En une fraction de seconde, toute la vie que Camila avait planifiée s'est écroulée.
Exit le fiancé parfait... qui se révèle être un menteur et un manipulateur.
Exit son entrée en tant que jeune avocate dans le cabinet de son père... où travaille son ex.
Exit l'emménagement à deux dans l'appartement payé par papa.
Alors, Camila prend - pour une fois - une décision un peu folle : rejoindre sa jumelle, qui a quitté le domicile familial pour se libérer du contrôle paternel, à Los Angeles pour y passer ses vacances. Sur place, elle découvre que sa sœur s'est plutôt bien débrouillée : elle vit dans une splendide villa, en coloc avec les deux acteurs stars d'une série fantastique pour adolescents. Mais si Romeo, le copain de sa sœur l'accueille chaleureusement, c'est tout le contraire pour Adam. Le grand brun tatoué ne cache pas son mécontentement et va même jusqu'à déployer toute son énergie pour essayer de la faire partir. Mais Camila voit clair dans son jeu : ses attaques ne sont que l'expression d'un homme qui souffre. Et lorsqu'elle le surprend en train de se droguer elle comprend... Adam est toxicomane.
C'est une nouvelle fois grace à ma Grey Book Jar que j'ai sorti ce livre de ma PAL dans le cadre de la nouvelle session grise du Challenge Bookineurs en Couleurs. Je dois dire que je n'ai pas franchement été ravie en tirant ce titre : de Victoria ARABADZIC, je n'ai lu que Out Of Control qui ne m'avait pas franchement séduite par son côté tantôt too much tantôt pas assez et, surtout, par sa manière de régler tous les problèmes par le sexe. La bonne nouvelle, du coup, c'est que ça me permettait de faire sortir ce livre de ma PAL, ce que j'aurais eu probablement beaucoup de mal à faire par moi-même au vu de mes préjugés.
Cela dit, je dois reconnaitre que la thématique de Rappelle-moi de te détester avait tout pour me plaire : dès qu'il s'agit de romance mettant en scène des célébrités, la midinette en moi se réveille ! Je me suis inventée tellement d'histoires de ce genre adolescente que, forcément, ça fait échos à de bons vieux souvenirs. La base est là, mais je dois dire que j'ai été moins fan du côté hollywoodien qui rend un peu tout excessif et parfois un peu contradictoire : le côté "vivons cachés à la vue de tous" me dépasse un peu. Je n'ai pas franchement cette mentalité-là, alors je ne me suis pas vraiment reconnue dans le choix des personnages de s'exposer autant tout en regrettant d'être harcelés par les médias.
J'ai plutôt apprécié la manière dont sont abordées les addictions d'Adam. Je n'y connais pas grand chose et ne saurais donc dire si c'est crédible ou non, mais j'ai apprécié l'absence de jugement face à cette dépendance. Je crois, peut-être à tord, qu'on a tous des failles et que potentiellement l'on pourrait tomber dans ce genre de processus si l'on perdait pied. J'imagine que lorsque l'autodestruction passe par quelque chose qui nous fait du bien, c'est d'autant plus difficile d'en échapper... J'ai trouvé intéressant la manière dont cette addiction est abordée dans ce roman tout en laissant la part belle à la romance : certes, il faut jouer avec mais ce n'est pas le cœur de l'histoire.
Outre ces éléments, j'ai trouvé cette romance plutôt classique avec son jeu du chat et de la souris, bien que celui-ci dure assez longtemps au final. L'attraction entre Camila et Adam est plutôt jolie à voir même si elle est parfois tellement forte, qu'elle à un effet contraire, presque violent. Je pense que cette impression est d'autant plus importante que Camila n'est pas vraiment reine de sa propre vie, tant ses décisions ont jusqu'à présent été influencées par son père ou son fiancé. C'est donc assez chouette de la voir s'émanciper même si pour cela elle doit en passer par une relation compliquée, voire souffrante, avec Adam : c'est triste à dire, mais parfois il faut en passer par là pour comprendre réellement ce que l'on veut.
