Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 05:00

 

 

  

 

Comment le meilleur plan cul de la terre est devenu le pire boss de l'univers
Louisa MEONIS

Harlequin - 2021
ebook (epub) - 150 pages

 

 

 

 

 

 

 

Fini les nuits torrides sous la couette... Bonjour les réunions enflammées au bureau !

Qui a dit qu'on ne pouvait pas trouver la perle rare sur une appli de rencontres ? Hope y a bien rencontre Mathieu, alias "Monsieur Tinder", et c'est l'homme parfait. 1m90 de muscles, des yeux verts rieurs, des mains douces et chaudes de quoi devenir accro ! Bien sûr, malgré leur deal "que du plaisir, pas d'attache", Hope n'a pas pu s'empêcher de fantasmer sur leur future maison en bord de mer, leur chihuahua - qui s'appellera Bruce - et leurs deux enfants. Enfin ça, c'était avant. Avant de revenir dans la vraie vie où son plan cul s'est révélé être un boss redoutable de la finance Celui-là même qui vient de lui piquer sa super promotion pour devenir son nouveau patron. Alors tant pis pour la version happy end avec le chihuahua. Pour Hope c'est c'est la guerre, et elle ne se laissera pas marcher sur les escarpins !

 

J'aime beaucoup, beaucoup, l'univers déjanté de Louisa MEONIS alors j'étais joie de sortir (enfin) ce livre de ma PAL, certaine de passer un bon moment. Et, effectivement, ce fut le cas !

 

Honnêtement, dès les premières lignes, l'on se doute de ce qu'il en retourne et comment cela va se terminer. Par contre, je n'avais pas franchement deviné l'ensemble des rebondissements qui m'attendaient ! Comme toutes les autres romances de l'auteure, Comment le meilleur plan cul de la terre est devenu le pire boss de l'univers n'est pas très crédible. Cette histoire a un côté assez excentrique qui, si elle ravit mon imagination, est peu probable d'arriver à l'une de mes amies ou à moi-même. J'en apprécie la folie douce, l'humour débridé bien qu'un peu glaçant (vous connaissez ce moment de gêne quand vous sentez venir la catastrophe pour l'héroïne ? Ben voilà !) et la sensualité pétillante qui s'en dégage. Sans me déranger vraiment, c'est surtout l'attitude des personnages vis à vis de leurs sentiments qui me fait douter du réalisme de cette histoire. L'on sent bien qu'ils sont totalement accros l'un à l'autre et pourtant ils agissent de manière volontairement détachée quitte à en souffrir. Autant, je comprends la position de Hope qui ne cache pas grand chose (sauf le fait qu'elle veuille maintenant plus qu'un plan cul régulier), autant, je suis plus surprise par Mathieu qui œuvre dans l'ombre sans jamais rien donner de personnel à Hope bien qu'elle essaie d'en savoir plus. C'est assez troublant de voir ce qu'il peut faire secrètement pour leur relation sans pour autant donner la moindre miette personnelle à cette dernière. En fait, ça fait presque pitié de les voir vouloir la même chose sans oser se le dire et rester donc bloqués dans cette situation qui leur déplaît à tous les deux. Ça en est plutôt ironique mais la conclusion est très savoureuse. 

J'ai trouvé que le cadre de l'entreprise était très sympathique et ajoutait une touche différente à cette histoire sans pour autant tomber dans un fantasme assez vulgaire. Je trouve que le fait que Hope et Mathieu se connaissent avant ajoute un vrai plus à cette romance et y apporte une dose de croustillance. J'ai aimé la sensualité de certaines scènes, d'autant plus que leur bureau ne devienne un baisodrome.

 

Hope m'a bien plu bien que je ne l'ai pas trouvée vraiment crédible. J'ai aimé sa spontanéité sans filtre qui est à l'origine de quelques moments assez gênants. Elle est vraiment très sympathique et tout le monde lui rend bien. Bon, le personnage est assez cliché mais elle est très plaisante à suivre.

Mathieu m'a également beaucoup plu. On n'en sait pas beaucoup sur lui, ce qui lui confère réellement une aura un peu mystérieuse et donc plutôt sexy. J'ai aimé que son arrivée dans l'entreprise de Hope soit mal vécue par une partie de l'équipe ce qui l'a rendu plus crédible et, bizarrement, plus sympathique à mes yeux. Par contre, pour le coup, j'ai trouvé sa manière de faire dans le dos de la jeune femme assez flippante : ça fait un peu psychopathe, non ?

