" - Nathan, regardez le garçon à l'anorak orange.
- Bon sang, Garrett, pourquoi voulez-vous que je le regarde ?
- Parce qu'il va mourir."
Moins d'une minute plus tard, l'adolescent se tire une balle dans la tête. Et c'est ainsi que Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais, découvre l'étrange pouvoir de Garrett Goodrich. Qui est ce Garrett Goddrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d'un important centre de soins palliatifs. Il n'a rien d'un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une mission : accompagner ceux qui vont mourir jusqu'aux frontières de l'Autre Monde pour qu'ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes. Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d'imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu'il aime.
Je pensais avoir déjà lu ce livre il y a longtemps (croyez-moi quand je vous dit que cela fait mal de l'écrire, tant le lycée ne me parait pas si lointain) mais, au fur et à mesure que j'avançais dans cette histoire, force m'est de constater que celle-ci ne réveillait pas grand chose en moi... Je ne peux pourtant nier avoir eu un sentiment de déjà-vu, mais tous les livres de Guillaume MUSSO se ressemblant beaucoup, je ne pense pas que cela prouve une relecture.
En tout cas, j'ai replongé avec plaisir dans l'univers de l'auteur, qui est toujours synonyme de lecture de qualité et dans ce vieux France Loisirs dont j'adore la couverture en carton unie recouverte, ses pages épaisses et la calligraphie qui se lit rapidement. Clairement, des livres objets de cette qualité, on n'en trouve plus - même chez cet éditeur - ce qui est bien dommage.
Honnêtement, si j'ai apprécié ma lecture, je n'ai pas fondamentalement été charmée par le cadre de l'histoire qui ressemble clairement à tous les autres livres de Guillaume MUSSO : New York, un quarantenaire (ou presque) avec une belle situation qui tente de reconquérir son ex... C'est sans aucun doute un bon écrivain mais il a tendance à écrire un peu toujours la même chose, alors, je crois sans aucun doute que si son nom n'avait pas été présent sur la couverture de Et après..., il nous faudrait guère plus d'un chapitre pour savoir que c'est de lui.
J'ai davantage accroché à l'intrigue autour du docteur Goodrich et de sa capacité à prédire la mort de certaines personnes qu'il croise. Si je n'envie pas ce pouvoir, je le trouve assez fascinant et j'aurais bien aimé avoir davantage d'information dessus. Ici, le mystère continue d'entourer cette capacité et les quelques informations données pendant ma lecture ne m'ont pas suffit. J'imagine qu'à force de lire de la littérature fantastique, je suis devenue assez exigeante, sans compter mon entêtement à toujours comprendre exactementles choses autour de moi. Mais là, j'ai trouvé dommage de nous en donner si peu.
J'ai bien aimé voir Nathan se démener pour essayer de recoller les morceaux avec Mallaury. C'est plutôt touchant de le voir prendre conscience de ce qui est le plus important dans sa vie et de le voir œuvrer pour retourner dans celle de sa belle. Pour le coup, j'ai aimé le fait que la famille soit abordée de manière assez large et ne s'arrête pas au noyau. J'ai trouvé intéressant de comprendre ce qui avait éloigné Mallaury et Nathan (même si cela reste mystérieux tant c'est évident entre eux) et de voir que certaines différentes rapprochent au lieu de créer de la distance. L'intrigue autour de Sean est intéressante et ouvre la parole autour d'un tabou rarement abordé dans les livres, même vingt ans plus tard.
Comme beaucoup de lecteurs, j'ai été assez déçue par la conclusion qui est trop rapide à mon goût. Effectivement, elle n'a pas répondu à mes questions sur les messagers mais, surtout, j'ai trouvé qu'elle balançait les dernières informations sans vraiment les expliquer, ce qui les fait arriver un peu comme un cheveu sur la soupe. De même, elle confirme en une phrase àa peine le retournement de situation perçu dans le chapitre précédent sans s'étaler... Du coup, si j'ai été surprise, c'est davantage de cette fin qui n'en ressemble pas tellement a une.