Camila a beau être sympathie et empathique, je n'ai pas vraiment accroché au personnage. Même si c'est un peu compliqué pour moi de le reconnaître, je pense que l'on se ressemble beaucoup dans notre manière de laisser trop de place à nos proches dans notre vie, en nous reposant sur eux pour prendre des décisions ou en jouant les infirmières dans nos couples. Cette mise en miroir de mes "défauts" à certainement joué sur ma sympathie pour elle : ce n'est jamais agréable d'être confronté à nos propres problèmes ;) Cela dit, même si ses vacances chez sa soeur ont tout d'une fuite en avant, je l'ai trouvée très courageuse de prendre cette décision et de s'écouter alors que ses "mentors" font tout pour la faire changer d'avis.
De même, j'ai eu assez peu d'atomes crochus avec Adam tant il est difficile de se reconnaitre en lui, notamment à cause de son addiction. Je pense que le fait qu'il ne soit pas "sain" m'a beaucoup freinée et que, même si la conclusion est jolie, j'ai continué de le regarder avec méfiance en me demandant si ses bonnes résolutions allaient tenir. Clairement, j'en ai un peu marre des bad boys et je trouve dommage que les livres mettent aussi peu en scène des gentils garçons, nous poussant parfois à idéaliser des histoires d'amour bien souvent destructrices dans la vraie vie.
Jessica et Romeo m'ont davantage plu : je les ai trouvés en accord avec eux-mêmes et j'ai apprécié les voir mener leur vie comme ils l'entendent en assumant les conséquences. J'ai aimé leur punch et leur bonne humeur contagieuse.
Si le dynamisme de Rappelle-moi de te détester m'a plu et et que j'ai globalement passé un bon moment avec ce roman, je ne suis pas certaine que je m'en souviendrais longtemps. Au final, même si l'histoire est riche en rebondissements, je l'ai trouvée un peu plate : ça traine en longueur et le "je t'aime moi-non-plus" dure un peu trop longtemps à mon goût. Pour le coup, j'ai trouvé les thèmes choisis assez racoleurs tant l'exploitation en reste au final superficielle. C'est d'autant plus dommage que Victoria ARABADZIC fait preuve d'énergie dans ce roman.
Une histoire agréable mais sans plus.
[les +] Une belle dynamique, un décor glamour.
[les -]Des sujets qui restent superficiels, une romance un peu trop compliquée pour faire rêver.
Leur amour est comme un orage : violent, inévitable et dévastateur.
Depuis son départ pour Oslo il y a quinze ans, Hannah n'avait jamais remis les pieds dans ce petit village de pêcheurs qui l'a vue grandir. Elle savait que revenir ici serait une épreuve, mais elle ne s'attendait pas à ce que ce soit si dur de le revoir, lui. Tommy. Les traits durcis, les joues creusées, un regard froid et rancunier : l'homme qu'il est devenu n'a plus rien de l'adolescent qu'elle a quitté. Hannah donnerait tout pour effacer ses années d'absence, retrouver son meilleur ami comme avant, peut-être même avoir une chance de lui avouer ses sentiments trop longtemps enfouis. Mais Tommy, lui, ne lui a jamais pardonné son départ et aujourd'hui il partage sa vie avec une autre...
J'ai pioché dans ma Grey book jar(à chaque session du challenge Bookineurs en couleur sa pioche !) en espérant tomber sur une petite romance rapide à lire. Ce n'est pas vraiment à Love Storm que je pensais en formulant ce vœux silencieux mais j'ai été bien contente de tomber sur lui : sa couverture et son titre me faisaient de l'œil depuis un bon moment et la lecture de son résumé avant de me plonger dans cette histoire n'a fait que confirmer cette envie...
