Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Love Lie Hate
Mylène DUMORTIER

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 329 pages

 

 

 

 

 

 

 

Parce que c'est lui. Parce que c'est elle.

Sam est tout ce que Rose ne devrait pas aimer.

Militaire : il peut être mobilisé à tout moment et partir du jour au lendemain.

Pauvre : il est à mille lieues du monde riche et luxueux dans lequel elle évolue.

Rustre : il lui a bien fait comprendre qu'il ne voulait rien de sérieux avec elle. Il la veut juste elle.

Pourtant, depuis qu'ils se sont rencontrés sur la plage, c'est comme si le destin ne cessait de les pousser l'un vers l'autre. Comme si une force puissante, magnétique, irrépressible incitait leurs corps à se rapprocher et à fusionner Rose ne peut pas être avec Sam, et Sam ne veut pas être avec Rose, mais l'amour a un plan pour eux et une arme imparable : la passion.

 

 

Bien que j'avais trouvé le résumé de Love, Live, Hate sympathique, je ne l'avais pas franchement trouvé très alléchant. Bizarrement, j'étais donc plutôt curieuse de découvrir ce qu'il ne nous disait pas sur cette histoire.

 

Au départ, j'ai trouvé celle-ci un peu trop consensuelle à mon goût en voyant évoluer Rose dans sa famille. Trop d'argent, trop de "clinquance", trop étriquée. Ils veulent se donner une image classe mais, pour le coup, je les ai trouvés terriblement nouveaux riches à étaler leur argent et les marques de leurs acquisitions comme d'autres étalent du beurre sur leurs tartines (en couches très épaisses si c'est mon beau-frère ! #coucouyann). Cela m'a d'autant plus amusée que c'est le genre de remarque que Rose et sa famille font justement sur leurs voisins et amis (l'hypocrisie dans toute sa splendeur).

Je dois dire que j'ai vu plutôt d'un bon œil les péripéties en lien avec cette famille,tant dans la reprise de l'empire sociétal paternel que du mystérieux espion qui les suit. Cela ajoute une bonne dose de sel et de dynamisme à cette histoire mais également un peu d'originalité. Cependant, un des rebondissements est particulièrement difficile à lire et j'ai été étonnée qu'il n'y ait pas eu d'avertissement en début de bouquin. Petite, je lisais sans problème les livres de mes parents et c'est typiquement le genre de lecture que j'aurais pu emprunter sans demander dans la bibliothèque familiale (et vu le nombre de bouquins lus à la maison, je ne suis pas certaine qu'ils se seraient souvenus de cette scène pour apposer leur véto'). Les nombreuses scènes de sexe ne m'auraient probablement pas choquée, par contre, il est clair que je me serais pris de plein fouet le choc de la violence de ce rebondissement très particulier (déjà que là, à 30 ans passé... alors à 12 !). Pour le coup, je pense que c'est également dû au fait que l'après est un peu traité à la va-vite alors que l'on sait pourtant que beaucoup de victimes ont besoin d'une vie entière pour se reconstruire. 

D'autres choses m'ont gênée dans ce livre, notamment dans certains actes des personnages qui ne sont pas vraiment en accord avec ma version du respect. En écrivant cela, je pense notamment à une sortie en boîte de nuit qui, par son manque de consentement, représente pour moi une agression sans que l'auteure n'en fasse de cas. Je ne suis pas très à l'aise avec cette idée que Mylène DUMORTIER puisse se servir de ce genre d'évènement potentiellement traumatisant pour faire fantasmer ses lecteurs. De manière plus soft, je n'ai pas trouvé Rose très courageuse et respectueuse avec son petit copain et ami de toujours alors qu'elle débute, en parallèle, son histoire avec Sam. Certes, cela est croustillant mais j'ai une préférence aux héroïnes honnêtes qui assument rapidement leurs erreurs.

Cela dit, j'ai bien aimé la romance entre Rose et Sam. J'ai été séduite par leur alchimie innée et l'attirance sans détour qu'ils peuvent avoir l'un pour l'autre. Après, j'ai trouvé qu'avec les (trop) nombreuses scènes de sexe, ils donnaient l'impression de ne pas avoir beaucoup de lien en commun. C'est dommage puisque ce n'est pas avec des orgasmes que l'on construit une vie à deux (même si c'est plutôt sympa' ;D). Cela dit, la conclusion est mignonne mais ne sort pas de l'ordinaire ce qui tranche assez avec le reste, plutôt original, de cette romance.

 

Bien que j'ai trouvé Rose sympathique, je suis pourtant restée sur ma réserve concernant ce personnage. Comme je le disais plus haut, je n'ai pas senti que nous avions les mêmes valeurs et, plus que tout, je l'ai trouvée très stéréotypée gosse de riche (dans le mauvais sens du terme) ce qui m'a empêchée de m'identifier pleinement à elle. De manière générale, je l'ai trouvée plutôt lâche.

Pour le coup, Sam m'a davantage plu alors que son personnage est bien plus classique et déjà vu. D'une certaine façon, il est également cliché mais de manière moins négative que la jeune femme : il impose davantage une image de force et de bravoure.

 

Je sais que j'ai d'autres livres de Mylène DUMORTIER dans ma bibliothèque mais, sans accès à internet au moment où j'écris cette chronique (petit coucou de la pause déj'), je suis incapable de dire si c'était la première fois où non que je lisais l'un de ses romans (après vérification, c'était bien la première fois mais j'ai Keep It Secret dans ma PAL). Quitte à me répéter une nouvelle fois, je ne me suis pas reconnue dans les valeurs de cette histoire mais j'ai apprécié son écriture décidée et dynamique. La lecture, même sans réellement accrocher à Love, Lie, Hate est aussi fluide qu'agréable.

Une lecture prenante bien qu'agaçante par les valeurs qui s'en dégagent.

 

 

[les +] Une intrigue secondaire originale pour de la romance, du dynamisme, une écriture agréable.