J'ai plutôt bien apprécié le personnage de Nathan. S'il a oublié d'où il venait et n'a pas toujours été respectueux des sacrifices de sa maman, l'on sent immédiatement que c'est un bon gars au fond, qui s'est malheureusement perdu en chemin. J'ai aimé son abnégation, sa détermination et, plus que tout, les montagnes qu'il est prêt à déplacer pour Mallaury et Bonnie, leur fille. D'ailleurs, cette dernière est clairement l'atout charme de ce roman ! Elle m'a plu dans sa maturité, sa bonne humeur et sa façon de conquérir le monde qui l'entoure.
J'ai trouvé assez difficile de s'identifier à Mallaury, tant elle est singulière avec son éducation privilégiée et sa manière de vouloir passer inaperçue, mais aussi par le regard émerveillé à son sujet de Nathan. Elle a vraiment l'air exceptionnelle et ça fait un peu peur.
Jeffrey et Lisa, les parents de Mallaury, sont également intéressants. L'on se rend compte assez facilement qu'ils ne sont pas réellement ce qu'ils ont l'air d'être et que l'argent ne fait pas leur bonheur. J'ai aimé voir au fur et à mesure qu'ils ne sont pas foncièrement aussi mauvais que pourrait laisser penser les premiers chapitres.
Le docteur Goodrich m'a également beaucoup intriguée même si j'aurais aimé en savoir plus sur lui. C'est un personnage très énigmatique et je suis donc restée un peu sur ma faim avec lui, d'autant plus qu'il est clair qu'il aurait beaucoup à nous apprendre.
J'ai retrouvé avec plaisir la narration sans pareille de Guillaume MUSSO, à la fois posée et dynamique. J'ai aimé son univers complexe qu'il déroule avec simplicité, nous demandant pas mal d'efforts pour nous décrocher de ce livre (clairement, faut le lire pendant ses vacances et non pas avant de partir au travail !). Cependant, je n'ai pas été surprise par cette histoire tant elle ressemble à ses autres livres et que j'ai été frustrée par sa conclusion... Pour le coup, je crois bien qu'il faut commencer sa découverte de l'auteur par Et après... pour ne pas le comparer aux autres qui sont un crans au-dessus ! ;)
Une histoire prenante malgré des ficelles déjà utilisées par l'auteur.
[les +] Du mystère, une intrigue efficace, une narration prenante
[les -]Du Guillaume MUSSO qui ressemble à d'autres Guillaume MUSSO, une conclusion un peu frustrante.
Charlie est sûre d'une chose : il ne faut jamais mêler amour et travail. Ce genre d'histoire finit toujours mal, elle en est la preuve incarnée. Si elle n'avait pas fait l'erreur de sortir avec l'un de ses ex-collaborateurs, elle ne se serait jamais retrouvée à devoir accepter, en urgence, ce poste d'assistante de direction au sein d'une caserne de pompiers parisienne. Un lieu dont elle ne connaît rien, bourré de testostérone... et synonyme de tentations. Car depuis son arrivée, Charlie s'interdit de répondre aux avances de Tony, ce collègue dont le corps divinement sculpté suffit à la mettre dans tous ses états. Mais sa détermination commence déjà à faiblir, elle le sent. Tout chez cet homme l'attire : son regard incandescent, son charisme, sa répartie cinglante. Il pourrait être l'amant parfait. Si seulement elle s'autorisait un petit écart...
Quand ce titre est sorti de mon Orange Book Jar, je n'ai pas été super enjouée : sa couverture ne m'inspirait pas franchement. Très sexy et ne connaissant pas son auteure, j'avais peur que cette romance tombe rapidement dans le vulgaire. Honnêtement, il n'en fut rien et j'ai passé un bon moment avec cette histoire plutôt courte.
Il est possible que son décor ait pas mal joué dans mon intérêt. Si je ne me suis pas vraiment reconnue dans cet univers où s'entremêlent les histoires d'un soir, la vie en caserne m'a fait écho. Non pas que j'ai connu tout ça, mais ayant fréquenté pendant plusieurs années un pompier de Paris, j'y ai reconnu d'une manière ce qu'il a pu me raconter. Et, c'est plutôt fidèle à ses remarques ! Clairement, je ne vais pas crier au cliché devant tous ces mecs assoiffés et ces filles qui leur tournent autour. Autant dire qu'avec mes copines de lycée, on échafaudait pas mal de plans (sans jamais les mettre en marche) pour aller au bal des pompiers... Jusqu'à ce que mon ami me dise qu'ils surnommaient entre eux cet événement la brochette party (et que ce n'était clairement pas en lien avec un quelconque barbecue... --'), sans compter le fait qu'il me faisait régulièrement du chantage affectif en me mentionnant toutes ces filles qui attendaient leur tour (autant dire que je sais très bien pourquoi l'on n'est plus ensemble !). Bref ! Alors, si je ne me suis pas projetée dedans, j'ai apprécié sa crédibilité et les bons souvenirs qui sont remontés à la surface (il y en a quand même ! ;D - Ah, les premiers amours !). J'ai aimé cet esprit de famille ou les uns veillent sur les autres, plus ou moins discrètement. Par contre, je ne sais pas comment ils font pour sortir autant et être d'attaque pour le travail le lendemain matin !