Malheureusement, j'ai été déçue par cette romance qui ne m'a pas franchement donné l'impression de tenir la route, tant j'y ai relevé des incohérences (de mon point de vue) tout au long de ma lecture concernant la vie d'Hannah. En effet, alors qu'elle semble si proche de ses parents, je n'ai pas compris comment elle a pu partir de la maison à 15 ans et ne jamais y remettre les pieds jusqu'au décès de sa mère (dont j'ai été étonnée qu'on ne fasse pas plus de cas : un deuil demande toujours du temps). Comment est-ce possible de ne pas voir ses proches pendant plus d'une dizaine d'année sans pour autant être fâchés ? De même, il est dit qu'elle est aujourd'hui influenceuse et pourtant, on ne la voit quasiment pas avec son téléphone et à aucun moment traîner sur les réseaux...Visiblement elle en gagne pourtant bien sa vie mais personne ne semble la reconnaitre dans les lieux publics. J'ai donc eu du mal à croire qu'elle met son boulot sur pause plusieurs semaines alors que l'on est si vite oublié dans ce milieu. Et, enfin, plus que tout, je n'ai pas compris son comportement avec Tommy, revendiquant sa place dans sa vie amoureuse alors que, jusqu'à présent, elle ne ressentait strictement rien de cet ordre pour lui et lui avait imposé un silence impitoyable depuis son départ. Cette histoire se passant en Norvège, il est possible que certains éléments culturels m'échappent mais, franchement, ces différents points n'ont pas rendu cette histoire crédible à mes yeux.
Pourtant, en soit, la relation entre Hannah et Tommy m'a bien plu dans sa complexité. L'évidence entre ces deux-là est très belle même si, d'une certaine façon, elle fait beaucoup de mal. J'ai aimé la conviction qu'ils avaient plus jeune de finir ensemble sans pour autant ne pas avoir encore de sentiments amoureux l'un pour l'autre... J'ai trouvé plutôt juste la façon dont Hannah a coupé les ponts en se rendant compte que sa vie allait être à Oslo afin de protéger Tommy et de leur permettre à tous les deux de faire leur deuil. J'ai aimé la manière dont leurs sentiments mis sous silence se réveillent après toutes ces années, comme décuplés d'avoir été "amassés".
Le reste de l'intrigue, notamment le triangle amoureux est plus classique mais assez plaisant à lire. L'on sent que tous les personnages sont vraiment à fleur de peau, faisant place à des scènes d'une sensualité explicite (qui, d'après ce que j'ai lu sur d'autres blogs, ont pu choquer certains lecteurs). La fin est plutôt juste même si elle n'est pas heureuse pour chacun des personnages.
Vraiment, je n'ai pas tellement accroché à Hannah qui ne m'a pas paru très crédible du fait des différents éléments relevés plus haut. Elle n'en reste pas moins sympathique mais sa proportion à boire et à agir sous la colère ne m'ont pas permis de m'identifier à elle. J'ai cependant apprécié sa fougue et sa détermination face aux défis qu'elle se lance.
Tommy m'a davantage plu bien que je ne l'ai pas trouvé très fair-play dans ses hésitations entre Hannah et Aly. Cela dit, il est facile de se mettre à sa place et de comprendre qu'il hésite entre l'apaisement de la raison et le feu du cœur, même si en amour, c'est toujours le cœur qui a le dernier mot... Tommy est touchant dans ses blessures mais, au fond, je crois qu'il a surtout besoin de l'aide d'un pro (oui, oui, je veux toujours envoyer tout le monde en thérapie !).
J'ai beaucoup, beaucoup, apprécié l'entourage de ces deux-là. J'ai trouvé Aly très touchante et forte devant cette situation qui lui fait du mal et j'ai trouvé plutôt beau qu'elle se choisisse plutôt que de rester sur ses plans initiaux. Sam et Harald, les deux frères de Tommy, m'ont vraiment plu. J'ai aimé leur force tranquille et le fait qu'ils se suffisent à eux-mêmes. Pour le coup, même s'ils ont un côté vieux garçons, je les ai trouvé plus intéressants que Tommy et ne serait pas contre une suite pour les découvrir davantage. Et, bien sûr, j'ai été touchée par Eric, le père de Hannah qui remonte tout doucement la pente suite au décès de sa femme tout en supportant les frasques de sa fille.
Même si je n'ai pas été totalement convaincue par Love Storm, j'ai beaucoup apprécié la narration de Line GAGLIANO. C'était la première fois que je lisais cette auteure et ai été plutôt conquise par sa plume dynamique et la sensualité décomplexée de certaines scènes. Les choses avancent vite - à tel point que l'on en oublie parfois combien de temps s'est écoulé - avec force de rebondissements et de conseils avisés (plus ou moins ignorés). C'est frais, pétillant et assez volcanique ! Autant dire que j'espère découvrir prochainement un autre de ses romans.
