. Jusqu'à ce soir d'hiver, à Boston, ou Ted la quitte sans crier gare.
Alors qu'elle tente de redonner un sens à son existence, Brigitte se passionne pour son ancêtre Wachiwi, une Sioux Dakota devenue l'épouse d'un marquis à la cour de Louis XVI. Comment une jeune Indienne a-t-elle pu quitter l'Amérique et partir pour la France peu de temps avant la Révolution ? Fascinée, Brigitte suit les traces de son aïeule, du Dakota à la Bretagne en passant par Paris.
A mesure que la lumière se fait sur l'incroyable voyage de Wachiwi, la vie de Brigitte s'illumine, elle aussi : la rencontre avec un romancier français qui l'aide dans ses recherches n'y étant pas étrangère... C'est en cherchant la clé du destin de Wachiwi que Brigitte trouvera finalement son propre chemin !

 

Ça faisait un bon moment que je n'avais pas lu de Danielle Steel, quelques années en fait. Non pas que je n'apprécie pas ce qu'elle fait (j'ai eu un époque Danielle Steel en début de collège...) mais plutôt parce que je n'en avait pas eu l'occasion. Du coup, quand on m'a proposé de découvrir son nouveau roman traduit, En héritage, je n'ai pas hésité une seule seconde, d'autant plus que je savais très bien que je ne serais sûrement pas la seule à le lire à la maison (coucou maman !).

 

J'ai trouvé cette histoire très agréable mais un peu lente à démarrer. Cela dit, ça ne m'étonnerait pas que ce soit une volonté propre à l'auteur : son personnage principal, Brigitte, au début du roman, vit dans une monotonie exemplaire. Elle fait toujours la même chose, se contente de peu, ne fréquente que les mêmes personnes... Puis du jour au lendemain, elle change radicalement. La lenteur du début accentue vraiment cette impression.

J'ai beaucoup apprécié le fait que, dans En héritage, l'on suive deux histoires à la fois. C'était la première fois que je voyais ça dans un roman de Danielle Steel et ce fut vraiment une agréable surprise. Il faut dire aussi que je n'ai pas vraiment apprécié le personnage de Brigitte et son histoire. Par contre, celle de Wachiwi m'a beaucoup plu par son côté "Pocahontas". Elle est plus dynamique et surtout elle fait bien plus réfléchir.

 

Comme je le disais dans le paragraphe précédent, le personnage de Brigitte ne m'a pas beaucoup plu. Je l'ai trouvé particulièrement passive même quand elle tentait de reprendre sa vie en main. Elle est trop calme, trop douce, trop prévisible... limite ennuyeuse en fait. Pourtant elle reste sympathique et agréable. Et puis, aussi, il faut dire qu'avec elle je me suis découverte un côté chauvin : elle a de ces préjugés sur les français !

Par contre, Wachiwi est vraiment tout son contraire. Elle est intrépide, courageuse, curieuse, elle prend les choses en main et ne se laisse pas dicter sa vie. C'est peut-être aussi parce qu'elle est plus jeune que je l'ai davantage apprécié, vu que, du coup, elle est plus dans "mes âges".

 

Sans surprise, j'ai trouvé l'écriture de Danielle Steel très agréable même si elle reste prévisible (d'un autre côté, c'est loin d'être dérangeant, puisqu'il arrive toujours ce qu'on voulait qu'il arrive !). Elle a une écriture très douce, sans longueurs, et naturelle.

En héritage est un roman très sympathique et qui sort des sentiers battus en ce qui concerne les autres livres de l'auteur que j'avais déjà lu.

 

 

[les +] deux histoires complémentaires, des personnages sympathiques, une écriture agréable.

[les -] une histoire qui reste prévisible.

 

 

Un grand merci à Laura et  aux éditions http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/e/eb/LogoPressesDeLaCite.png de m'avoir permis de découvrir En héritage.

 

 

Du même auteur :
Princesse

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 07:15

http://img.youscribe.com/public/thumbnail/541252c93b5bf677ee84c9e177f02bf031ba0bd4.pngKarak s’est illustré dans sa politique guerrière contre les orques, il fut qualifié de souverain éclairé par ses compatriotes bien que son règne fût entaché par des trahisons. Karak est un souverain plein d’ambition, il souhaite que les nains redeviennent la race dominante du monde de Gerboisia. Arrivera-t-il à réaliser son rêve ou sera-t-il submergé par les revers ?

