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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/12/12194/couv33312073.jpgA Abidjan, les problèmes s'accumulent pour Aya : Mamadou fait le génito pour la femme de son professeur, tandis que Félicité est séquestrée au village par son père. De son côté, Grégoire s'est fait recruter par un pasteur. Pendant ce temps à Paris, Innocent, l'aventureux coiffeur, découvre que l'homosexualité n'est peut-être pas aussi bien acceptée en France qu'il l'espérait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une fois, je suis sous le charme de l'univers d'Aya, d'autant plus que dans ce tome, Marguerite Abouet se permet d'apporter un regard critique à notre façon de vivre à nous, nous les français "de pure souche".

 

Ce point-là m'a beaucoup plu et ne m'a pas du tout dérangée. Quand Inno débarque d'Afrique, il est totalement perdu à Paris et doit changer totalement de façon de vivre : je ne peux donc que comprendre qu'il ai certaines incompréhension face à certains points de notre façon de vivre. Je pense notamment à sa façon d'aborder la famille. Même si l'exemple français choisi est un cas à part et - du moins je l'espère - plutôt rare, il n'empêche pas que ses réflexions sont à des années lumières des miennes sur ce qu'il a pu voir et comprendre !

 

Dans ce tome, j'ai également beaucoup apprécié le changement régulier de narrateur qui confère une grande dynamique à l'histoire : sans sauter du coq à l'âne, on navigue sur plusieurs fronts et, fatalement, l'on ne s'ennuie pas.

Les différentes histoires sont dans la parfaite continuité du tome précédent ce que je trouve très agréable même si, personnellement, j'aurais apprécié avoir une intrigue supplémentaire différente de celles proposées dans le tome précédent. Cela dit, à deux tomes de la fin, je comprends ce choix.

De même, j'aurais bien aimé voir Aya un peu plus, tout comme j'aurais aimé savoir ce qu'elle compte faire pour son professeur... J'imagine que j'aurais la réponse dans le tome suivant !

 

Encore une fois, j'ai apprécié l'humour des situations et leur crédibilité. J'aime le fait de pouvoir m'imaginer que tout cela est vrai en lisant cette bande dessinée. Même si parfois ça pourrait sembler assez improbable rien ne me permet de penser que ça ne pourrait jamais se produit.

Sans compter que j'apprécie beaucoup les dessins de Clément Oubrerie. J'apprécie leur simplicité et leurs couleurs chatoyantes.

Aya de Yopougon est une très belle bande dessinée à découvrir.

 

 

Des mêmes auteurs :

Aya de Yopougon tome 1 tome 2 tome 3 tome 4

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/88/88428/couv75445384.jpgLa sentence des Walkyries est tombée : de retour sur terre, Kriss ne restera en vie que si elle réalise une action digne de l’élever au rang de reine. Et ce n’est pas tout, si elle a le malheur de faire le moindre mal à n’importe quel être vivant, ne fût-ce qu’un simple poisson, la flèche qui se trouve toujours fichée dans sa poitrine s’y enfoncera un peu plus. C’est aidée d’une alliée providentielle, Hildebrün, que Kriss va tenter de conquérir un nouveau royaume.

 

 

 

 

 

 

Comme vous le savez sûrement déjà, je suis véritablement accro' aux aventures de Thorgal et de ses amis. Alors forcément, cette nouvelle série sur Kriss de Valnor ne pouvait que me plaire, d'autant plus quand on sait qu'elle fait partie de mes chouchous de cet univers.

Du coup, quand mon père s'est acheté ce troisième tome, il ne m'a pas fallut bien longtemps pour lui piquer (une fois qu'il avait le dos tourné) et pour la lire : j'ai passé un très bon moment avec ce troisième tome.