Une histoire agréable bien que je ne l'ai pas trouvée crédible.
[les +] Une narration prenante, des personnages secondaires intéressants. [les -]Des détails qui nous font douter de la crédibilité de cette histoire.
Lounic, un beau ragdoll à robe blanche, coule une vie paisible aux côtés de sa maîtresse, Agnès Sémonné, et de son petit ami. Tous deux travaillent dans la jardinerie familiale. Lounic est ami avec Virgule, une petite chatte recueillie par Marc, le grand-père d'Agnès, qui habite dans l'appartement juste en dessous, en rez-de-jardin d'une belle villa avec vue sur le golfe de Saint-Tropez.
Mais Marc est assassiné en pleine nuit, alors que la saison démarre. Dès lors, les deux chats vont tout faire pour retrouver le coupable. Leur enquête va les confronter à des aventures rocambolesques. Ils vont devoir faire preuve de perspicacité, et affronter avec courage un danger omniprésent. Mais cela va-t-il suffire pour réussir à démasquer l'assassin ? Rien n'est moins sûr, d'autant plus que les policiers semblent avoir trouvé le suspect idéal.
Quand Patricia LASSERRE m'avait proposé de découvrir son roman sur Simplement.pro en début d'année, ce n'était clairement pas le bon moment pour moi : il fallait que je me remette à flots ainsi que mon blog que j'avais négligé ces dernières années... Je m'étais inscrite sur ce site pour plus tardsans penser que j'aurais tout de suite des propositions. J'en profite donc pour remercier chaleureusement Patricia pour l'envoi de son roman mais aussi pour sa confiance, d'autant plus qu'elle a été la première à me contacter sur ce site.
J'ai tout de suite été intriguée par l'histoire de Lounic. Si j'aime bien les romans policiers, je n'en avais jamais lu de ce genre et me demandais donc si une histoire jeunesse se cachait derrière ces chats enquêteurs. Si le contenu et son petit nombre de pages est adapté à des jeunes lecteurs, deux-trois allusions très discrètes me font dire que ce roman a avant tout été écrit pour des adultes ;) Personnellement, j'ai bien aimé cette ambiance un peu entre La Belle et le Clochard et Oliver et Compagnie qui m'a rappelé des souvenirs d'enfance.
L'enquête de cette histoire est intéressante par sa simplicité et prenante. J'ai apprécié voir Lounic et Virgule mettre au point un plan pour déterminer l'identité du meurtrier de Marc et la communiquer aux Sémonné - leur famille. J'ai été amusée par ce à quoi est prêt à faire Lounic, chat d'appartement, pour Agnès et Virgule alors qu'il aurait clairement préféré rester à domicile. Il n'a tellement pas l'habitude des aventures, qu'il tombe dans tous les pièges, donnant de nombreux rebondissements à cette enquête rondement menée. J'ai apprécié que ce soit le prétexte de nous faire découvrir un peu Saint-Tropez tout en permettant à Lounic de se faire des amis, lui qui ne sort jamais de chez lui.
J'ai bien aimé l'ambiance huis-clos de Lounic qui nous force à nous poser des questions sur chacun des membres de la famille et notamment Serge, l'amoureux d'Agnès. Si l'on a peu de doutes concernant ce dernier, j'ai réellement apprécié découvrir les liens de cette famille unie et la manière dont les relations avec les animaux de compagnie sont abordés.
De même, j'ai bien aimé le côté "amour impossible" entre la sauvage Virgule et le pantouflard Lounic. Il est clair que les contraires s'attirent mais je dois dire que j'ai du mal à les voir ensemble. Tant parce qu'ils sont différents que parce que je trouve un peu déconcertante cette humanisation des chats, alors que l'on suit également des personnages bien humains #psychorigide
Cela dit, j'ai trouvé la fin aussi touchante que mignonne. SI le meurtrier était plutôt facile à retrouver, son mobile ne sautait pas aux yeux, donnant un peu de piment à cette révélation.