Karak et ses compagnons ne font pas que participer à des batailles et des quêtes épiques, ils s’investissent sur des questions politiques comme le divorce, l’avortement, le port de la mini-jupe, etc.

 

 

 

L'auteur, Julien Martin, a eu la gentillesse de me contacter il y a quelques temps pour me proposer de découvrir son livre Karak le haut-roi nain. L'amatrice de fantasy que je suis ne pouvais décidément pas dire non à une histoire de nain (y'a pas à dire, je les adore), d'autant plus que j'étais très curieuse de découvrir la façon dont il s'y était pris pour parler d'avortement, de divorce et de mini-jupe.

 

Au final, c'est une très chouette découverte même si les deux-trois premiers chapitres ont été difficile vu que je ne voyais pas très bien où l'auteur voulait en venir. En effet, le roman est composé d'une bonne vingtaine de chapitre s'attaquant tous à un point bien précis de la vie des nains. La plupart sont sous forme de projet de loi et d'une discussion autour de ladite loi. Ce sont un peu comme des comptes rendus de la vie politique de Karak (le seul personnage présent dans tous les chapitres).

Au début, j'ai trouvé cette présentation très étrange et assez déroutante, puis au fur et à mesure que je lisais Karak le haut-roi nain, je m'y suis habituée et finalement je trouve ça très original et pertinent : il n'y a rien de tel pour nous faire connaître la vie des nains. D'autant plus que ça ne nous empêche pas de lire une histoire : même si ce sont plus des anecdotes qu'autre chose, ce roman est riche en rebondissement.

L'autre point positif de cette forme, c'est la liberté des sujets présentés : avec ses "propositions de loi", Julien Martin a vraiment pu aborder des thèmes qui lui tenaient à coeur, comme le divorce ou encore l'avortement. J'ai apprécié d'avoir ces thèmes modernes dans ce livre où a priori ils n'ont rien à faire. De la même façon, j'ai apprécié que l'auteur ne nous donne pas son avis personnel (même si je ne doute pas qu'il aurait été très intéressant) mais se met dans la peau d'un nain pour essayer de dire ce que ce peuple pourrait penser de ces mesures. Personnellement, je ne partage pas l'avis des nains sur certains points, mais je les ai trouvé très crédibles et bien argumentés. Bref, c'est un joli plus.

 

J'ai beaucoup aimé l'humour que j'ai lu dans Karak le haut-roi nain. J'y ai perçu beaucoup de petits clins d'oeil à notre vie réelle, notamment dans les noms des personnages (semblabent à de grands noms politiques, littéraires...) ou encore dans certains passages qui m'ont rappelé de grandes oeuvres de la fantasy (entre autres le seigneur des anneaux).

J'ai apprécié le ton neutre employé tout au long de son livre par Julien Martin : il ne se contente que de noter et commenter ce qui ce passe, sans jamais critiquer ou approuver, nous laissant totalement le libre arbitre, ce que j'ai trouvé très agréable.

Karak le haut-roi nain est une jolie découverte.

 

 

Merci beaucoup à Julien Martin (son blog) de m'avoir permis de découvrir Karak le haut-roi nain.

 

 

Du même auteur :
Correspondance criminelle Douceur le sorcier maléfique L'écologiste pollueur Le chevalier des elfes

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 06:15

http://www.livraddict.com/covers/87/87556/couv15867332.jpgPar une sombre soirée d'octobre, le lieutenant Taylor Jackson est appelée sur plusieurs scènes de crime dans un quartier chic de Nashville. Sur place, elle découvre les corps san s vie de 7 adolescents, marqués de symboles occultes. Une vision d'horreur qui obsède Taylor, partagée entre colère et angoisse à l'idée que le tueur puisse frapper de nouveau. Elle doit agir vite, très vite. Mais aussi avec prudence, car le meurtrier est manifestement aussi incontrôlable qu'imprévisible. Or Taylor a beau se concentrer de toutes ses forces sur le peu d'indices dont elle dispose- les dessins mystiques laissés sur les corps des victimes-, l'enquête piétine. Déterminée, elle plonge alors dans les ténèbres de la macabre affaire. Au risque de voir son équilibre menacé, malgré le soutien que lui apporte John Baldwin, le brillant profileur du FBI avec qui elle est fiancée. Car Taylor le sait : c'est le prix à payer pour comprendre comment un être machiavélique, animé d'une rage débridée, en arrive à commettre de telles atrocités. Et pour trouver le tueur, elle devra d'abord s'en approcher...