 

Je suis d'autant plus ravie de ce tome qu'on y retrouve la Kriss de Valnor telle qu'on la connaît dans les derniers tomes de Thorgal parus : un peu calculatrice, un peu manipulatrice, très séductrice et surtout, redoutablement guerrière. J'ai cependant beaucoup apprécié le fait qu'elle ne puisse plus tuer dans ce tome : on sent que ça la freine et qu'elle doit remettre ainsi beaucoup de choses en questions. Du coup, bien qu'elle soit toujours la même, on découvre une nouvelle facette d'elle, un peu plus fragile.

J'ai apprécié faire la connaissance d'Hildebrün : toutes les deux ont de nombreux points en communs bien qu'elles restent différentes notamment par leur histoire. C'est vraiment un duo que j'ai apprécié.

 

L'histoire de ce tome m'a beaucoup plu, notamment au niveau de la "malédiction" de Kriss comme je le disais précédemment. Par contre, comme pour le tome précédent, j'ai trouvé que les évènements s'enchaînaient un peu trop vite ce qui ne m'a pas permis de savourer ce qu'il se passait.

La fin m'a beaucoup plu, surtout avec ses références à Thorgal qui laissent présager une suite très haute en couleur ! J'ai franchement hâte de voir ça ;)

Digne d'une reine est un tome très sympathique.

 

 

De SENTE :
Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor tome 1 : Je n'oublie rien ! tome 2 : La sentence des Walkiries tome 4 : Alliances

Thorgal tome 32  : La bataille d'Asgard tome 33 : Le bateau-sabre tome 34 : Kah-Aniel

De DE VITA :

Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor tome 1 : Je n'oublie rien ! tome 2 : La sentence des Walkiries tome 4 : Alliances

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/13/13221/couv45037376.jpgEn voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

 

 

J'avais lu le second tome il y a un peu plus d'un an maintenant, sans avoir préalablement lu celui-ci. Pour tout vous dire, j'avais été profondément déçue par cette histoire dont j'avais entendu tellement de bien. Il me semble que je l'avais trouvé particulièrement tarte. Beaucoup d'entre vous m'avait dit à l'occasion que c'était normal vu que je n'avais pas lu Quand souffle le vent du nord et que si je l'avais lu avant j'aurais sans aucun doute aimé tout autant cette saga qu'eux.

Du coup, quand j'ai vu que le premier tome était (enfin) disponible à la bibliothèque et que ma déception s'était effacée, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais d'emprunter ce premier tome.

Sans surprise, j'ai de nouveau trouvé cette histoire crédible, trop romantique pour moi et Emmi particulièrement agaçante. Cela dit, j'ai tout de même préféré ce premier tome au second ;)

 

Ce que j'apprécie particulièrement dans cette histoire, c'est sa crédibilité. Parfois l'on s'attache à des personnes que l'on connaît a peine sans trop savoir pourquoi et c'est totalement ce qui se passe dans Quand le vent souffle du nord. La façon dont se rencontre Leo et Emmi est tellement improbable (bien que je ne doute pas de sa possible véracité) qu'elle m'a vraiment donnée envie de croire à cette histoire.

De la même façon, je ne doute pas que, même en couple, y'a des moments où toutes nouvelles rencontres est la bienvenue. Dès qu'une certaine routine s'installe en somme, où que l'on a l'impression d'avoir fait le tour de l'autre. Leo met du piment dans la vie d'Emmi qui doit se redécouvrir. C'est encore un point de l'histoire qui me plaît énormément par sa crédibilité : je ne doute pas que cela puisse arriver.

 

Bizarrement, Leo m'a moins plu dans ce tome que dans le suivant. Je l'ai trouvé plus manipulateur et plus tourmenteur et surtout, moins à l'écoute des sentiments d'Emmi. Comme si il cherchait à la faire tourner en bourrique (je pense entre autre au truc avec Mia). Moins naturel donc et beaucoup plus calculateur.