 

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture ouverte de Louisa MEONIS. J'ai l'impression qu'elle n'a pas franchement de tabou, qu'elle joue avec les limites du vulgaire tout en restant dans l'humour. J'aime bien ce côté gentiment borderline sans pour autant franchir de limite. C'est drôle, aussi frais que pétillant et cela se lit en a peine quelques heures.

Une romance drôle et piquante !

 

 

[les +] Rapide, dynamique, amusant.

[les -] Pas vraiment crédible.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.9 : ROSE

 

 

 

Du même auteur : 

  Avant j'étais un salaud  Je serai celui qu'il te faut  Toi + Moi = Le compte est bon 
 
Lola  intégrale 1 : Lola, petite, grosse et exhibitionniste  intégrale 2 : Lola, petite, en cloque et (complètement) larguée  Samantha, serial looseuse

Repost0
28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

  

 

Oups, je crois que je t'aime
Déborah GUERAND

Harlequin (&H) - 2020
ebook (epub) - 56 pages

 

  

 

 

 

 

Morgane est une vraie maniaque. Elle a toujours géré son quotidien comme un chef d'orchestre guide ses musiciens : avec ordre et précision. À tel point que ses proches lui ont donné le charmant surnom de Miss Control Freak... Pourtant, elle n'avait absolument pas prévu de rencontrer un mec aussi craquant alors qu'elle était tout sauf présentable ! C'est-à-dire : trempée de la tête aux pieds, avec du shampoing dégoulinant dans les cheveux. Ce mec, c'est Joshua, le plombier aux yeux verts irrésistibles venu réparer sa douche tombée en panne. Morgane le sait : elle est en train de vivre le fantasme de beaucoup de femmes. Ce serait presque trop beau pour être vrai !

 

 

Cela faisait un petit moment que ce livre traînait dans ma PAL et c'est donc avec la session rose du Challenge Bookineurs en Couleurs que je me suis enfin décidée à le mettre sur le haut de la pile.

J'ai vraiment été étonnée par le fait qu'il ne fasse que 54 pages. Pour le coup, c'est vraiment court et ça a l'avantage de se lire sans interruption (j'adore ça !). Par contre, l'histoire est moins touffue en intrigues que ce que j'apprécie habituellement. Si j'ai donc apprécié l'efficacité de cette histoire, je l'ai trouvée un peu trop plate à mon goût. D'autant plus, qu'au cours de ma lecture, j'ai vu plusieurs intrigues possibles qui ont été rapidement avortées comme, par exemple, l'histoire de la potentielle promotion.

Cela dit, j'ai bien aimé cette histoire de rencontre impromptue au moment où Morgane est totalement à son désavantage : je taquinais beaucoup la petite sœur à propos de sa tenue de jardinage et travaux salissants en lui disant que si elle rencontrait quelqu'un dans cette tenue à la déchetterie, elle serait sûre que c'est l'homme de sa vie (et effectivement, depuis qu'elle a porté sa tenue devant son amoureux, il l'a demandée en mariage ;D) ! Si on nous apprécie sans que l'on soit mis en valeur, c'est que la personne en face nous voit vraiment, non ? Bref, autant dire que c'est totalement le cas pour Morgane et Joshua. J'ai aimé la façon dont l'attirance se confirme au fil des pages et se mue peu à peu en sentiments. Bien que ce soit finalement assez rapide, j'ai trouvé que, d'une certaine façon, ils prenaient le temps de se connaître. 

J'ai été moins fan' du rebondissement sur ce qui n'avait pas été dit. J'ai été un peu déçue tant par le fait que ce ne soit pas franchement crédible que par celui que ce soit finalement assez commun dans les romances. Pour le coup, je ne m'y attendais pas mais ça m'a donné l'impression d'arriver un peu comme un cheveu dans la soupe. C'était évident que tout n'avait pas été dit mais là, c'est presque trop gros pour être vrai.

 

En aussi peu de pages, c'est assez difficile de s'identifier à un personnage tant les auteurs vont alors à l'essentiel en jouant sur certains clichés. Alors, je crois que Morgane a plutôt pâti du format très court de la romance : elle est présentée comme étant control freak dans les premières pages mais je ne trouve pas que cela se ressente vraiment au cours de cette lecture, tant elle oublie le temps et ses impondérables avec l'arrivée de Joshua. Ainsi, en sortant de cette lecture, je dirais plutôt que c'est la facilité avec laquelle elle se laisse porter par les évènements de la vie qui m'a plu en elle, alors qu'elle est sensée être tout l'opposé ! En tout cas, j'ai apprécié son dynamisme et aurait quelques tips organisationnels et de rigueur à lui piquer !