[les -] Des actes au respect aléatoire, une scène choquante sans avertissement en début de bouquin, une Rose très stéréotypée "gosse de riche".

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

Repost0
17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 05:00

Pour cette huitième session de la saison 5 du Challenge Bookineurs en Couleurs, nous avons été  15 lecteurs réunis autour de 91 livres.

Bravo à tous !

 

 

***

Suite à vos votes, la nouvelle session sera donc...

 

Session #5.9 : ROSE

Lectures du 17.08.2022 au 17.10.2022

 

N'oubliez pas de partager vos chroniques ou avis ici ou sur le topic Livraddict pour que vos lectures soient prises en compte !

Vous pouvez également utiliser le #bookineursencouleur sur instagram

 

***

 

Mes lectures [3] :

Try To Resist Me - Samantha BELLANGER • Un Amour imprévu - Teri WILSON (Monsieur Darcy + Mademoiselle Juliette• Better Than Friends - Kim GALÉ

 

 

Vos lectures [] :

Repost0
16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Les Ailes collées
Sophie DE BAERE

Audiolib - 2022
7h12

 

 

 

 

 

 

Suis-je passé à côté de ma vie ? C'est la question qui éclabousse Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans. Et c'est l'été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.

 

 

J'étais assez méfiante au moment de me lancer dans ce roman. Il faut dire aussi que le résumé ne disait pas grand chose sur l'histoire que je m'apprêtais à découvrir (en soit, ce n'est pas bien grave : ce n'est que depuis que je me suis mise à lire des livres numériques que je lis le résumé avant de me lancer dans un livre… Vu qu'ils y sont souvent glissés à la deuxième page !) mais , surtout, que j'associe les couvertures unies jaune coquille aux lectures un peu intello des concours littéraires. Perso', j'ai une préférence aux lectures légères plutôt que prise de tête (clairement, au cinéma, c'est totalement l'inverse !). En plus, je venais de vider mon forfait 4G en essayant de télécharger ce livre ainsi qu'un autre sans succès en prévoyance des 6H de route qui m'attendais le jour-même pour rentrer de mes congés. Cela dit, heureusement que Timothée a un forfait internet totalement indécent ce qui m'a permis de télécharger celui-ci (le partage de connexion, c'est le feu ! - comme dirait ce dernier) : visiblement, le manque de place sur mon téléphone a été suffisant pour que cela n'aboutisse pas avec l'autre bouquin (mais c'est réglé depuis). Bref, tout ça pour dire qu'en lançant la lecture, je ne savais pas du tout à quelle sauce j'allais être mangée et que je n'étais pas franchement à l'aise.

 

Pour le coup la surprise a été bonne. J'aime beaucoup les histoires qui grandissent avec les personnages et c'est totalement le cas pour celle-ci où l'on suit Paul de sa tendre enfance dans les années 70' à ses 35-40 ans. J'ai aimé le fait que l'auteure alterne sans cesse les époques tout en respectant une certaine chronologie : d'un côté, son mariage avec Anna et les années qui s'en suivent ; de l'autre, les bancs de l'école et ses études supérieures. J'ai aimé la manière dont les deux époques se répondent, nous permettant de deviner certains évènements à venir et de comprendre, avec plus de recul, certains mystères.

Même si cela apparaît dans le résumé, je n'avais pas compris que ce roman traitait de l'homosexualité. C'est un des sujets auxquels je suis particulièrement sensible. J'ai eu la chance d'aller dans un lycée très ouvert d'esprit où beaucoup de jeunes se sentaient libres d'aimer et de s'afficher avec une personne du même sexe, sans jugement des camarades de classe. Ce que Paul et Joseph subissent à l'école m'a donc profondément choquée. Je ne doute pas que cela se passait comme ça à l'époque ou que cela puisse être encore le cas dans certaines communautés mais, clairement, c'est tellement éloigné des messages avec lesquels j'ai grandi que ça me paraît dingue de subir autant de sévices - notamment sexuels - pour oser aimer quelqu'un. D'un autre côté, c'est difficile d'être étonné quand on voit comment un coming out peut être reçu dans le cadre familial par les personnes les plus âgées ou celles estimant avoir une image familiale à préserver. #çasentlevécu

Dans l'histoire entre Joseph et Paul, j'ai aimé le fait que Paul soit amoureux de Joseph parce que c'est Joseph. Je ne sais plus quel est le terme mais, au fond, je ne pense pas qu'il soit réellement gay. J'allais dire que c'est d'autant plus terrible qu'il subisse tout ça pour quelque chose qu'il n'est pas mais ce serait injuste pour ceux qui souffrent d'actes homophobes : personne n'a à subir ça. Bref, tout ça m'a rappelé Le Bleu est une couleur chaude (qui a inspiré le film La Vie d'Adèle mais la BD est 10000 fois mieux - sans exagérer) où l'héroïne est un peu dans la même configuration : non attirée par un genre mais sous le charme d'une personne. Je trouve que, du coup, ça a vraiment un côté "ça peut arriver à tout le monde" et rappelle que l'amour ne se commande pas.

Tout le roman est empli d'une certaine tristesse et de nostalgie, le rendant assez difficile à écouter par moment. Du coup, je suis passée par beaucoup d'émotions : de la révolte face à l'homophobie, au soulagement en voyant l'apaisement de Paul lors de sa rencontre avec Anna; à l'inquiétude de revoir Joseph et à la colère face à ces deux relations qui rentrent en collision. J'ai également compris l'agacement de Cécile, la sœur, face aux plaintes incessantes de Paul ainsi qu'à son refus d'avancer dans la vie. Et, bien évidemment, j'ai été triste face aux deuils que doit faire Paul. Il n'y a pas à dire, cette histoire est vraiment poignante tant elle est sombre et que Paul subit tout, sans réellement prendre part à sa vie. Pour le coup, c'est assez rageant.