A l'inverse, j'ai préféré Emmi dans ce tome même si elle m'a tout autant agacée. Elle est trop impulsive pour moi et elle m'énerve a faire sans arrêt un pas en avant pour en faire de suite deux en arrière. Je peux comprendre qu'elle ne sâche plus très bien où elle en est, ni même ce qu'elle souhaite réellement, mais ça serait tellement plus simple si elle le disait... Elle a ce petit côté adolescente en elle qui m'a particulièrement agacée, notamment quand j'ai l'impression de me retrouve face à un message facebook d'une ado' de 14 ans amoureuse au lieu de lire un e-mail d'une adulte de 35 ans.

 

Par contre, comme je le disais plus haut, c'est trop romantique et trop facile pour moi. Même sans avoir lu le deuxième tome, il n'y a vraiment pas besoin d'être un génie pour savoir comment ça va se terminer. Cela dit, j'ai beaucoup aimé l'ironie de la fin. Je crois que c'est vraiment l'un des rares moments du livre où je me suis réellement sentie concernée par l'histoire : elle a su me faire redescendre directement sur terre !

Cela dit, je comprends totalement le succès de ce livre. Pour un peu qu'on ai l'âme un peu romantique, je ne doute pas que Daniel Glattauer puisse nous faire passer de nombreuses émotions. Personnellement, les mièvreries me gavent, mais je ne doute pas qu'elles puissent plaire à beaucoup.

Quand souffle le vent du nord est une histoire très crédible et romanesque.

 

 

Du même auteur :

Emmi et Leo tome 2 : La septième vague

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/1/1054/couv36067863.jpgL'Épervier, « Ar Sparfell » en breton, est un corsaire du roi français au XVIIIe siècle et ancien pirate. Il est surnommé l'Épervier de Crozon, mais son véritable nom est Yann, le chevalier Yann de Kermeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur internet, j'ai vu que les avis étaient très partagés sur ce premier tome. Beaucoup lui repproche son manque d'originalité, d'autre l'on juste adoré. Personnellement, je fais partie de ce second groupe ;)

 

Visiblement, je lis bien trop peu de BD pour avoir perçu ce "manque d'originalité" dont beaucoup parlent. Le fait que, par un concours de circonstance, Yann de Kermeur se retrouve sur la scène d'un crime, entend les dernières volontés du mourant, se fait accuser du meurtre, s'échappe et se retrouve poursuivit par des personnes dont on ne sait pas encore si elles font partis des méchants ou de ceux qui aiment voir les lois s'appliquer, m'a beaucoup plu.

Peut-être que beaucoup de bande dessinée commencent ainsi, mais, moi c'est la première fois que je lis un début comme ça. D'autant plus que ce premier tome m'a paru très prometteur et m'a énormément plu.

 

L'autre chose que j'ai particulièrement aimé dans cette histoire, c'est l'entraide que l'on découvre entre les personnages et notamment vis à vis de Yann. On sent qu'il a de nombreux amis et connaissance qui le soutiennent et croient en lui. Même si, visiblement, il a un passé des plus obscurs dont je suis impatiente d'en savoir plus. Sans oublié que j'ai trouvé le personnage en lui-même très sympathique. Comme la fille "du mort" (dont j'ai oublié le nom) et qui m'a également beaucoup plu.

 

J'ai beaucoup aimé la narration de l'histoire et ses dialogues : je les ai trouvé facilement abordable et intéressant. J'ai également beaucoup apprécié les dessins de Patrice Pellerin que je trouve très fidèle aux paysages de Bretagne.

J'espère trouver de tout coeur la suite de L'épervier dans ma médiathèque ;)

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/59/59429/couv28793643.jpgClochette naît une jour de grand soleil, dans une baignoire remplie de tournesols jaunes, début prometteur pour une existence sans conformisme.
Alice élève seule son petit garçon surdoué pour les mots, usant avec lui une ribambelle de papas possibles.
Blanche, à soixante-seize ans tout ridés, commence sa vie de femme das les bras d'un jeune homme mi-voyou mi-ange en deux-chevaux jaune citron déglinguée.

