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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 07:15

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/BOQ/P3/9782221068243.JPGLe Surmâle se distinguerait-il comme la plus moderne des visions mécaniciennes de l'amour ? A l'inverse de ce que prétendent la plupart, il ne s'agit nullement ici d'une exaltation de la mécanique amoureuse mais de sa critique sauvage, qui doit néanmoins sa radicalité au fait de ne jamais perdre de vue l'évidence ouvrant ce livre : " L'amour est un acte sans importance puisqu'on peut le faire indéfiniment. "

 

 

 

 

 

 

 

Dans ma quête de la découverte des oeuvres de mon compatriote lavallois, Alfred Jarry, j'ai décidé de tenter Le Surmâle, très bien noté sur Livraddict et surtout très court (il ne faut pas abuser des bonnes choses non plus !).
Eh bien, je dois dire que je ne sais pas trop quoi penser de ce texte. 

En effet, je l'ai trouvé très déstabilisant, finalement pas tant par le texte que j'imagine très provocateur pour l'époque, mais plutôt par l'écriture très séductrice vis à vis du lecteur. Habituellement, dans les romans, même très engagés, le lecture à plutôt une place de spectateur, mais là, je me suis sentie sans cesse "stimulée" comme si à chaque phrase écrite, Alfred Jarry se retournait vers moi pour voir ma réaction... J'ai eu l'impression qu'il cherchait un peu trop à me plaire et ça m'a un peu dérangée. Un peu comme si, du coup, je me sentais obligée d'être d'accord avec lui.
Bon, cela n'empêche pas que l'auteur à une écriture très agréable et que le roman se lit très facilement et rapidement, que le vocabulaire est plutôt simple et que le texte s'avère assez drôle.


Je trouve le texte du Surmâle assez culotté en soit : il est assez futuriste en soit et plutôt philosophique. Je dis ça car, par certains de ses aspects et notamment ses références aux machines et sa foi en le progrès, j'ai entraperçu pas mal de brides d'idées sur la science et le rapport de l'homme aux machines que j'ai pu étudier en cours de philo' au lycée... Ne connaissant pas du tout l'univers de Jarry, j'ai été assez étonnée, mais la surprise se révèle très bonne.
Je ne m'attendais également pas du tout à retrouver tant de référence à la sexualité dans ce texte. Ça m'a rappelé un truc que dit l'un des personnages de La vie d'Adèle (je suis allée le voir hier soir aussi) comme quoi, les femmes n'ont pas besoin des hommes pour connaitre l'extase, mais qu'un homme ne pourra pas la connaitre sans l'intermédiaire d'une femme. Même si les idées défendues ne sont pas les mêmes dans ce texte, j'ai trouvé qu'il y a pas mal de similitude dans ces réflexions. Je ne pourrais pas dire que je suis d'accord avec toutes les idées que défend Alfred Jarry, mais elles ne sont certainement pas dénuées d'intérêt.
Bref, Le Surmâle est un texte déstabilisant mais sympathique.


[les +] Un texte surprenant et culoté, une écriture agréable, des réflexions intéressantes.
[les -] Un texte un peu trop dans la séduction du lecteur.


Du même auteur :
♦ L'amour en visites ♦ Ubu roi
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 07:15

http://www.livraddict.com/covers/18/18004/couv3232162.jpgTito est un jeune garçon qui vit seul avec sa mère depuis la mort de son père. Assez renfermé, sa seule véritable évasion, c'est la lecture. En rue, Tito rencontre Zeta qui lui conte son histoire : elle fuit la secte responsable de la mort de ses parents, de célèbres archéologues qui ont mené des recherches sur la tribu des Moza capable de faire revivre les morts. Zeta, se sentant en danger, confie à Tito une mystérieuse montre à gousset. Morto le chef de la secte retrouve la jeune fille et la blesse mortellement, Tito est sauvé par l'intervention d'Argos qui récupère le corps de Zeta. Argos explique à Tito que Morto, dans sa soif de pouvoir effrénée, veut récupérer la montre pour maîtriser le don de résurrection. Une aventure mystérieuse et envoûtante par l’auteur des « Lamentations de l’agneau ». Une histoire originale oscillant entre fantaisie et réalisme servi par un graphisme exceptionnelle à travers un dessin nerveux et précis.

 

 

J'ai de nouveau emprunté ce livre grâce à ma chasse aux one-shot à la bibliothèque municipale. Et puis, il faut dire aussi que je trouve la couverture particulièrement belle et mystérieuse !

J'ai vraiment été conquise par cette histoire courte qui ne manque cependant pas de sel !

 

J'ai beaucoup aimé la plongée que l'on fait dans l'ésotérisme grâce à Tito et Zeta : c'est un peu inquiétant, très sombre et surtout rapidement addictif ! J'aime beaucoup la délicatesse et la simplicité avec lesquelles sont abordées ce thème, du coup, le manga peut totalement s'adresser à un public assez jeune.