 

Même si j'ai eu une certaine sympathie pour Paul, sa manière de passer à côté de sa vie m'a assez déçue. Je crois qu'il essaye d'être quelqu'un qu'il n'est pas et que ça lui dessert plus qu'autre chose. C'est assez difficile de se mettre à sa place, tant par les horreurs qui a subit plus jeune que par sa passivité.

Joseph m'a davantage plu. Pour le coup, même s'il ne fait pas toujours les bons choix, il prend sa vie en main. J'ai aimé sa fragilité assumée à travers les âges.

J'ai également apprécié découvrir la famille de Paul et ses fêlures. Malgré ses défauts, j'ai trouvé sa maman très touchante et à l'écoute. J'ai également apprécié la droiture de Cécile même si elle lui fait perdre en sympathie au fil du temps. Pour le coup, elle a le mérite de savoir replacer l'église au centre du village.

 

J'ai trouvé l'écriture de Sophie DE BAERE agréable. J'ai aimé son rythme lancinant et mélancolique ainsi que sa manière de ne pas tourner en drama ce qu'il se passe dans ce livre : ce détachement est finalement assez positif puisqu'il permet de garder une certaine distance et donc de se protéger contre les atrocités décrites.

De même, j'ai apprécié la narration du lecteur du livre audio tout en douceur et en calme. J'ai aimé son ton presque monocorde qui donne de la douceur à ces phrases parfois difficiles.

Une histoire prenante.

 

 

[les +] Surprenant, intemporel, différent.

[les -] Un Paul assez frustrant.

 

 

Lu dans le cadre de :


Service Presse - Audiolib (Netgalley)

Repost0
15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Insolent Challenge
Barbara LAINE

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 262 pages

 

 

 

 

 

 

 

Et si le plus beau défi était celui que l'on n'attendait pas ?

Sous l'eau, Malo oublie tout. Ses peurs, ses soucis, mais également la maladie de son frère, Erwan. Son modèle sur Terre n'a jamais atteint les championnats du monde de natation. Et Malo compte bien réparer cela en redoublant d'efforts dans le grand bassin. Quitte à mettre sa vie perso de côté pendant quelques années Mais les choses ne sont pas aussi simples qu'il les avait imaginées. Surtout depuis que Louis, psychologue et ex-préparatrice mentale, a intégré l'équipe. D'apparence douce et discrète, elle paraît en effet déterminée à le faire parler pour l'aider à se libérer de ses démons. Mais Malo préfère se tenir à distance. Louise suscite en lui des émotions qu'il n'arrive pas à comprendre, elle représente un obstacle à son avancée. Se laisser apprivoiser par une femme comme elle signifierait nager en eaux troubles Et il ne peut pas se permettre de baisser la garde. Pas si près du but.

 

 

Parfois il y a des résumés qui nous donneraient encore plus envie de découvrir l'histoire s'ils nous en disaient un peu plus... Pour le coup, c'est totalement le cas d'Insolent Challenge. Personnellement, je m'attendais à découvrir une histoire plutôt classique - voire superficielle - sur le fond de championnat de natation. Autant vous dire tout de suite que c'est beaucoup plus que ça.

 

Du fait de mon histoire personnelle, je suis particulièrement sensible aux personnages qui font face à un deuil difficile. Alors, forcément, je me suis tout de suite trouvée des atomes crochus avec Louise. Je me suis identifiée dans la douleur palpable qu'elle ressent, celle qui nous immobilise sur place alors que l'on a la douloureuse impression que les autres continuent d'avancer alors que l'on aimerait juste retourner en arrière. J'ai trouvé la tristesse qui l'entoure très crédible et ai apprécié la voir passer à autre chose au fur et à mesure des chapitres. C'est beau la manière dont elle arrive à transformer sa douleur en quelque chose d'utile.

Je me suis moins reconnue dans Malo bien que l'on soit tous les deux des adeptes des longueurs à la piscine ou du faire plaisir. Si j'ai trouvé admirable ce qui fait pour son frère, c'est dommage qu'il s'empêche un peu de vivre pour ça et que cette prise de conscience entraîne davantage de colère que d'action chez lui. Après, j'imagine que l'on est tous assez agressifs quand l'on touche à un point sensible. J'ai cependant trouvé intéressants les rebondissements liés à sa présence dans le club et notamment à la concurrence que peuvent avoir les membres de l'équipe entre eux.

J'ai bien aimé la manière dont se développe la romance entre Louise et Malo sans pour autant que l'on puisse réellement dire qu'il y a une histoire entre eux. Quelque chose entre eux, oui, sans aucun doute, mais pas vraiment une histoire. J'ai trouvé ce jeu du chat et de la souris agréable à suivre bien qu'un poil agaçant tant les quiproquos sont nombreux ! Pour le coup, c'est tellement une chance d'avoir les deux points de vue afin de comprendre pourquoi ces deux-là réagissent parfois avec autant de fougue. Du coup, la conclusion m'a donné l'impression que le roman se terminait au moment-même où commençait enfin l'histoire entre ces deux-là ! Mais, en soit, ce n'est pas une mauvaise chose : ça nous laisse tout le loisir d'imaginer la suite :)

 

Comme je le disais plus haut, j'ai vraiment été séduite par le personnage de Louise tant je me suis reconnue dans certaines de ses émotions et que j'ai apprécié plusieurs de ses qualités : son écoute, sa persévérance et son empathie sont communicatives. Elle est vraiment douée dans son métier et c'est toujours très stimulant de suivre des personnages passionnés par leur job.

Je pense sincèrement que Malo est une bonne personne mais, malheureusement, dans ce bouquin, on le découvre majoritairement sous l'emprise d'une colère. J'aurais aimé qu'il arrive à s'en débarrasser plus progressivement afin de nous permettre de le voir tel qu'il est réellement.