Trois histoire modernes où drôlerie et fantaisie font joyeusement déraper les personnages.
Trois héroïnes d'aujourd'hui pour qui le chemin du bonheur est toujours celui de l'audace.

 

 

Même si j'ai apprécié ce livre, je comprends maintenant beaucoup mieux ce que certains critiques veulent dire en parlait d'auteurs français, au style "parisien limite intello", presque bobo, qui sont plus là pour nous plaire (ou nous choquer) qu'écrire les choses qu'ils ont réellement à nous dire.

Bref, même si Des tournesols dans la baignoire est un livre très agréable, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Bénédicte Chrétien n'avait pas l'air de croire en son histoire et cherchait peut-être à se donner un style qui pour elle devrait plaire au lecteur.

 

Bon, ma chronique comment assez mal, mais je crois que c'est surtout du au décalage entre la quatrième de couverture et la réalité du livre. Quand on la lit, on s'attend à découvrir trois histoires encrées dans la réalité mais différentes par certains évènements. En soit, c'est plutôt le cas, sauf que les évènements en question sont tellement "gros" que ce serait comme apprendre dans la presse que finalement Edith Piaf n'est pas morte et qu'en fait, Lady Gaga, c'est elle.

 

Pourtant les trois femmes misent en avant sont toutes les trois très agréables et sympathiques. Même si leur vie sont à des années lumières de la mienne et que je trouve la leur totalement incrédible. Cependant, elles ont ce petit truc en plus qui fait qu'on ne peut que les apprécier. Par contre, j'ai trouvé, Alice et Clochette assez froide et inaccessible, limite faites de papier glacé.

Blanche est vraiment celle qui m'a le plus plu. J'ai beaucoup apprécié sa volonté à vouloir faire le bien autour d'elle.

 

Comme vous l'aurez compris, mon gros point noir dans ce livre est l'écriture de Bénédicte Chrétien qui ne m'a pas du tout touchée comme me le promettait pourtant la quatrième de couverture. Sans compter que je ne l'ai pas trouvé poétique du tout, ni folle. Juste froide, trop impersonnelle et non vécue.

Cela dit, vu que ce livre me fait l'effet d'une oeuvre d'art contemporaine, peut-être que votre ressenti en sera totalement différent ! Après tout, j'adore Amélie Nothomb et visiblement elles évoluent un peu dans le même univers...

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/18/18014/couv65690424.jpgYukino Miyazawa est l'idole de son lycée.
Mais sous cette apparence impeccable se cache une jeune fille égoïste et négligée ! Aussi Yukino n'est-elle pas du genre à se laisser faire quand un rival arrive dans sa classe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça faisait longtemps qu'une de mes amies me parlait de ce manga de façon très très positive. Je voulais l'emprunter à la bibliothèque, mais je ne me souvenais plus du nom, jusqu'à temps que la fameuse amie vienne à la maison, se plante devant la bibliothèque de la petite soeur et s'exclame "Ah, tu l'as acheté finalement !". Il y a des moments où l'on se sent un peu bête ;)

Du coup, je viens de finir le premier tome et je dois dire que j'ai bien aimé.

 

Bon, forcément, vu que c'est un premier tome, il met l'histoire en place, cela dit, il ne manque pas non plus de dynamisme. J'ai beaucoup aimé la façon dont les personnages nous sont présentés ainsi que leurs histoires.

J'aime beaucoup, dans ce manga, que les choses ne sont pas forcément ce qu'elles semblent être. Par contre, tout ça me semble un peu tirer par les cheveux : je n'arrive pas à croire qu'on puisse tellement se comporter comme une personne différente de ce qu'on est profondément au point de refouler sa propre personnalité et de devenir cette personne... Du coup, je suis assez curieuse de découvrir la suite.

D'autant plus que les deux personnages principaux de l'histoire m'ont beaucoup plu.