 

 

Ma plongée dans ce livre commençait bien, très bien même. J'ai adoré le début de l'histoire et la façon "effet papillon" dont l'on découvre une à une les scènes de meurtre. L'on ressentait parfaitement l'inquiétude, le désarrois et l'incompréhension de Taylor l'enquêtrice.

Puis sont venues les scènes avec le(s) responsable(s) de ces meurtres et là, j'ai très rapidement désanchanté : c'est bourré de clichés et de préjugés sur les gothiques (oui, je spolie mais ça m'a tellement énervée que je ne peux pas faire autrement). C'est trop facile de donner le mauvais rôle aux personnes qui font peur au gens par leur look et que personnes n'essaye jamais de comprendre. Ce serait comme écrire un livre où le dealer est arabe et où le voleur est roumain. Ce ne sont que des préjugés et sans fondements.

 

Ça m'a d'autant plus énervée que nombre de mes amis partagent la façon de penser des gothiques : il n'y a pas de mal à accepter la mort, à apprécier lire du Baudelaire ou du Edgar Allan Poe ou encore apprécier de temps en temps la solitude. Tout comme le fait de s'habiller en noir ne montre en aucun cas un profond mal-être ou encore quelqu'un obnubilé par la mort ! Et puis gothique ne veut pas dire sataniste.

L'auteure ne va pas jusque là, mais visiblement elle ne connaît rien à ce monde et c'est bien ça qui me dérange. C'est si cliché (et déplacé) de choisir comme meurtrier(s) un(des) gothique(s) pour un meurtre de masse au moment d'Halloween. Si c'était censé m'inquiéter, c'est raté, elle m'a juste mise hors de moi.

 

Cependant, et heureusement, son livre ne s'arrête pas là ! Autant dès que je voyais le mot "gothique" associé à ces meurtres je voyais rouge, autant j'ai beaucoup apprécié la façon dont elle a mené son intrigue.

J'ai apprécié la façon dont, dans la communauté des victimes, tous étaient liés même si ils étaient très différents les uns des autres. J'ai également bien aimé la façon dont les parents des victimes étaient persuadés de tous savoir sur leurs enfants alors que finalement ils étaient si loin du compte : ça m'a plu de voir que cette perfection apparente n'était finalement que du vent.

J'ai également beaucoup apprécié la façon dont on avance dans l'enquête et la façon dont les indices sont crédibles : ils sont recherchés, pas du tout tirés par les cheveux et très crédibles.

La révélation finale sur le(s) meurtrier(s) m'a également beaucoup plu notamment parce que je ne l'avais vraiment pas vu venir.

Sans oublier que j'ai beaucoup apprécier les différents personnages, notamment Taylor, Baldwin et Charlotte.

 

Andrea Ellison a vraiment une écriture très agréable et claire. Même si j'étais (et que je reste) en colère contre elle et ses préjugés (ça ne lui ferait pas de mal d'aller à la rencontre des gens pour apprendre à les connaître), je ne peux que reconnaître qu'elle sait parfaitement mener sa barque sans foncer dans les rochers. On la sent vraiment maître de son intrigue et ce point m'a beaucoup plu.

Une intrigue agréable mais pleine de clichés faussés.