J'ai également apprécié l'entourage de ces deux-là, tant dans leur milieu professionnel que la famille de la jeune femme. J'ai également été émue par le lien de Louise et Camille mais aussi avec le nouveau compagnon de cette dernière. C'est touchant la façon dont ils arrivent à s'accorder sans pour autant oublier Alex.

 

J'ai trouvé l'écriture de Barbara LAINE très agréable à lire. J'ai aimé la manière dont elle arrive à retranscrire la mélancolie de Louise ainsi que la bienveillance que l'on sent à travers ses mots. Bien que le deuil soit un sujet difficile, j'ai trouvé une certaine légèreté déculpabilisante à son roman qui nous fait prendre de la hauteur sur les drames de la vie.

Une lecture plus complexe qu'elle n'y parait.

 

 

[les +] Des personnages touchants, une écriture agréable, des émotions très présentes.

[les -] Un jeu du chat et de la souris perpétuel qui retarde la romance.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

Repost0
13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

 

Louisa
Le Club des Gouvernantes, tome 4
Ellie MACDONALD

Harlequin  (Victoria) - 2018
ebook (epub) - 327 pages

 

 

 

 

 

 

"Si vous acceptez de m'héberger, je ferai tout ce que vous me demanderez."
Jamais Louisa n'aurait pensé prononcer ces mots un jour. Mais aujourd'hui, seule et en fuite, elle n'a pas le choix : l'auberge miteuse du Beefy Buzzard est le seul endroit où elle peut espérer échapper aux autorités, depuis qu'elle a laissé pour mort l'odieux Lord Daleigh qui tentait d'abuser d'elle. John, le séduisant aubergiste, a justement besoin d'aide pour tenir son établissement. Il offre donc à Louisa de travailler pour lui en échange du gîte et du couvert. La tâche paraît ardue, mais Louis accepte malgré tout, loin de s'imaginer que cette expérience va bouleverser sa vie…
Quatre gouvernantes font un pacte pour gagner leur indépendance, avant que l'amour ne s'en mêle…

 

 

J'avais déjà eu l'occasion de lire un ou deux titres de cette série et en garde plutôt un bon souvenir. Comme vous le savez, la romance historique n'est pas toujours ma tasse de thé tant je trouve que ces histoires ont souvent des facettes un peu niaises et pas toujours très crédibles, notamment concernant la sensualité mise en scène par rapport à l'idée que je me fais de l'éducation des jeunes femmes (notamment de bonnes familles) de l'époque.

 

C'est donc sans grande appréhension que je me suis plongée dans ce quatrième tome. Cela dit, j'ai un peu regretté que ma précédente lecture de la série remonte aussi loin, ne me souvenant pas du tout de ce qu'il s'était passé dans les tomes précédents. En soit, Louisa peut se lire indépendamment mais les références au Club des Gouvernantes étant peu détaillées, j'ai trouvé cela aussi mystérieux que flou, d'autant plus que la jeune femme est totalement isolée de ses amies découvertes dans les tomes précédents.

L'intrigue de fond est plutôt originale avec la fuite de Louisa pour se sauver d'un passé turbulent dont elle pourrait souffrir et qui tente régulièrement de la rattraper. J'ai bien aimé cette intrigue même si la conclusion la fait finalement sonner assez vide. Certes, cela est plutôt annonciateur de bonnes nouvelles pour Louisa mais cela donne une saveur un peu vaine aux années qui viennent de s'écouler. Pour le coup, j'ai trouvé les derniers rebondissements bien trop rapides par rapport au reste de l'histoire et ai râlé face au comportement directif des hommes du passé de Louisa. C'est toujours compliqué de se dire que, il n'y a pas si longtemps, une femme était toujours placée sous l'autorité d'un père, d'un frère ou d'un mari.

Cela dit, j'ai aimé la manière dont cette fuite lui permet de s'installer à l'auberge aux côtés de John. Cela m'a beaucoup amusée de la voir prendre le lead et monter une stratégie commerciale pour rendre le lieu plus prospère. J'ai trouvé assez intéressant la manière dont Louisa se rapproche de John, tout en sensualité et en incompréhensions. Je suis restée insensible aux nombreuses scènes de sexe, trop répétitives à mon goût et sans doute peu réalistes au vu des mœurs de l'époque. Je pense que, encore plus dans le monde bourgeois de Louisa que dans le mien, on apprenait à se connaître avant de coucher ensemble. De même, j'ai été assez gênée de la manière dont elle organise ses rendez-vous avec John : c'est bien tout sauf sexy !

 

Louisa m'a davantage amusée que plu. Si je ne l'ai pas trouvée spécialement sympathique, j'ai bien aimé la poigne dont elle fait preuve face à John pour le bien de l'auberge. Elle ne manque ni de caractère, ni de toupet et c'est aussi chouette à voir que (parfois) ridicule. J'ai aimé sa détermination sans limite et sa capacité à se renouveler dès que cela s'avère nécessaire.

John m'a davantage plu grâce à ses allures d'ours cachant un chamallow. J'ai bien aimé ses valeurs, notamment familiale, et ce que cela signifie pour lui de se lier à Louisa. Dans un certain sens, je ne pense pas que cela soit très crédible mais il est clair que ça a fait mouche pendant ma lecture.

 

J'ai apprécié retrouver l'écriture douce et dynamique de Ellie MACDONALD. Il n'y a pas de temps mort dans son histoire ce qui nous permet d'avancer à bon rythme. Si c'est fluide et facile à comprendre, j'ai trouvé dommage qu'elle n'explicite pas davantage les références aux précédents tomes, soit par un mémo, soit par des descriptions plus détaillées au sein-même de son histoire. Si cela n'a pas freiné mon intérêt pour Louisa, j'ai été un peu frustrée de ne plus savoir réellement à quoi l'héroïne faisait référence.

Une lecture agréable.

 

 

[les +] Une héroïne innovante, un John touchant.