Lounic est assez amusant à suivre par son côté vieux matou ronchon. Je n'y connais pas grand chose en chat donc je ne sais pas trop s'il est âgé ou non, mais il m'a assez fait pensé à certaines personnes âgées par sa douceur lente et son besoin de compagnie, tout en ayant du mal à changer ses habitudes et en recherchant sans cesse l'attention d'Agnès. J'ai aimé sa loyauté sans égale et sa manière de foncer tête baissée sous le coup de l'adrénaline.
Virgule m'a également bien plu dans sa liberté et ses petites maladresses. Elle est aussi forte que touchante. De même, j'ai bien apprécié les Sémonné qui sont aussi aimants que distingués. Ils ont clairement un côté un peu impressionnant par leur domaine et leur éducation mais ils ont en eux la bonté des gens qui ont su rester simples.
J'ai trouvé l'écriture de Patricia LASSERRE très agréable bien qu'un peu déroutante à suivre dans un premier temps du fait de ses phrases courtes, permettant d'aller à l'essentiel tout en restant dans l'action. Ce texte a également un côté lunatique, un peu à l'image des chats, changeant d'activité ou de mood en quelques minutes. Si c'est un peu perturbant, cela m'a amusée tant ça colle à l'image que je me faisais de Lounic, tantôt en train de courir derrière un meurtrier, tantôt en train de quémander des caresses sur les genoux d'Agnès. Pour le coup, je n'imaginerai pas une autre narration pour ce policier mené par des chats !
Une histoire prenante qui peut se lire à tout âge.
[les +] Un policier différent, à l'écriture atypique, adapté aux jeunes lecteurs ainsi qu'aux plus grands.
Durant l'enquête sur la mort d'un jeune garçon renversé par une voiture qui a pris la fuite, la détective de la Criminelle de Seattle, Tracy Crosswhite, fait une découverte surprenante : le suspect est un militaire en service actif sur une base navale locale. Après la disparition d'une pièce à conviction cruciale, l'homme est disculpé par un tribunal militaire. Mais Tracy a conscience de ne pouvoir tourner le dos à ce type d'injustice.
Lorsqu'elle découvre les liens du chauffard avec une récente épidémie d'overdoses d'héroïne, elle comprend qu'il ne s'agit pas simplement d'une affaire où l'armée protège les siens. Le problème est plus profond et le suspect ne travaillait pas seul. En approchant de la vérité derrière cette insidieuse conspiration, elle se met elle-même en danger. Et les seules personnes sur lesquelles elle peut compter sont peut-être celles auxquelles elle ne peut plus faire confiance.
Ce n'était clairement pas la première fois que je lisais Des Morts si proches. Je l'avais déjà lu en 2020 dans le cadre de la session #4.8 du Challenge Bookineurs en Couleurs, mais n'étais pas du tout dans la capacité d'écrire une chronique à ce moment-là étant totalement dépassée par ma charge de travail (quelle idée aussi d'être préventeur en Santé et Sécurité au Travail en pleine période de Covid ! --'). Depuis, je l'ai réouvert à plusieurs reprises sans le finir... Il aura donc fallut cette nouvelle session Orange pour m'y replonger sans abandonner ! Je ne sais pas si j'ai été ravie en le piochant dans mon Orange Book Jar mais cela m'a bien décidée à le sortir définitivement de ma PAL ;)
J'ai bien aimé ce roman, ce qui avait déjà été le cas lors de ma première lecture. Alors, je pense que mes précédents abandons étaient plutôt dus à un mood peu compatible avec un roman policier, le fait qu'il soit un pavé et surtout que ce soit toujours un peu difficile de reprendre une histoire que l'on connait déjà. Cela dit, pour cette fois, autant j'ai eu du mal avec le début que je connaissais presque par cœur du fait de ces nombreuses relectures, autant je ne me souvenais plus du tout du reste de l'intrigue et notamment des personnages impliqués dedans.