 

 

Merci beaucoup à Maud et aux Editions Harlequin de m'avoir permis de découvrir L'automne meurtrier et leur collection MOSAIC :)

 

 

Du même auteur :

La caresse de la mort

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:15

http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782841099269.jpg

La poésie arabe compte dans son histoire quelques grandes voix féminines, (telle celle de la princesse Wallada à l'époque de l'Espagne andalouse). Mais c'est au XXe siècle que la poésie féminine s'affirme comme un véritable phénomène. Cette anthologie rend bien sûr hommage, dans sa préface, aux femmes qui ont joué un rôle précurseur, comme l'irakienne Nazik al-Malaïka ou la Palestinienne Fadwa Touqan aujourd'hui disparues. Mais son objectif est de faire découvrir ici les nouvelles voix de la poésie des femmes qui se font entendre dans le monde arabe. Le lecteur français sera certainement surpris (et séduit) par la liberté de ton, de forme et de pensée de la plupart d'entre elles.

Pour l'essentiel, elles écrivent hors des sentiers rebattus de la grande tradition poétique arabe. la plupart d'entre elles ont fait le choix de vers libre. leur vocabulaire est résolument contemporain, leurs images sont souvent étonnement modernes. On croise dans leurs poèmes des ordinateurs, Facebook, la ville moderne et son décor chatoyant... Mais cette liberté formelle exprime une volonté de libération humaine. L'amour, le désir, les interdits sociaux ou religieux, la revendication de liberté et de dignité des femmes sont souvent le feu intérieur qui anime ces textes. Les évènements en cours qui bouleversent leur pays (et qu'on a nommé un peu indistinctement "printemps arabe") trouvent aussi écho dans ces textes de femmes tunisiennes, égyptiennes, libyennes, syriennes...

 

 

J'aime beaucoup lire des choses différentes et encore plus découvrir de nouvelles choses d'autant plus quand il s'agit d'une culture que je ne connais pas ou mal. Autrement dit, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre qui me promettait de changer d'avis sur mes préjugés inconscients ou non (n'essayer pas de me dire que vous n'avez jamais eu de préjugés, je ne vous croirais pas !).

J'ai beaucoup aimé ce recueil de poème qui m'a permis de voir certaines choses différemment. Par contre, la poésie est quelque chose de très personnel et d'un peu mystérieux, alors quelque part, je me dis que j'ai peut-être vu dans ces poèmes que ce que je souhaitais voir...

 

Je ne pensais pas me retrouver autant dans ces poèmes. Pas dans tous évidement, mais je ne pensais pas qu'avec autant de facteur de différence, je puisse avoir autant de points communs avec ces femmes. C'est bien vrai, d'après ce qu'on voit aux informations, l'on ne s'attend pas forcément à lire des textes si "occidentaux" : je veux dire par là que ça fait longtemps qu'en France nous n'avons pas réellement connu de guerre, que la religion est de plus en plus absente et que hommes et femmes peuvent prétendre à une certaine égalité (même si les féministes penseront certainement toujours le contraire ;D).

J'ai aimé la diversité des textes : il n'y a pas un seul thème mais une infinité. Certains parlent d'amour, d'autres de technologie, d'autre de sensations... Chacun y trouvera ce qu'il aime en manière de poésie.

 

J'ai beaucoup aimé la présentation des textes : je trouve agréable que Maram al-Masri les a regroupé selon la nationalité des auteures. Il y avait beaucoup de possibilités mais je trouve que ce choix reste le plus judicieux.

J'ai également apprécié la couverture toute simple et au touché cannelé tout doux ainsi que son petit format qui s'emmène partout. Personnellement j'aime lire un poème de temps en temps, sans les enchaîner ce que j'ai parfaitement pu faire avec ce livre si facile à glisser dans un sac.

 

Cela dit, j'ai également quelques regrets comme celui de ne pas avoir trouvé dans Femmes poètes du monde arabe des poèmes des femmes mentionnées dans le résumé : la princesse Wallada, Nazik al-Malaïka, Fadwa Touqan ou encore Maram al-Masri dont j'ai découvert qu'elle écrivait également des poèmes.

Mon autre regret est de ne pas maîtriser l'arabe pour pouvoir les découvrir en VO : j'imagine que leur traduction leur fait perdre un peu de substance même si les phrases restent mélodieuse et les textes compréhensibles.

Femmes poètes du monde arabe est vraiment une jolie découverte que je vous souhaite de faire !

 

Un grand merci aux Editions Le Temps des Cerises et aux Agents littéraires. Contes inuit est vraiment une très belle surprise :)

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