 

Par contre, je n'ai pas vraiment accroché aux dessins de Masami Tsuda : je les trouve un peu froid et trop détaillé. Et puis avec trop d'angles aussi : j'aime beaucoup les choses rondes !

Sans oublié que l'écriture des dialogues est vraiment toute petite ce qui m'a beaucoup dérangée au début de ma lecture...

En tout cas, c'est avec plaisir que je lirais la suite de Elle et lui.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/21/21366/couv52647257.jpgChez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

 

 

Au vu de son thème, ce livre avait vraiment peu de risque de me déplaire. J'ai toujours aimé les livres réalistes qui prônent la tolérance et qui donne envie de se bouger pour faire changer les choses. De ce côté là, La couleur des sentiments n'a pas pour thème quelque chose d'actuel (quoique ça m'étonnerait franchement qu'il règne aujourd'hui une parfaite égalité entre les "noirs" et les "blancs"), mais en tout cas, il est certain qu'il s'en dégage quelque chose de très particulier.

Bref, c'est un très joli coup de coeur !

 

Dans ce roman, Kathryn Stockett, nous met face au racisme de tous les jours qu'on vécu les afro-américains pendant des années au milieu du XXe siècle (sans oublier qu'au temps des esclaves, c'était pire encore...). Elle s'attache particulièrement au point de vue des bonnes ainsi qu'à la jeune Skeeter qui tente de raconter leur vie dans un livre anonyme. Pour cela, trois personnages nous racontent le temps d'un chapitre leurs (mes)aventures.

Après ma lecture, je me suis dit que ça aurait pu être intéressant d'avoir un point de vu différent supplémentaire. Parce que finalement, même si on a des brides de ce que pense les personnages qui voient les "noirs" comme des gens sales et porteurs de maladies, ce ne sont que des pensées fugaces. D'un autre côté, je trouve justement très intéressant de n'avoir que des intervenants qui essayent de faire bouger les choses : je trouve que ça donne un côté plus positif à l'histoire.

 

J'ai beaucoup aimé les trois personnages qui nous racontent leur histoire.

Notamment Aibileen qui s'acharne à donner confiance en elle à la petite qu'elle garde et dont la mère ne prête pas attention. Ça m'a plu de la voir aimer les enfants qu'elle gardait comme si c'était les siens, tout comme l'histoire de son fils m'a profondément touchée. J'aime beaucoup la façon dont elle garde le sourire en toute occasion et, même si elle est à double tranchant, la conclusion à son histoire. C'est vraiment mon personnage préféré de celle-ci.

Minny m'a également beaucoup touchée : j'ai aimé la façon dont elle n'arrive jamais à se taire même si ça doit un jour lui porter préjudice. Je ne reviens toujours pas du culot dont elle peut faire parfois preuve ! Sans compter qu'elle m'a par moment fait beaucoup rire.

Skeeter m'a beaucoup plu. C'est à elle que je me suis le plus identifiée même si nos deux vies sont vraiment très différentes. J'ai beaucoup aimé son hésitation à prendre le risque d'écrire son livre et le fait qu'elle continue même si ça doit lui fermer toutes les portes. Sans compter qu'elle m'a beaucoup touchée à essayer de comprendre ce qui s'était passé pour Constantine, sa bonne.

 

L'écriture de Kathryn Stockett m'a beaucoup plu : elle est douce, calme, posée bien qu'elle reste dynamique. C'est pile ce qu'il me fallait pour comprendre que ça se passait encore il y a quelques dizaines d'années au Etats-Unis et pour me sentir impliquée dans cette histoire : Skeeter ne pouvait vraiment pas échouer vu toutes les ondes positives que je lui ai envoyé ;)

La couleur des sentiments est vraiment un très beau livre. Je suis curieuse de découvrir le film maintenant ;)

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/4/4588/couv2498631.jpgRiiko et Night se sont débarrassés de leurs poursuivants, ils sont enfin seuls. Riiko se résout à passer à l'acte pour devenir "vraiment" la petite amie de Night. Ils sont ainsi liés par les liens de l'amour. Lorsque, la panne de Night est réparée, ils achètent deux bagues et goûtent leur nouveau bonheur ! Quant à Sôshi, il décide soudain de partir en Espagne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chouette, ce dernier tome est pile comme je le voulais ! Moi qui râlait depuis les deux précédents comme quoi l'histoire devenait de moins en moins réaliste, là, au moins, je suis servie : c'est pile ce que je voulais lire pour finir la saga.