Joshua est tout autant cliché mais ses frasques ont l'avantage de lui donner un air de petit garçon peiné tout mignon. Finalement, on ne sait pas grand chose de lui ce qui lui permet de garder une certaine aura mystérieuse.

J'ai également apprécié les venues curieuses de la propriétaire de Morgane : je fonds toujours devant les personnes âgées et celle-ci ne fait pas exception ! D'autant plus que, contrairement aux autres personnages secondaires, elle permet de faire réellement avancer l'histoire.

 

Si j'ai trouvé l'écriture de Déborah GUERAND très agréable à lire, c'est davantage le format court de l'histoire qui m'a gênée. J'aurais aimé que celle-ci gagne en facettes ou, au contraire, qu'elle soit plus courte afin d'avoir un vrai format nouvelle. Cela dit, j'ai apprécié son rythme dynamique et enjoué ainsi que la bonne humeur qui en découle.

Une lecture sympathique mais qui m'a laissée sur ma faim.

 

 

[les +] Une jolie naissance des sentiments, une propriétaire toute mignonne.

[les -] Des intrigues secondaires avec un joli potentiel non exploitées, un format entre-deux qui ne rend pas justice à cette romance.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.9 : ROSE

 

 

 

Du même auteur :
 Objectif : Saboter le mariage (et choper le témoin !) 
 You Only Love Once  tome 1  tome 2

Repost0
27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Face au danger
La Contre-attaque, tome 1
Brenda NOVAK

Harlequin - 2017
ebook (epub) - 464 pages

 

 

 

 

 

 

 

Traumatisée par la violente agression dont elle a été victime trois ans auparavant, Skye Kellerman a mis du temps à surmonter ses angoisses et à reconstruire sa vie autour de l'association d'aide aux victimes qu'elle a créée en Californie avec deux amies proches. Mais quand elle apprend que son agresseur est sur le point d'être libéré pour bonne conduite, toutes ses peurs resurgissent brutalement : comment oublier que c'est son propre témoignage qui a permis d'envoyer cet homme derrière les barreaux ? Lui n'a certainement pas oublié qu'il a tout perdu par sa faute.

Le temps presse et Skye n'a qu'une solution : tout faire pour qu'il ne sorte pas de prison, en commençant par prouver son implication dans trois meurtres survenus à l'époque de son agression Heureusement, elle peut compter sur l'aide et le soutien inconditionnel de l'inspecteur David Willis, qui a enquêté sur ces affaires. Car lui en est convaincu : l'agresseur n'en restera pas là.

 

 

Bien qu'il traîne depuis de nombreuses années dans ma PAL, j'étais plutôt enthousiaste à l'idée de lire Face au Danger. Il faut dire aussi qu'en ce moment, je tente de réduire drastiquement ma PAL, ce qui fait que je lis beaucoup, beaucoup de romance ! Mine de rien ce livre en fait également partie mais j'aime beaucoup le côté policier qu'offre Brenda NOVAK dans ses livres.

 

Au début de ma lecture, j'ai vraiment été perturbée par l'impression de déjà-vu concernant Skye et sa relation avec David WILLIS -  l'inspecteur en charge de son affaire. J'avais l'impression d'avoir déjà lu tout ça : la maison isolée, la libération imprévue de l'agresseur, l'association de la Contre-attaque, l'attirance pour le policier... cela me disait vraiment quelque chose ! Pourtant, le reste de l'intrigue policière m'était inconnue. En préparant ma chronique, j'ai mieux compris : Face au Danger est le premier livre d'une longue série dont j'ai déjà lu plusieurs tomes il y a quelques années (visiblement dans le désordre et sans que cela ne me dérange).

Si la romance ne m'a pas franchement emballée, j'ai aimé la touche de positivisme et de paillettes qu'elle apporte à cette histoire. Je n'ai pas vraiment été charmée par le triangle amoureux tant j'ai trouvé Lynette désagréable. Cela dit, j'ai bien aimé (même si c'est terrible) la manière dont l'intrigue policière rejoint la romance sans que l'on ne se doute de rien. J'ai été assez scotchée de voir ça dans un livre !