[les -] Des liens envers les tomes précédents sans explications claires.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON

 

 

 

Du même auteur :

  Le club des gouvernantes  tome 3 : Sara

Repost0
12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

 

Ne pleure pas
Mary KUBICA

Harper Collins - 2017
ebook (epub) - 360 pages

 

 

 

 

 

 

Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu'elle ne sait rien d'Esther : celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas - en particulier une lettre qui instille le doute dans l'esprit de Quinn. "Sainte Esther", comme elle la surnomme, n'est peut-être pas la personne qu'elle croit…

Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu'elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans : il se laisse envoûter en toute innocence…

 

 

J'aime généralement bien les romans de Mary KUBICA alors je ne sais pas trop pourquoi celui-ci a traîné autant de temps dans ma PAL. J'imagine que son nombre de pages assez conséquent m'a fait le mettre un peu de côté ainsi que mes nouvelles acquisitions : l'on est toujours davantage attirés par la nouveauté, non ? J'avais déjà tenté de le sortir de ma PAL à plusieurs reprises via le Challenge Bookineurs en Couleurs mais celle-ci restant conséquente et ayant de moins en moins de temps pour lire avec les années qui passent, il était resté au chaud jusqu'à présent… Mais là, avec la session beige et marron 2022, j'ai enfin réussi à le lire ! Et j'en suis ravie : j'ai passé un excellent moment avec.

 

J'ai bien aimé la façon dont Mary KUBICA joue avec deux intrigues dans deux lieux bien différents. Dès le début, l'on se doute qu'il doit y avoir un lien entre ces deux histoires sans avoir réellement de preuve tangible. Cela dit, au fur et à mesure que j'ai avancé dans l'histoire, j'ai commencé à avoir en tête un scénario concernant tous ces personnages. J'avais l'impression qu'il tenait la route mais j'étais en fait bien loin de la réalité ! Après, je pense que je suis directement tombée dans le pièce tendu par l'auteure (ou simplement que je me dis ça pour tenter de me rassurer !). Bien que tous les indices étaient là, je ne pense pas que je serais arrivée toute seule à cette conclusion : elle est parfaite même si j'aurais aimé que cela se passe différemment pour certains personnages. J'ai trouvé que la résolution de ces mystères tenait la route et était aussi flippante que, dans une certaine mesure, crédible.

Ce fut intéressant de suivre Quinn dan ses recherches concernant la véritable identité de sa colocataire. Je pense qu'à sa place n'importe qui se serait fait les mêmes films ! En tant que lecteur, l'on sait que l'auteure va tenter de nous surprendre, alors on garde un peu plus de recul sur les découvertes que fait Quinn. J'ai aimé la manière dont ce drame lui permet de se rapprocher encore davantage de son collègue. Même si ce côté romance est peu mis en avant, je l'ai tout de même trouvé très agréable : il apporte un peu de douceur au milieu de la tempête.

J'ai été moins à l'aise en suivant Alex mais je pense que c'est surtout dû au milieu dans lequel il évolue. On sent qu'il n'est pas épanoui dans sa vie et qu'il est devenu un adulte avant l'heure en devant gérer l'alcoolisme de son père et, par conséquent, la gouvernance de sa maison. Cela dit, j'ai beaucoup aimé l'amitié qui le lit à Ingrid et l'amour presque maternel qu'elle lui apporte. J'ai aimé découvrir l'histoire de la maison hantée en face de chez lui et ses tentatives d'approche envers à la mystérieuse inconnue.

 

Comme bien souvent dans les romans policier, je n'ai pas trouvé les personnages très sympathiques. Je trouve que l'histoire nous impose beaucoup de distance avec eux et induit une certaine méfiance. Si je me suis reconnue dans la façon de spéculer de Quinn, c'est Alex et Ingrid qui m'ont le plus touchée. J'ai aimé la simplicité de leurs rapports et le soin qu'ils prennent l'un de l'autre. Ils ont le calme de ceux qui ne savent pas qu'une tempête arrive et ils apaisent notre lecture bien que cela fasse aussi que l'on s'inquiète d'autant plus pour eux deux.

 

J'ai apprécié me plonger dans ce roman de Mary KUBICA. J'aime vraiment la manière dont elle enroule les histoires de Quinn et Alex, se jouant des déductions que l'on pourrait en tirer. J'ai aimé sa plume aussi calme que dynamique et la manière dont son histoire avance avec détermination.

Une lecture surprenante.

 

 

[les +] Une intrigue plus complexe qu'il n'y parait, une relation entre Alex et Ingrid plutôt touchante, des spéculations qui nous permettent de nous identifier un peu à Quinn.

[les -] Des personnages peu sympathiques.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON
Challenge gourmand #17 : Vanille

 

 

Du même auteur :
 L'inconnue du quai  Une fille parfaite

Repost0
11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 05:00

 

  

 

 

Signer blanc
Pascal MALOSSE

Editions L'ivre-Book 2016
ebook (epub) - 2015

 

 

 

 

 

 

 

Avant de vous lancer dans un tour du monde littéraire et érotique avec le recueil Parades de Pascal MALOSSE, nous avons extrait cette nouvelle, Signer blanc, qui sera le point de départ de votre périple sensuel et qui vous amènera au Japon dans le seul but d'enivrer en totalité vos sens.