 

J'ai vraiment apprécié ce retour au réalisme que l'on a dans ce dernier tome : si l'on oublie le fait que Night n'est pas humain, ce tome est vraiment très crédible ce que j'apprécie vraiment. Du coup, l'on se projette d'autant plus facilement dans cette histoire.

Sans compter que ce tome, bien qu'il soit très court est surtout riche en rebondissement. J'ai beaucoup aimé ce dynamisme bien que du coup, à côté, les tomes précédents semblent un peu plan-plan.

La conclusion m'a également bien plu : je crois que c'est ce que j'avais envie de lire au fond. Bon, l'auteure à un peu coupé la poire en deux, mais personnellement ça ne m'a pas dérangée du tout.

 

J'ai également apprécié les deux courtes histoires que l'on retrouve à la fin de ce tome. Par contre, j'ai eu du mal à comprendre que je ne lisais plus les aventures de Riiko : j'avais totalement zappé le mot "fin" (c'est malin !).

J'ai trouvé intéressant la façon dont, sans être dans le même univers, l'on retrouve la même ambiance d'irréel et d'amour. Les deux histoires sont vraiment mignonnes et bien tournées. C'était une chouette surprise !

D'autant plus que les dessins sont très agréables bien que les personnages ressemblent étrangement à ceux de Lui ou rien...

Lui ou rien est une saga très mignonne et plaisante.

 

 

Du même auteur :

Alice 19th tome 1 tome 2 tome 3 tome 4 tome 5 tome 6 tome 7

Lui ou rien tome 1 tome 2 tome 3 tome 4 tome 5

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/12/12193/couv62004252.jpgInno, coiffeur pour dames stylées, débarque à Paris et lance la mode de la coupe Grace Jones dans un foyer malien. Pendant ce temps, en Côte d'Ivoire, Aya est harcelée par un professeur de fac, le père de Félicité surgit de nulle part pour récupérer sa fille devenue mannequin et Mamadou subvient aux besoins de sa petite famille en faisant le gigolo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai trouvé ce quatrième tome très agréable, d'autant plus que l'on sort un peu des sentiers battus dessinés par les  tomes précédents. Cependant,  on y retrouve tout de même les petits détails qui marchaient si dans les trois autres tomes.

 

Ce qui m'a tout particulièrement plu dans ce quatrième tome, c'est que l'on met les pieds en France et que du coup, j'ai pu enfin appliquer ce qui se passe dans cette saga  à ma vie. Parce que même si je ne suis pas une immigrée, ce sont tout de même des situations que j'ai vu ou que certains de mes amis ont vécu, du coup, ça me parle forcément plus que la vie en Afrique. Même si c'est toujours très intéressant de savoir ce qu'il se passe ailleurs.

J'ai beaucoup aimé les (mes)aventures d'Inno : elles sont un peu tirées par les cheveux, mais elles m'ont beaucoup fait rire. D'autant plus que je ne doute pas qu'il se cache une grande part de vérité derrière tout ça. En tout cas, ce personnage me plaît beaucoup : il est différent, il a un truc en plus et il m'émeut tout particulièrement.

 

J'ai également été très touchée par ce qu'il se passe pour Aya dans ce tome. J'ose espérer que ce n'est qu'un cas isolé. En tout cas, je croise les doigts pour elle.

De la même façon, je suis très curieuse de savoir ce qu'il va se passer pour Félicia.