De même, l'histoire entre Charlie et Tony est plausible. J'ai bien aimé la manière dont ces deux-là se tournent autour et me suis plutôt reconnue dans la jeune femme qui n'ose sauter de peur de se brûler les ailes face à cet homme qui enchaîne les conquêtes. On craint toujours de se tromper, d'avoir mal et de perdre son temps, alors face à quelqu'un comme Tony, c'est décuplé et je ne peux donc que comprendre Charlie. D'autant plus que l'on a à peu près le même âge. D'ailleurs, à ce propos, j'ai beaucoup aimé le fait qu'il n'y a aucune pression sociale en lien avec son âge dans ce roman bien qu'elle et ses copines ont la trentaine. Cela fait clairement du bien ! On a tous notre rythme et cela prend parfois du temps de trouver la bonne personne pour fonder une famille (quand on en a envie...).
Charlie est une jeune femme agréable à suivre même si je ne me suis pas vraiment reconnue en elle. Je l'ai trouvée touchante dans sa manière de se sauvegarder et de prendre son destin en main. J'ai aimé sa sociabilité, sa positivité et j'ai été très amusée par ses changements constants de chaussures (mais aussi de cavaliers ! ;D). En fait, c'est vraiment son côté fêtarde qui ne m'a pas fait me sentir proche d'elle.
Tony est également très agréable à suivre, tant l'on sent tout de suite qu'il est bien plus que ce playboy qu'il affiche. J'ai aimé sa franchise et sa manière de ne pas faire de promesses qu'il n'est pas sûr de tenir - même si l'on aurait évidemment souhaité que ce soit le contraire.
Les personnages secondaires m'ont également beaucoup plu : ceux de la caserne par leur fraternité et les copines de Charlie par leur fraîcheur et leurs conseils un peu étonnants bien que salvateurs.
C'était la première fois que je lisais un roman d'Anggie S. ROY et, malgré mes préjugés, j'ai été très agréablement surprise. J'ai aimé la sensualité de la narration qui laisse étonnamment beaucoup de place à la pudeur dans l'intimité de ses personnages. Effectivement, son histoire n'a pas besoin de scènes délurées pour nous séduire ! Le ton est dynamique, volontaire et laisse assez peu de place à la négativité malgré la dureté du monde où elle se passe.
Une lecture surprenante.
[les +] Sexy sans être vulgaire, crédible, sans pression. [les -]Une héroïne trop fêtarde pour que je me reconnaisse en elle.
S'aimer leur est interdit. Mais il n'y a rien de plus excitant que d'enfreindre les règles...
Une nuit. Comment sa vie a-t-elle pu voler en éclats après une simple nuit ? Lorsque Billie a croisé le regard ténébreux de Moon dans ce club, elle a immédiatement compris qu'il lui serait difficile d'y résister. Et puis, c'était son premier jour à Séoul et le début de sa nouvelle vie ; pourquoi se serait-elle méfiée ? Mais ce matin la réalité la rattrape. Car Moon est bien plus qu'une simple célébrité : c'est le leader d'Alter, le groupe de K-pop le plus en vogue ; et désormais elle a autant d'ennemies qu'il a de fans. Alors, pour sa propre sécurité, elle va devoir rester à l'écart du chanteur. Même si elle ne peut s'empêcher de repenser à la nuit magique et enivrante qu'ils ont partagée. Même si Moon est bien décidé à la voir en secret...