 

 

Grace à cette nouvelle session beige et marron du Challenge Bookineurs en Couleurs, j'ai eu envie de déterrer quelques livres bien enfouis au fond de ma PAL. Signer blanc en faisait clairement partie ! Je pense qu'il est dans celle-ci depuis que, justement, j'en ai une…! Et bien que j'ai un doute sur le fait de l'avoir déjà lu il y a quelques années, il n'a jamais été noté comme tel sur Livraddict ni chroniqué. Bref, l'occasion était là de clore enfin ce chapitre ;)

 

Il est très possible que je l'avais déjà lu avant de le relire et, pour tout dire, j'ai dû le re-relire une nouvelle fois pour écrire ma chronique tellement l'histoire ne m'a pas marquée. Il faut dire aussi que, étant présentée comme un extrait, elle manque surement un peu de contexte. Je ne doute pas qu'il s'agisse des toutes premières pages de Parades mais j'imagine que la suite de cette histoire nous donne des éclaircissements sur ce qu'il se déroule ici. Personnellement, j'ai trouvé ça très flou et n'ai pas tout bien compris. Je vous rassure : je parle bien du contexte pour ce qui est du reste, les scènes imagées laissent peu de place à l'imagination

L'autre point qui me chiffonne, c'est clairement le titre que je ne comprends pas. Je pensais que "signer blanc" était une expression mais Google n'a pas l'air de cet avis... De même, je ne vois pas à quoi le titre fait référence dans cette histoire. Bref, j'aurais préféré que ce soit plus clair.

Je n'ai également pas été très sensible à l'érotisme de cette histoire qui a clairement été écrit par un homme et met donc en avant des fantasmes plus masculins. Pour le coup, ça ne m'a fait ni chaud ni froid d'autant plus que c'est très rapide et manque donc, à mon goût, de sensualité.

 

Le fait que Signer blanc soit un extrait ne rend surement pas justice à l'écriture de Pascal MALOSSE, la coupant dans son élan. Pour le coup, je l'ai trouvé trop floue et rapide, bien qu'agréable, pour me permettre d'entrer dans cet univers et de bien en comprendre les enjeux. J'ai également été déçue par la chute, pliée en quelques lignes, laissant place à une décision à des années lumières de ce qui nous est dit au tout début du texte. 

Un extrait qui s'oublie bien trop vite.

 

 

[les +] Une écriture agréable.

[les -] Trop rapide, coupée dans son élan.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON

Repost0
10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

393 Résidence Avalon
Les Egériades, tome 1
Corinne GUITTEAUD

Editions Voy'[el]  - 2014
ebook (epub) - 246 pages

 

 

 

 

 

 

 

Et si Lancelot n'était jamais revenu du Val sans retour, le destin des Pendragon en aurait-il été changé ? Tout commence le jour où Iris Morgenstern devient la locataire du 393 de la Résidence Avalon. Elle ignore alors que l'appartement ouvre sur un autre monde peuplé par les personnages de nos contes et de nos légendes et qu'elle est appelée à devenir la nouvelle Egéria. D'abord effrayée par l'ampleur de cette tâche, Iris se laisse peu à peu séduire par les créatures qui attendent d'elle qu'elle les guide dans leur combat contre Morgane la Fay : Agrippine, la licorne fanfaronne, Nahimara, la belle Algonquine, Robin des bois, le Prince des Voleurs, Athénor, le vieux dragon, et surtout Merlin l'Enchanteur. Face à eux, les Manitous, alliés de la sorcière, ne leur épargneront aucune épreuve, à commencer par les abominables Wendigos. Et, dans l'ombre, les Muses attendent leur heure dans la Cit

 

 

Cela fait très très longtemps que ce livre traîne dans ma PAL. Pour le coup, je crois que je l'avais téléchargé gratuitement sur le site des Editions Voy'[el] mais n'avais pas encore eu l'occasion de me plonger dedans. C'est maintenant chose faite !

Etant assez fan' de mythologie et des contes revisités, sur le papier, ce premier tome avant tout pour me plaire (quand on commence une chronique comme ça, on se doute de la chute ;D) ! Cela dit, je n'ai pas franchement été charmée lors de ma lecture : si j'ai apprécié l'imagination de l'auteure, j'ai trouvé que cela partait un peu trop dans tous les sens. Pour le coup, je pense aussi que je ne connaissais pas suffisamment bien la mythologie d'Avalon pour faire l'ensemble des liens avec ces légendes (nan, avoir vu l'intégrale de Kaamelott ne suffit pas ! Cela dit, j'ai également lu quelques Marion ZIMMER BRADLEY sur le sujet). Autrement dit, j'ai senti que je manquais de références pour tout comprendre parfaitement.

Globalement, j'ai bien aimé l'idée de cette résidence où se côtoient créatures légendaires et simples mortels. L'idée est bonne et ne manque pas de sel notamment concernant le cataclysme que provoque l'arrivée d'Iris dans cet univers. Par contre, une fois l'intrigue lancée, ça se gâte et j'ai eu plus de mal à comprendre ce qu'il se passait tant il se passe - justement ! - des choses ! Je n'ai pas très bien compris où voulait en venir l'auteure et, une fois ce livre terminé, je ne saurais toujours pas vraiment dire de quoi il en retourne. J'ai juste l'impression d'avoir été baladée d'un endroit à l'autre, à la rencontre de célèbres personnages. De même, je n'ai pas été vraiment sensible à la romance entre Iris et Merlin : je n'ai pas vraiment été conquise par la représentation choisie pour l'homme… Je crois que Merlin fait partie des personnages intouchables dans mon esprit !

 

Si j'ai plutôt bien apprécié Iris avec ses convictions et son manque de confiance en soi plutôt touchant, j'ai été déçue par les autres personnages. En les revisitant, l'auteure change quelque chose qui ne colle plus vraiment à l'image que j'ai inconsciemment d'eux. Cela m'a pas mal perturbée et m'a imposé une certaine distance pendant ma lecture. J'ai trouvé qu'ils étaient assez tournés en dérision. Autant ça passe plutôt bien dans Kaamelott que j'ai découvert sur le tard (et après être tombée sur pas mal d'extraits), autant là, ça m'a plus perturbée qu'amusée.

 

L'écriture de Corinne GUITTEAUD est plutôt agréable et entraînante. J'ai aimé sa fluidité et son dynamisme. Par contre, j'aurais aimé qu'elle donne un cadre plus carré à son histoire pour affirmer son fil conducteur sans s'éparpiller. Je pense que son texte aurait ainsi été plus convainquant.