Ce n'est qu'au moment de rédiger ma chronique que je me dis que ce thème était déjà abordé dans le manga Fullmetal alchemist, mais les deux histoires n'en sont pas moins différentes !

J'ai bien aimé l'esprit également un peu sectaire de certains personnages du manga  : ce n'est pas dit clairement, mais on sent bien l'endoctrinement qui se cache derrière tout ça. Par contre, je me dis qu'avec 10 ans de moins, je n'aurais certainement pas compris autant de chose dans cette histoire... Quelque part, ce n'est pas forcément plus mal : il y a un peu une lecture pour deux publics. De quoi permettre aux jeunes lecteurs de redécouvrir cette histoire plus tard du coup !

 

Tito et Zeta m'ont tous les deux bien plu : j'aime beaucoup la fraîcheur qu'ils amènent dans cet univers assez sombre. Ils représentent vraiment la vie et c'est d'autant plus frappant que la mort se trouve un peu partout dans ce manga. Ils sont vraiment en décalage avec l'histoire même si celle-ci leur colle à la peau, du coup, je trouve que ça accentue le côté intriguant de l'histoire (d'autant plus qu'elle se révèle assez simple...).

 

J'ai trouvé les dessins très agréable a regarder : ils collent parfaitement avec l'histoire. Ils sont sombres, un peu inquiétants, les visages sont durs et fermés. Je trouve que le mangaka a su parfaitement faire passer les émotions dans ses dessins : ils y sont vraiment pour beaucoup dans l'ambiance particulière du livre !

Luno est un manga très sympathique et original.

 

 

[les +] Une ambiance particulière, une histoire et des personnages intéressants, de jolis dessins.

[les -] L'histoire aurait pu être un peu plus approfondi.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 06:15

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/BOQ/P3/9782221068243.JPGPoussé par son ignoble épouse, le Père Ubu renverse le roi de Pologne, son bienfaiteur, et massacre sa famille et les nobles du royaume. Désormais "roi de Pologne et d'Aragon", "maître des Phynances" et "docteur en pataphysique", il étale la couardise, l'avidité et la vulgarité qui feront de lui le modèle de l'usurpateur totalitaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça faisait un moment que je me suis promis de lire un jour les oeuvres complètes d'Alfred Jarry. Bon, ce jour n'est pas encore arrivé, mais au moins j'ai emprunté le bouquin à la bibliothèque et j'aurais lu Ubu roi (qui fait d'ailleurs parti du baby-challenge Théâtre de Livraddict) !

Ce texte m'a énormément surprise : je ne m'attendais pas du tout à ça...

 

Il faut dire que j'ai tout de suite été surprise par la grossièreté d'Ubu. L'une de ses premières répliques est un "merdre" qui m'a tellement déstabilisé que j'ai tout de suite éclaté de rire ! Honnêtement, il ne faut pas se formalisé devant tant de vulgarité si l'on veut apprécier ce texte : toute la pièce en est bourrée et quelque part ça en devient risible tellement ça ne colle pas avec l'image de dirigeants qu'acquière la mère et le père Ubu. Personnellement, ça m'a fait rire, surtout que c'est écrit en vieux français, mais je comprends totalement que ce ne soit pas le cas de tout le monde : d'ailleurs, habituellement, c'est plutôt le genre de chose qui m'horripile.

 

L'histoire m'a également bien plu : elle est totalement loufoque et pourtant, elle est totalement réaliste. Et ce, encore aujourd'hui. Des coups bas pour arriver au pouvoir, ça existera toujours (rien qu'en regardant les pics que se lancent les politiciens...) tout comme les dirigeants qui cherchent à s'enrichir encore plus (si il n'y avait que les comptes en suisses !)... Mais bon, le débat n'est pas là, mais il est certain qu'Ubu reste très actuel.

J'ai également beaucoup été amusée par la chance qu'à Ubu : il arrive toujours à se sortir des pires situations, sans jamais lever le petit doigt. Toujours grâce à la bêtise d'un autre ou par le hasard : il a une certaine chance dans son malheur, mais jamais assez pour s'en sortir totalement.

 

J'ai été assez conquise par le style d'Alfred Jarry, d'autant plus que si mes souvenirs sont bons, il n'avait que 15 ans quand il a écrit cette pièce. Bien sur, tout est caricaturé dans Ubu roi et assez prévisible, mais c'est ça aussi qui fait le charme de la pièce : parce que même quand on pense avoir tout deviné, Ubu arrive encore à nous surprendre !

Ubu roi est vraiment une pièce à lire !

 

 

[les +] De l'humour, une histoire qui reste actuelle.