J'ai mis en place une nouvelle stratégie concernant mes lectures en lien avec le Challenge Bookineurs en Couleurs. Jusqu'à présent, je triais mes livres de la session par nombre de pages et alternais les deux extrémités de la liste jusqu'à finir par les livres du milieu. Pour cette session, je me suis fait une Orange Book Jar. Du coup, je n'ai aucune visibilité sur le prochain livre et je n'ai donc pas ce ralentissement habituel quand une lecture qui ne me tente pas dans le moment se rapproche. Enfin, je dis ça mais I Love You To The Moon était le premier que je piochais donc on ne peut pas franchement dire que j'ai beaucoup de recul ! ;D (en vrai, j'en suis à mon quatrième livre pioché au moment où j'écris ma chronique).
Toujours est-il que j'étais un peu déçue en tombant sur lui. J'avais piqué plein de livres dans la bibliothèque de mes parents et espérais donc tomber sur l'un d'eux... Raté ! Bon, c'est vrai que cela va m'aider à améliorer mon score sur NetGalley(merci franchement aux Editions Harlequin de m'avoir laissé lire leurs livres à mon rythme et selon mes envies pendant des années !) ;) Cela dit, dans ma PAL numérique, ce n'était pas vraiment celui qui me tentait le plus mais son titre m'intriguait beaucoup. En effet, depuis toute petite, j'ai un rapport spécial à la lune (on ne s'en serait pas douté avec le titre du blog ! :D) et je me demandais donc ce qu'il se cachait derrière...
Si au début j'ai été un peu anxieuse face à la culture K-pop que je connais qu'un tout petit peu grâce à True Beauty, je me suis rapidement prise au jeu des paillettes et de cette rencontre pas comme les autres. Comme vous le savez, je suis toujours une midinette face aux histoires d'amour mettant en scène des célébrités et encore plus quand ce sont des musiciens (on ne se refait pas). Le décor de la K-pop apporte de l'originalité du fait de ses nombreuses règles et des fans particulièrement envahissants. Le communautarisme autour de ces groupes à la réputation d'être très fort, ne laissant pas passe grand chose à leurs chouchous et les suivant à la trace... Du coup, I Love You To The Moon ne m'a pas vraiment fait changer d'avis sur ces préjugés en mettant en scène des actes particulièrement inquiétants (et injustes) mais également d'autres aussi mignons que positifs.
J'ai également apprécié en apprendre un peu plus sur la culture sud-coréenne. J'ai aimé ces petites touches exotiques qui rythme cette histoire même si, au fond, le décor de Séoul n'est pas vraiment dépaysant tant on imagine cette capitale à l'image de n'importe quelle grande ville occidentale.
De même, j'ai vraiment été charmée par l'évidence de la rencontre entre Billie et Moon. Ces deux-là sont vraiment comme deux aimants et il est très agréable de les voir s'apprivoiser et se rapprocher. J'ai aimé la douceur avec laquelle se nouent leur lien et la passion qui n'est jamais bien loin. C'est assez fascinant de les voir apprendre à s'aimer dans l'ombre tant il est évident que la vérité éclatera rapidement : cela donne vraiment l'impression d'une bulle un peu spéciale où le temps est suspendu pendant ce sursis. J'ai trouvé les rebondissements autour de leur histoire prenants bien qu'on a l'espoir que cela ne puisse pas dégénérer autant dans la vraie vie... Pour le coup, j'ai beaucoup aimé le fait que leur entourage à un rôle certain dans cette romance. La fin est très mignonne et j'ai beaucoup aimé les portes qu'elle ouvre.
Il est facile de s'identifier à Billie dans sa normalité de fille lambda malgré ses origines exotiques - que personnellement je n'ai pas - et l'épisode choquant de son enfance. Je dois dire que je n'ai pas trop compris l'intérêt d'ajouter ce point à son histoire tant il semble un peu inutile dans la psychologie du personnage ou dans sa relation amoureuse avec Moon : j'ai trouvé ça plus racoleur que nécessaire. Cela dit, j'ai aimé les questions qu'elle se pose, son énergie positive, sa volonté de découvrir la ville et ses petites manies à guetter Moon l'air de rien sur les réseaux (on est toutes pareilles). Clairement, à sa place, je ne suis pas sûre que j'agirais différemment.