Si le début a été un peu difficile - ne me surprenant plus tant je l'avais lu - j'ai donc trainé un peu en le lisant jusqu'au moment où l'on comprend que tout est lié. En effet, dans Des Morts si proches l'on suit Tracy sur les traces d'un délit de fuite routier après qu'un jeune adolescent ait été renversé en pleine rue en revenant de son match de basket. J'ai trouvé intéressant la manière dont la police est amenée à traiter avec la navy et ai été amusée par les commentaires sur l'incompétence du NCIS (quand on a grandit avec la série et Gibbs, on ne peut que trouver ça fou !). Cependant, j'ai été plus intéressée par l'intrigue menée par Faz et Del qui enquêtent sur le décès par overdose de la nièce de ce dernier. J'ai trouvé cette intrigue moins conventionnelle et ai apprécié son côté plus humaine, mettant davantage de lien avec la famille des victimes. Du coup, j'ai vraiment apprécié voir ces deux enquêtes se rejoindre sur un tableau commun afin de voir les trois collègue de la "A team" travailler ensemble.
Dans ce cinquième tome, j'ai également apprécié la part importante laissé à certains personnages secondaires, comme Leah Battles - l'avocate de la défense - ou Célia McDaniels qui va épauler Del dans l'enquête sur la mort de sa nièce. J'ai aimé la place que prennent ces deux femmes de caractères qui font jouer quelques tours à nos enquêteurs favoris. J'ai particulièrement aimé la manière dont la narration intègre le regard de Leah tandis que certains soupçons reposent sur elle.
De même, j'ai apprécié la place qui est laissée à la vie personnelle dans ce tome. Tant en ce qui concerne les projets de bébé de Tracy et Dan compliqués par le fait qu'ils aient dépassés la quarantaine, tant que par la découverte de la famille de Del et des liens qu'il tisse progressivement avec Celia. Ces moments privés sont plein de douceur bien qu'ils restent assez pudiques. Même si j'ai trouvé dommage que l'on ne voit pas davantage Kins dans ce roman - il se fait opérer de la hanche - j'ai aimé la banalité de cet arrêt qui encre cette histoire on-ne-peut-plus encore dans la réalité tant on connait tous quelqu'un ayant ce genre de prothèse.
Comme toujours, j'ai apprécié retrouver Tracy même si je n'ai pas vraiment d'atomes crochus avec elle, tant elle est parfaite et impressionnante. Cependant, je l'ai trouvée plus humaine dans ce tome tant l'on sent sa carapace se fendiller face à son désir d'enfants inassouvi. Il est facile de se reconnaitre dans ses doutes et sa manière d'avancer avec Dan - qui est clairement trop parfait pour être réel.
Pour le coup, j'ai vraiment vraiment apprécié découvrir davantage Del dans Des Morts si proches. Jusqu'à présent, je ne savais pas grand chose de lui et l'ai trouvé particulièrement touchant à prendre soin de sa famille alors qu'il est tout aussi noyé de chagrin face à la perte d'Allie. J'ai aimé ses petites attentions envers ses neveux, ses fausses remontrances et sa douceur face à la douleur de sa sœur. Et, plus que tout, j'ai apprécié comprendre que la vengeance n'était pas la solution aux côtés de Celia.
Cela a été un peu étrange de me replonger dans Des Morts si proches après avoir lu il y a quelques mois le tome suivant, me spoliant un peu sur certaines intrigues (bon, ce n'est pas comme si ce n'était pas une relecture). Cela dit, j'ai vraiment apprécié retrouver l'écriture dynamique de Robert DUGONI, tout en générosité sur les points de vues et angles d'intrigues. L'on passe régulièrement d'un personnage à l'autre, remettant parfois en question nos suppositions mais nous permettant sans cesse d'avancer dans notre enquête. Personnellement, j'ai trouvé ce roman un peu long mais je pense que c'est dû au fait que je n'ai plus l'habitude de lire des pavés (notamment en version numérique) et que j'ai trainé au début de ma lecture, connaissant un peu trop bien les premiers chapitres. Il n'empêche que j'ai trouvé cette lecture très agréable et serais très curieuse de découvrir ses autres tomes.
Une enquête riche en rebondissements.
[les +] Une intrigues multifacette, des personnages secondaires intéressant, plus d'humanité que ce que l'on a l'habitude dans les policiers.
[les -]Un début un peu difficile pour un aussi gros livre.
Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.
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