L'autre intrigue policière autour de la libération de l'agresseur de Skye, la principale intrigue en fait, m'a vraiment plu. Même si je n'ai pas franchement trouvé Skye maligne d'enquêter comme elle le fait, j'ai apprécié les tenants et aboutissants de cette histoire assez dingue. C'est assez bluffant la manière dont tout va aussi loin sans que l'on ne s'en rend réellement compte. Pour le coup, cela fait vraiment froid dans le dos surtout en ayant régulièrement le point de vue du coupable pendant notre lecture. Si l'on a aucun doute sur sa culpabilité, je n'ai pas vu arriver bon nombre de rebondissements et ai apprécié le dynamisme horrifiant de cette histoire.

La conclusion est un peu culcul pour un policier mais ajoute la dose de positivisme nécessaire suite à ces évènements et installe pleinement le côté romance de cette histoire et, donc, de cette série.

 

Skye est vraiment un personnage intéressant. Je trouve son dynamisme dingue et j'ai apprécié la manière dont elle vient en aide à ceux qui en ont besoin sans se soucier des risques qu'elle peut prendre pour elle-même. Elle est touchante mais il est clair qu'elle a encore un gros travail psychologique à faire avant d'aller mieux.

J'ai moins été fan de David qui m'a agacée dans ses tourments entre son ex-femme et Skye. Clairement, on ne reste pas avec quelqu'un qui nous fait du mal parce que qu'elle est malade et pour faire plaisir à ses enfants. A partir du moment où il n'y a plus de respect, il n'y a pas de raison de se forcer… Surtout une fois qu'il a rencontré Skye : il ne faut pas passer à côté de sa vie pour rentrer dans la case imposée par sa famille.

De manière assez surprenante, je crois que c'est le personnage de Jane - la femme du coupable - qui m'a le plus plu. J'ai aimé la psychologie du personnage et la manière dont elle finit par ouvrir les yeux sur qui est réellement son mari tandis que tout son entourage vit toujours dans le déni. Je l'ai trouvée forte et me suis réellement inquiétée pour elle au fur et à mesure que l'on avançait dans ce livre. Quand à son mari, il est assez glaçant bien qu'il puisse paraître inoffensif. La folie qui semble s'emparer de lui, plus l'on avance dans ce roman, aurait toutefois tendance à nous laisser penser que ses proches auraient dus écouter Jane et se rendre compte qu'il était coupable.

 

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture dynamique de Brenda NOVAK. J'aime beaucoup la manière dont elle maîtrise son histoire en nous distillant les indices au fur et à mesure que ses personnages prennent la parole. J'ai également apprécié la manière habile dont elle mélange les genres, même si j'ai été moins sensible au côté romantique de son histoire.

Une lecture prenante et surprenante.

 

 

[les +] Des personnages secondaires forts, des intrigues intéressantes.

[les -] Une romance qui m'a laissée plutôt insensible.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.8 : BEIGE & MARRON

 

 

Du même auteur :
La Contre-attaque  tome 5 : Tu seras à moi  tome 6 : Repose en Enfer

Repost0
26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

 

Try To Resist Me
Samantha BELLANGER

Harlequin (&H) - 2022
ebook (epub) - 324 pages

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est la seule femme qui puisse le réconcilier avec l'amour.

Séduire, consommer, jeter. Voilà le mantra de Thomas Couturier, rien héritier et PDG d'une entreprise multinationale de production musicale. Pour lui, hors de question de devenir la proie d'une croqueuse de diamants ou de finir dans un mariage malheureux et déchiré par les disputes, comme ça a été le cas pour ses parents. Alors, quand il rencontre Hazel à un gala de charité, son plan est clair : proposer une nuit torride à la jeune femme aux grands yeux sombres... et passer à autre chose. Sauf que, si la nuit est effectivement torride, impossible pour lui de se sortir de la tête le regard d'Hazel. Elle le hante, l'envahit, l'assaille de toute part. Et s'il la revoyait pour une seconde nuit ?

 

 

Honnêtement, en magasin, je ne me serais sans doute pas arrêtée sur le résumé de Try To Resist Me. Autant je ne dis jamais non à une romance - d'autant plus que j'ai souvent des bonnes surprises chez Harlequin et notamment avec Samantha BELLANGER -, autant l'intrigue de celle-ci, sur le papier, ne me faisait pas rêver. Je lui trouvais des relents clichés et machistes qui ne m'auraient sans doute pas fait l'acheter. C'est là tout l'art des partenariats qui nous font sortir de nos zones de confort. Bref, tout ça pour dire que j'ai finalement passé un bon moment avec ce roman en dépit de mes préjugés.