Moon est réellement craquant dans ses mimiques pleines de séduction et sa manière de jouer (ou non - difficile de savoir en fait !) les égocentriques. Si son côté charmeur pourrait rebuter, il n'en est rien tant l'on sait qu'il ne s'amuse pas au vu des règles strictes qui lui sont imposées. J'ai aimé son côté grand frère avec les membres de son groupe, tout en douceur et en responsabilité.
Les autres garçons du groupe Alter m'ont bien plu tant ils évoluent entre l'esprit canaille de petits garçons joueurs et les responsabilités d'avoir dû grandir trop vite. Leur entente et leur façon de veiller les uns sur les autres est vraiment touchante même si elle mène parfois a des actes maladroits. J'ai vraiment eu plaisir à les imaginer dans les différents tableaux de musique et de danse décrits par Alfreda ENWY.
J'ai également apprécié Mallaury, la voisine de Billie, aussi respectueuse de sa vie privée que donneuse de bons conseils ainsi que la grand-mère de la jeune femme très ouverte d'esprit et qui apporte une certaine fraîcheur emplie de sagesse à cette histoire.
Si je pense avoir déjà lu le premier tome de Ne crois pas que tu m'aimes, I Love You To The Moon est le premier roman de Alfreda ENWY que je prends le temps de chroniquer (si on ne compte pas une petite nouvelle parue dans un recueil Harlequin). J'ai savouré cette narration lascive, à la fois tranquille et un peu sexy, qui laisse le temps aux personnages de se découvrir mais aussi de s'aimer. J'ai apprécié la bulle qu'elle crée pour eux, malgré les différents rebondissements ; et j'ai aimé cette pudeur qui laisse entrevoir l'intimité de Billie et Moon sans la dévoiler, ce que j'ai trouvé assez raccord avec l'idée que je me suis fait de la culture asiatique. Le tempo reste dynamique, ne nous laissant pas nous enliser dans une histoire plan-plan. Du coup, je dois dire que je suis ravie d'avoir encore plusieurs livre d'Alfreda ENWY dans ma PAL afin de pouvoir les découvrir prochainement.
Une romance originale et prenante.
[les +]Des paillettes, de l'amour, de la bienveillance malgré tout
[les -]Une histoire qui ne m'a pas sortie de mes préjugés sur la K-pop
Une trace, le dessin d'un souvenir sur un mur se liquéfiant inexorablement vers l'oubli. Voilà tout ce à quoi se résume le passé, le présent et le futur de Simon. Un maigre indice, le seul qui nourrit en lui l'espoir de partir en quête de ses origines. Une adresse à l'extrême nord de l'Ecosse.
Fera-t-il le choix de suivre cette intuition qui l'accompagne depuis la disparition d'Elie, lui qui n'a véritablement plus rien à perdre, sauf peut-être la raison ?
Que reste-t-il de cette maison, de ce foyer à l'endroit même où quinze ans plus tôt, il fut séparé de ses parents ?
Simon foulera les terres des Highlands écossais.
Et si ces landes sauvages, véritable berceau de nombreuses légendes et mystères, attendaient patiemment son retour pour lui révéler l'entre-deux-mondes ?
Quel choix fera-t-il s'il découvrait que d'autres Gardiens l'attendent ?
A peine avais-je refermé le premier tome de Gardien que Luc DELECROIX sortait le deuxième tome ! Ce qui était clairement une bonne nouvelle tant j'avais passé un bon moment avec Hésitation qui m'avait particulièrement séduite avec son atmosphère de fantasy jeunesse.
Si j'ai également lu ce deuxième tome d'une traite (ou presque : il faut bien aller travailler pour avoir de quoi acheter de nouveaux livres !), je ne m'attendais pas du tout à ça comme histoire. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je pensais qu'Héritage allait être une quête solitaire pour Simon (oui, je n'avais pas lu le résumé) qui lui permettrait d'en apprendre plus sur sa famille biologique mais aussi sur son rôle de Gardien... et je crois, qu'au fond, j'espérais surtout y retrouver Juliette, Baptiste et Elie qui m'avaient beaucoup, beaucoup plu. Je n'imaginais donc pas du tout une seconde que Simon allait devoir retrouver les six autres Gardiens de sa génération, en compagnie de William (le Witan - un guide - de son père), afin de former le groupe uni qui sera capable de rétablir l'équilibre entre les mondes et mettre à mal les projets des Ténèbres. J'ai donc été très positivement surprise par cette tournure de l'histoire : en effet, elle nous en dit beaucoup sur la raison de l'existence des Gardiens mais aussi sur les créatures qui nous entourent. Pour le coup, on y retrouve un petit peu notre folklore ce qui nous aide à nous projeter davantage dans cette magie et nous la rend donc plus crédible à nos yeux.