[les -] Une grossièreté récurante qui dérangera certains lecteurs.

 

 

Du même auteur :
 ♦ L'amour en visites ♦ Le Surmâle

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:15

http://www.livraddict.com/covers/43/43978/couv18381500.jpgTomonen rassemble plusieurs courts récits étonnants et poétiques, qui repoussent les frontières du monde réel pour nous ouvrir les yeux sur la magie de l’univers qui nous entoure. Partons à la rencontre d’une apprentie sorcière, d’un enfant qui lit dans le cœur des gens... Autant de personnages et d’invitations à redécouvrir notre âme d’enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

Si j'ai lu ce livre c'est encore grâce à ma chasse au one-shot à la bibliothèque municipale. Cela dit, je crois malheureusement que j'arrive au bout de ce que la bibli peut me proposer en ce genre de lecture... dommage !

Tomonen a été une lecture agréable bien que très étrange...

 

En effet, Tomonen à la particularité d'être un recueil de petites histoires publiées dans des fanzines. Bien qu'elles soient assez proches les unes des autres, elles sont assez différentes, du coup, j'ai eu un peu de mal à me "sortir de la tête" l'histoire précédente pour bien apprécier la nouvelle. Je crois que, pour cette raison, je garderais une image assez décousue de cette lecture.

Chacune des petites histoires m'a bien plu : elles sont assez enfantines et traitent de sujets merveilleux comme des sorcières ou encore des pièces de monnaie qui parlent... Bien qu'elles s'adressent à un public assez jeune, cela ne m'a pas dérangé : les histoires sont très mignonnes et amusantes !

 

Le côté jeunesse est également renforcé par les dessins de Kenya Ohba qui sont tout en rondeur, pas très détaillé et coloré à l'aquarelle dans des tons pastels pour les pages colorées. Ils donnent une atmosphère de douceur et de calme qui donnent un peu l'impression d'être dans un songe ! C'est très agréable !

Tomonen est une lecture agréable.

 

 

[les +] Un esprit merveilleux, une ambiance rêveuse, de jolis dessins.

[les -] Un aspect jeunesse très marqué qui dérangera sans doute les lecteurs plus âgés, des passages d'une histoire à l'autre assez déstabilisants et confus.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 06:15

http://www.livraddict.com/covers/109/109400/couv72141168.jpgDans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain.
Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.
L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.
Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits. La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs.
Un Indridason grand cru !

 

 

J'ai lu ce roman dans le cadre du Baby-challenge policier de Livraddict, initialement, je comptais aussi l'ajouter à ma liste pour le mois blanc du challenge Bookineurs en couleurs de Liyah, mais je ne me suis pas assez dépêchée pour le lire !

J'ai passé un très bon moment avec ce livre à l'intrigue rondement bien menée.

 

En effet, je suis assez admirative du travail d'Arnaldur Indriason : il a su imbriquer plusieurs histoires différentes dans La femme en vert, avec des liens bien réels que l'on découvre peu à peu où d'autres que l'on pense deviner et qui s'avèrent faux par la suite. Personnellement, j'ai trouvé l'histoire assez prévisible en soit : certains des indices sont assez "gros" et nous indiquent assez facilement ce qu'il s'est réellement passé.

Cependant, chacune des histoires que l'on découvre dans La femme en vert est assez addictive : chacun des "destins" qui nous sont proposés m'ont interpellée et donné envie d'en savoir plus. D'autant plus qu'ils se situent chacun à des époques différentes et qu'ils signifient des choses complémentaires pour l'intrigue...

 

L'histoire de Margareth et de ses enfants m'a tout particulièrement touchée : je l'ai vraiment sentie coincée, à bout de souffle et l'on ne voit pas de solution qui pourrait l'aider. C'est impressionnant de voir une personne aussi bonne et douce qu'elle prise au piège de cette façon. Personnellement, je me suis tellement sentie impuissante que je pense que je me souviendrais d'elle pendant longtemps.

L'histoire de Benjamin et celle d'Erlandur et de sa fille Eva m'ont moins touchée bien qu'elles m'aient tout autant intéressée. C'est juste qu'elle ne dégage pas la même force et qu'elles sont bien moins présentes dans La femme en vert, du coup, elles passent un peu sur un plan secondaire.

 

Je découvrais l'écriture d'Arnaldur Indridason pour la toute première fois et j'ai vraiment passé un très bon moment. Elle est très agréable et plutôt calme : on sent du coup toute la réflexion et l'importance qui se cache derrière cette enquête, à l'image d'Erlandur et de ses coéquipiers.

La femme en vert est un roman policier très agréable.

 

 

[les +] Une histoire aux multiples facettes, des personnages intéressants, une narration agréable.

[les -] Un peu prévisible.

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Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.

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