Une petite déception pour cet univers plein de potentiel.

 

 

[les +] Une jolie idée.

[les -] Trop d'éparpillement.

 

 

Lu dans le cadre de :

Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON
 

 

 

Du même auteur :
■ Nécromanciennes   tome 1 : Une vie en échange

Repost0
6 août 2022 6 06 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

 

 

L'invité(e) de trop
Lucy FOLEY

Editions Presse de la cité 2022
ebook (epub) - 330 pages

 

 

 

 

 

 

 

Un mariage sélect. Treize invités. Un cadavre.

RSVP... À vos risques et périls !

Un mariage au large de l'Irlande, sur une île belle et sauvage. Julia, à la tête d'un magazine, est déterminée et ambitieuse ; Will une étoile montante de la téléréalité. La fête se doit d'être à 'limage de leur insolente réussite : tenues de créateur, décor somptueux et hôtes triés sur le volet. Le réseau mobile est peut-être capricieux et la mer agitée, pourtant chaque détail a été planifié d'une main experte par la wedding planner. Mais la perfection est tout théorique, les invités bien trop humains. Au fur et à mesure que le champagne coule, le ressentiment et l'envie remplacent la joie et les vœux de bonheur. Et après un black-out, voilà qu'on crie au meurtre

 

 

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas lancée dans un roman à l'aveugle, sans en lire le résumé juste avant de l'ouvrir : la faute à l'absence de résumé dans les premières pages de l'ebook mais, au final, c'est plutôt une bonne chose pour garder une certaine neutralité avec les histoires policières. J'ai trouvé ce roman assez surprenant, notamment dans sa construction alternant sans cesse les points de vue des personnages ainsi que les époques. Sans être compliqué à suivre, cela apporte une dynamique demandant une certaine concentration pour comprendre tous les tenants et aboutissants de cette histoire. Pour le coup, cela le rend assez addictif et nous donne des indices tout au long du roman permettant d'essayer de deviner l'identité aussi bien de la victime que du coupable. L'intrigue a beau être plutôt simple, nombreuses sont les possibilités tant les personnages principaux ont des raisons de s'en vouloir les uns aux autres. Même en essayant de déjouer les tours de l'auteure, je dois dire que je n'avais pas vu venir le coupable et la pirouette finale bien que, après réflexion, c'est logique.

 

Comme toujours dans les romans policiers, il est assez difficile de s'attacher aux différents personnages d'autant plus ici qu'il s'agit d'un huis-clos. Tout le monde est potentiellement coupable (même si, clairement, je ne soupçonnais vraiment pas ce personnage-là comme meurtrier) et cela rend difficile une certaine empathie pour eux.

Cela dit, j'ai pris plaisir à suivre Hannah, Olivia, Johnno, Julia et Aoife au fur et à mesure de ce week-end catastrophique et déterrer avec eux des secrets bien enfouis. Si tous ne m'ont pas franchement touchée, je dois avouer avoir eu un peu plus d'intérêt pour Hannah et Olivia. De même, j'ai été touchée par les révélations de Johnno : si tout n'est pas pardonnable, j'aurais apprécier davantage de clémence pour lui du fait qu'il a clairement été manipulé plus jeune.

 

Le nom de Lucy FOLEY n'est très familier mais je ne saurais dire si j'ai déjà eu l'occasion de lire l'un de ses romans (après vérification, non). En tout cas, j'ai été assez bluffée par la maîtrise du cadre de celui-ci et la façon dont elle nous fait courir d'un personnage à l'autre sans que l'on arrive réellement à deviner le coupable. L'atmosphère est électrique et, pour le coup, j'ai par moment vraiment eu l'impression d'être au milieu de cette île en pleine tempête.

Une enquête prenante.

 

 

[les +] Une surprise jusqu'au bout.

[les -] Des personnages peu sympathiques.

 

 

Lu dans le cadre de :

 

Service presse - Presses de la cité (Netgalley)

Repost0
4 août 2022 4 04 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

 

Love Is Danger
Kristen RIVERS

Harlequin - 2022
ebook (epub) - 416 pages

 

 

 

 

  

 

Cela fait des années que Namal n'avait pas mis les pieds au Mexique. Si elle est de retour aujourd'hui, c'est uniquement pour s'occuper de sa grand-mère malade. Mais, à peine arrivée, elle sent déjà aux regards hostiles qui l'accueillent qu'elle n'est pas la bienvenue dans le village. L'un d'entre eux, surtout, s'avère particulièrement inquiétant. Celui de Galeano. Il faut dire que, à la suite d'un malentendu, ce mec s'est retrouvé au commissariat par sa faute. Muscles ciselés, bras recouverts de tatouages dissuasifs, jean troué et aura de danger : s'il y a bien une personne qu'il vaut mieux éviter de se mettre à dos, c'est lui ! Pas de chance, Namal, elle, a déjà réussi à s'en faire un ennemi. À moins que cette lueur dans ses yeux ne soit pas de la colère mais du désir ?

 

 

Dans le cas précis de Love Is Danger, je trouve dommage que le résumé ne nous en dise pas davantage. Là, tel quel, il nous donne l'impression d'être une romance parmi tant d'autres entre une jeune femme maladroite et un bad boy mexicain. Certes, ça reste sympa' mais devant ce genre de résumé, je me dis "pourquoi pas ?" et non "je ne partirai pas sans l'avoir lu !". Par contre, je suis sûre que si le résumé avait parlé de la maladie de Namal ou encore de la passion pour la musique de Gale, je l'aurais mis sur le dessus de ma PAL ;)

 

En effet, comme vous le savez, la petite midinette que je suis restée n'est jamais cachée bien loin. Alors, forcément, il a suffit que Gale sorte sa guitare et se met à chanter pour que je fonde. J'aime beaucoup les histoires autour de la musique, d'autant plus si elles ajoutent un peu de paillettes avec l'attrait de la célébrité, alors j'ai été conquise d'être aux premières loges pour voir le jeune homme gagner en notoriété. J'ai trouvé intéressant de voir que le bad boy n'en était pas vraiment un, se donnant juste toutes les chances pour retrouver son frère. Cela fait un petit moment maintenant que j'ai fini ce livre, alors je serais incapable de redire le contexte politique autour de ces milices des montagnes (et vu que mon cerveau se met en off avec ce genre de sujet, il est possible aussi que je n'ai pas tout compris), mais j'ai vraiment apprécié découvrir leur existence. Ce cadre géopolitique tranche agréablement avec le sujet léger de la musique ou celui, plus controversé, des médecines traditionnelles.