Faire le tour de l'Ecosse pour rencontrer chacun des Gardiens m'a beaucoup plu. Déjà, parce qu'ayant fait un road-trip là-bas, j'ai été particulièrement sensible à ces décors un poil familier (l'île de Skye est clairement une beauté), mais aussi parce que chacun d'entre eux a piqué ma curiosité ! J'ai aimé le temps accordé à chaque nouvelle rencontre, lui donnant un côté privilégié et nous permettant de nous faire une première idée assez nette de chacun des Gardiens en le voyant agir dans son univers, avec ses parents adoptifs et le Witan de ses parents biologiques. C'est clairement la naissance d'une nouvelle famille et c'est très chouette à voir ! J'ai été particulièrement intriguée par la préparation faite depuis leur enfance à devenir Gardien en attendant l'arrivée de Simon. Cela donne de l'espoir et notamment l'envie de croire avec eux que tout est possible, malgré les évènements inquiétants qui parsèment leur chemin. J'ai aussi été très émue lors des aurevoirs avec leur famille adoptive et ai croisé très, très, fort les doigts pour qu'ils puissent se retrouver un jour.
L'intrigue autour de la taupe est prenante et, bien que l'on devine aisément qui est coupable, je me suis prise au jeu de chercher les indices de sa culpabilité. Cela dit, la conclusion nous laisse sur un beau mystère : il me tarde donc d'en découvrir la suite !
Cependant, je dois tout de même avouer que je suis un peu déçue qu'il ne se passe pas plus de choses dans ce tome. Non pas qu'il ne s'y passe rien - au contraire, il est particulièrement riche en rebondissements, en découvertes et en batailles - mais j'aurais bien aimé que l'intrigue ne se cantonne pas à un voyage pour rassembler les Gardiens. J'aurais bien aimé que Luc DELECROIX les laisse aller jusqu'au bout de leur "première" mission en les laissant atteindre l'Anida des Gardiens afin de clore ce deuxième tome. C'est un petit peu frustrant de s'arrêter avant de passer aux choses sérieuses ! D'autant plus que, pour mon plus grand malheur, Héritage s'arrête sur un cliffhanger magistral ! Si ces fins de tome sont titillantes et nous donnent envie de lire immédiatement-tout-de-suite-maintenant la suite, je ne suis pas fan de rester sur ma faim pendant de longs mois.
Ce fut cependant très agréable de retrouver Simon et de le voir évoluer dans ce tome. S'il parait fragile et incertain dans les premiers chapitres, sa rencontre avec les différents Gardiens lui donne confiance en lui et en ses choix. C'est la naissance d'un leader et c'est plutôt plaisant à voir.
De même, j'ai apprécié découvrir les différents gardiens et commencer à essayer de deviner quel sera le rôle de chacun dans cette équipe hors norme. Alors, même si je n'ai pas retrouvé Juliette et Baptiste dans ce tome, j'ai apprécié découvrir de nouveaux personnages. J'ai notamment été particulièrement intriguée par les mystérieuses Mélanie et June : j'espère donc que le troisième tome nous en dira plus sur ces deux-là mais également sur Joséphine qui a déjà une place particulière dans nos cœurs (et probablement aussi celui de Simon ;D).
J'ai beaucoup apprécié retrouver la narration de Luc DELECROIX. C'est plutôt facile de se replonger dans l'univers de Gardien et ai vraiment trouvé son intrigue surprenante tant elle est à des années lumières de ce que je m'imaginais en refermant le premier tome. J'ai apprécié le rythme un peu lancinant donné à Héritage ainsi que la place laissée aux émotions : sans être promis à un grand destin, l'on se retrouve assez facilement dans l'excitation mêlée de désarrois qui accompagne les changements d'étapes de la vie ;)
Un second tome prometteur et riche en belles rencontres.
[les +]Apaisant, riche en rencontres et en émotions.
Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.
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