 

J'ai trouvé l'environnement de cette histoire très rafraîchissant. Bien que Thomas et Marisa évoluent dans un monde favorisé, je ne les ai pas trouvés spécialement stéréotypés. En fait, j'ai plutôt bien apprécié leur ouverture d'esprit, notamment envers Hazel. Cela dit, c'est vraiment l'univers artistique de cette dernière qui m'a plu : j'ai aimé sa relation décontractée à la musique ainsi que l'intensité de sa passion pour la photographie. Je l'ai trouvée très touchante à sans cesse voir le monde qui nous entoure à travers l'objectif de son appareil photo et à revenir dans les lieux qui l'ont émue pour les immortaliser. J'ai aimé découvrir l'envers du décor de cette profession particulière et le fonctionnement des galeries d'art. Hazel a vraiment une manière de vivre presque lancinante, au jour le jour : cela pourrait donner l'impression d'un futur incertain mais, au contraire, j'ai trouvé qu'il en découlait une certaine sérénité.

La romance entre Hazel et Thomas m'a bien plu. J'ai apprécié son début simple et leurs sentiments qui s'étoffent au fur et à mesure des pages. J'ai aimé la bienveillance d'Hazel et ai été agacée par les faux-pas de Thomas. Je le dis souvent ces derniers temps mais j'en ai un peu marre de ces beaux-gosses torturés qui font du mal au lieu d'aimer. Je pense qu'une histoire ne nait pas systématiquement dans la souffrance et je trouve dommage que ce ne soit pas également le cas dans les romances. De même, j'aurais bien aimé un peu moins de scène de sexe bien que cela fasse partie intégrante de l'univers de Samantha BELLANGER. Clairement, c'est en communiquant que l'on règle les conflits et non pas par un orgasme (même si c'est, sans aucun doute, plus agréable !).

Je n'ai pas vraiment été charmée par les intrigues secondaires. J'aurais cependant aimé que celle autour de Marisa soit davantage développée et, au contraire, celle autour de Bianca m'a semblé presque de trop. En effet, je ne l'ai pas trouvée vraiment réaliste comparée au reste du roman. 

La conclusion est sans réelle surprise et ne m'a donc pas particulièrement émue. Elle est classique et tranche assez avec le reste de l'histoire qui ne l'était pas vraiment.

 

J'ai trouvé Hazel très touchante avec sa sensibilité à fleur de peau. J'ai aimé sa bienveillance et son calme à toute épreuve. Je dois dire que j'aimerais bien apprendre à réagir comme elle, en étant toujours maître de mes mots tout en ayant sa franchise sereine et indolore. Elle pourrait paraître fragile mais je pense, au contraire, qu'elle est bien plus forte que la plupart d'entre nous.

Je suis plus ambivalente concernant le personnage de Thomas. Autant je ne peux nier son charme et sa classe, autant ses fréquents manques de respect envers Hazel m'ont refroidie. J'ai une préférence pour les héros droits dans leurs bottes et qui s'assument plutôt que ceux qui préfère faire mal pour ne pas avoir à se dévoiler.

Les personnages secondaires m'ont également bien plu, notamment Marisa et Alban. J'ai aimé leur absence de jugement et leurs conseils avisés pour faire prendre aux deux tourtereaux la bonne décision.

 

J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture franche et dynamique de Samantha BELLANGER. C'est très agréable d'avoir les points de vue de Thomas et Hazel même si leur chevauchement au sein d'un même chapitre et sans être systématiquement indiqué m'a parfois déstabilisée. J'ai aimé la construction logique de cette histoire et les rebondissements que je n'avais pas toujours vu venir !

Une chouette découverte.

 

 

[les +] Une héroïne inspirante, un univers autour de la photo et des galeries d'art intéressant.

[les -] Un héros qui mérite des baffes, trop de sexe pour "régler" des problèmes.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)
Challenge Bookineurs en Couleurs #5.9 : ROSE

 

 

 

Du même auteur :

  A toi, pour cette nuit

 

Repost0
25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 05:00

  

 

Au Commencement était le sexe
Chritopher RYAN
Cacilda JETHA

VOolume - 2022
Livre audio - 6H06 

 

 

 

Depuis des siècles, on nous dit que l'espèce humaine est naturellement monogame, que Madame Cro-Magnon, en peau de bête, avait avidement besoin pour sa survie de la protection d'un seul et unique chasseur (le plus puissant évidemment !) en échange de sa fertilité tant convoitée et de sa fidélité éternelle. Et si Darwin s'était trompé ? Et si nos chers ancêtres préhistoriques nous révélaient enfin la vérité sur notre sexualité humaine ?