J'ai également été très sensible à l'intrigue autour de la maladie de Namal [la dyspraxie]. Effectivement, c'est le genre de maladie totalement incomprise où les personnes atteintes passent pour (au mieux) des maladroits ou (au pire) des personnes un peu bêtes et incapables de faire attention… Alors que cette pathologie reste finalement très répandue. Je trouve ça bien d'en parler ici vu qu'elle reste assez méconnue. Ça a le mérite de nous ouvrir les yeux sur quelque chose qui est tellement inné que l'on a du mal à comprendre comment ce n'est pas possible de faire correctement une action aussi naturelle. J'ai aimé les méthodes radicales de la grand-mère de Namal pour faire comprendre aux autres ce que ressent la jeune fille : c'est un peu barbare mais ça a le mérite d'être efficace.

J'ai vraiment été touchée par le lien entre Namal et sa grand-mère et leur décision de rester ensemble jusqu'à la fin. Clairement, je me suis revue avec ma petite Mamy ♥ lors de ses soins palliatifs, avec cette douleur lancinante de voir s'éteindre quelqu'un qui compte beaucoup pour nous. J'ai trouvé les questionnements, les craintes et l'intensité des moments passés ensemble très justes. J'ai également aimé leur partage autour de la magie mexicaine et des soins de guérison. J'ai aimé que Kristen RIVERS donne de l'importance à ces médecines parallèles dans ce livre, en restant ouverte et sans nier l'importance de ces soignants pas comme les autres qui œuvrent dans les déserts médicaux.

La façon dont naît le couple entre Namal et Gale est très mignonne à travers le gros coup de pouce donné par la grand-mère. Les manigances de la vieille dame sont aussi amusantes que propices aux amoureux. J'ai aimé la manière dont sautent leur apriori au fur et à mesure ainsi que la manière dont ils s'aident mutuellement à avancer. Les rebondissements autour des autres jeunes filles du village donnent du rythme à cette romance même si ce genre d'intrigue reste assez classique. La fin est riche en émotion mais finalement assez banale : elle se finit comme on pouvait s'y attendre, sans réelle surprise.

 

J'ai été vraiment touchée par Namal et je me suis beaucoup reconnue en elle au même âge à travers sa maladresse, son ressentiment de la différence et son lien avec sa grand-mère. J'ai aimé sa douceur, son calme, son amour pour la botanique ainsi que l'empathie dont elle fait preuve.

Gale est plus turbulent mais il m'a également bien plu. Pour le coup, je l'ai trouvé plus stéréotypé que Namal mais je pense que cela est dû au côté bad boy et paillettes de son personnage : il n'est pas franchement un Monsieur-tout-le-monde ! J'ai été touchée par la force qu'il met dans les recherches pour trouver son frère, sans se donner de limite. C'est inconscient mais cela montre également tout l'amour qui les unis.

Comme vous vous en doutez surement, j'ai également beaucoup apprécié la famille de Namal ainsi que les amis qu'ils se font au village. La grand-mère m'a particulièrement touchée et amusée : elle a un côté sauterelle qui me rappelle un peu la mienne.

 

J'ai vraiment passé un bon moment en découvrant ce roman de Kristen RIVERS. J'ai vraiment apprécié la richesse de son intrigue qui mêle beaucoup de facettes. J'ai également apprécié son regard posé et encourageant sur les handicaps invisibles, sujet rarement vu dans les romances. Enfin, j'ai retrouvé avec plaisir son écriture à la fois douce et dynamique, alternant avec justesse des rythmes paisibles et plus engagés.

Une chouette découverte.

 

 

[les +] Des intrigues secondaires intéressantes.
[les -] Un résumé qui ne met pas en valeur l'histoire mettant en valeur l'intrigue principale plutôt banale aux détriments des secondaires plus originales.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

 

 

Du même auteur :
 Madame chieuse & Monsieur rabat-joie

Repost0

Bienvenue & Bonne visite !

 

Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



Tous les textes et chroniques publiés sont écrits par moi-même sauf indications contraires.
Merci de me prévenir et de mettre un lien vers mon blog si jamais vous souhaitez utiliser l'un de mes textes, même court.



Merci d'être passé, de m'avoir lu et pour vos petits messages ♥
Bonne visite !

Luna.

 

Catégories

Créations 

•  Mornings & Knit (3)

•  Mornings & Sew (1)

•  Mornings & Pearls (1)

•  Mornings & Tuto (1)

 

Révélations

•  Noons & Tags (5)

 

Films[SOMMAIRE]

•  Afternoons & Films (16)

•  Afternoons & Cinema (14) 

•  Afternoons & Séries (8) 

•  Afternoons & Theatre (2) 

 

Musiques 

•  Evenings & Concerts (6)

 

Livres

[A-B][C-D][E-H][I-L][M-Q][R-U][V-Z]

[PAL] [PROCHAINES LC] [PARTENAIRES]

•  Nights & Books (432)

  Nights & Partnerships (38)

  Nights & LC (45)

  Nights & Challenges (27)

•  Nights & Mondays (54) 

•  Nights & Tuesdays (37) 

•  Nights & Sundays (32)

•  Nights & Concours (2) 

Challenge Bookineurs en couleurs