 

J'apprécie beaucoup la narrition pleine d'humour de Marguerite Abouet : même si elle parle de chose pas rose, elle sait prendre les choses du bon côté et avec humour. Tout comme ses personnages. De la même façon, j'aime beaucoup les dessins de Clément Oubrerie : je trouve ses personnages vraiment très expressifs.

Aya de Yopougon est vraiment une BD à découvrir :)

 

 

Des mêmes auteurs :

Aya de Yopougon tome 1 tome 2 tome 3 tome 5

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 07:15

http://www.livraddict.com/covers/54/54314/couv34614636.jpgEn 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.

 

 

 

 

C'est toujours la même chose : plus l'on entend du bien d'un livre et plus l'on s'attend à quelque chose d'extraordinaire et plus l'on est déçu... Je crois que je suis en plein dedans.

Je crois vraiment que j'avais entendu trop de bien de ce livre pour l'apprécier pleinement : j'étais vraiment enthousiaste à l'idée de le lire et finalement j'ai trouvé l'histoire un peu plate et la narration trop érudite (et finalement assez peu poétique).

 

En effet, j'ai été étonnée que l'histoire ne s'arrête vraiment qu'au résumé. J'aurais voulu résumer le livre en entier à un ami, la quatrième de couverture aurait été tout aussi efficace si ce n'est plus.

L'histoire n'est pas désagréable, au contraire, elle est même très intéressante et plutôt original : c'est bien le premier livre que je lis qui traite des emmurées ! D'autant plus que je ne connaissais pas du tout ce côté-là du Moyen Age. C'est juste que je trouve qu'elle traîne un peu trop : Esclarmonde passe beaucoup de temps à nous décrire des scènes de sa vie qui se ressemblent énormément. Je pense que Carole Martinez l'a fait entre autre pour nous montrer la solitude et la dévolution de la jeune femme, mais personnellement, ces passages ne m'ont pas passionnée.

 

Par contre, j'ai vraiment apprécié Esclarmonde : elle a un caractère et une volonté assez extraordinaire. j'aime beaucoup la façon dont elle s'affirme ainsi que sa volonté à aller au bout de ses choix.

J'ai notamment beaucoup aimé la tendresse qu'elle a pour les personnes du château, qu'ils soient de son rang ou bien de ses employés. Elle a vraiment beaucoup à donner et ça m'a énormément plu. D'autant plus, qu'au début du roman, elle me parraissait assez égoïste : j'aime beaucoup quand les évènements futurs me font mentir.

Et j'ai eu un coup de coeur pour la femme de chambre de Douce, Bérangère. J'ai apprécié son caractère flamboyant et sa joie de vivre.

 

Personnellement, je n'ai pas accroché plus que ça à l'écriture. Pour tout dire, je me regardais tourner les plages et je trouvais que je n'avançais pas dans ma lecture. J'ai rarement mis autant de temps pour lire 200 pages !

Je l'aurais préférée plus abordable, plus simple. Je crois que la lecture m'aurait été plus naturelle. Ce n'est pas que l'écriture de Carole Martinez est compliquée, c'est juste que j'ai trouvé que ça faisait "trop". Je ne vois pas trop comment expliquer mon ressenti : c'est trop "érudit" pour moi, trop froid et finalement assez impersonnel. Un peu comme si elle avait voulu trop bien faire. Beaucoup ont été charmé par la poésie de son écriture, je l'ai également appréciée mais ce n'est pas ce que je retiendrais malheureusement de ses mots.

Du domaine des murmures est un chouette livre mais finalement pas inoubliable.

 

 

Du même auteur :
Le coeur cousu

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Bienvenue & Bonne visite !

 

Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



Tous les textes et chroniques publiés sont écrits par moi-même sauf indications contraires.
Merci de me prévenir et de mettre un lien vers mon blog si jamais vous souhaitez utiliser l'un de mes textes, même court.



Merci d'être passé, de m'avoir lu et pour vos petits messages ♥
Bonne visite !

Luna.

 

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