À travers l'étude des cultures ancestrales et l'observation des primates les plus proches d'Homo sapiens, Christopher RYAN et Cacilda JETHA nous offrent une toute nouvelle perspective sur la façon dont les couples se forment, pourquoi nous sommes infidèles et ce que cela implique pour les relations amoureuses modernes.

Monogamie, mariage, patriarcat, guerre des sexes et pouvoir, ce livre bouleverse bon nombre d'idées reçues sur la sexualité humaine et aide à repenser radicalement notre manière de vivre et d'aimer en Occident.

 

En lisant le résumé, je me suis dit que je n'allais pas aimer tant les idées qui étaient amorcées me déplaisaient. Je sentais qu'en l'écoutant, j'allais sortir de ma zone de confort et entendre parler de choses qui me retournent le ventre et que, fatalement  - comme tout être humain qui se respecte - , je n'allais pas aimer ça. Effectivement, cette impression s'est confirmée en écoutant l'introduction qui remet une couche sur le fait que l'Homme n'est pas fait pour la monogamie. Pour être honnête, si ça me dérange tant, c'est que ça me force à voir mon couple dans des scénarios que je n'ai pas envie de connaître et qui jouent beaucoup avec ma peur de l'abandon. Pourtant, j'ai des amis polyamoureux ou dans des relations amoureuses ouvertes et cela ne me pose aucun problème (encore heureux !), c'est juste la transposition sur ma propre vie qui m'embarrasse.

Si je me suis lancée dans ce livre alors que le résumé me mettait mal à l'aise, c'est aussi parce que mine de rien j'ai un esprit assez scientifique et que j'étais curieuse de la manière dont ils allaient prouver leurs théories sur la sexualité humaine et notamment celle de nos lointains ancêtres. Je suis de nature très curieuse, sur un tas de sujets et, aussi bizarre que cela puisse paraître, j'aime bien lire les études scientifiques et suivre différents médias de vulgarisation. Et, clairement, c'est en étant poussé dans ses retranchements que l'on fini par s'ouvrir. Bon, au fond, je savais que j'allais plutôt apprécier cette lecture et cela à vraiment été le cas (même si je ne suis toujours pas décidée à ouvrir mon couple à d'autres individus !) !

 

Pour le coup, je ne savais pas du tout comment faisaient les anthropologues pour imaginer la vie qu'avaient les Hommes préhistoriques. J'ai été assez scotchée de voir que, pour cela, ils observaient nos cousins les grands singes mais aussi quelques civilisations plus reculées n'ayant pas  - à l'époque subit une certaine occidentalisation (oui, oui, je n'avais visiblement pas bien lu le résumé !). J'ai vraiment été fascinée par certains rites décrits et ai eu un peu plus de mal à garder une attitude neutre et ouverte face à certaines traditions de plusieurs peuples. Du fait de mon regard de jeune trentenaire française du 21e siècle, quand on me dit qu'une jeune femme doit coucher avec une dizaine ou une vingtaine d'homme lors de son mariage, je me demande fatalement où est le consentement dans tout ça (et le plaisir). Certes, cela va dans le sens des auteurs qui supposent que l'homme est polygyne mais, personnellement, je me demande si ce n'est pas plutôt une forme de viol collectif.

J'ai trouvé intéressant le fait que ce livre ne parle pas uniquement de sexualité. J'ai d'ailleurs été étonnée qu'ils disent que la sédentarisation était l'une des plus grosses bêtises humaines ayant entraîné problèmes de santé, famines, supériorité de l'homme sur la femme, jalousies et guerres. C'est vrai qu'en y réfléchissant, le nomadisme permettait de profiter d'une alimentation variée, d'une certaine activité physique ainsi que de l'entraide et du partage au sein-même des communautés. Quand il n'y avait rien, il suffisait d'aller un peu plus loin. Avec le début de l'agriculture, ils ont effectivement sûrement perdu en variété alimentaire. Pour le coup, j'ai trouvé étonnant que les auteurs affirment que les Hommes préhistoriques vivant bien moins vieux que nous, étaient probablement en meilleure santé que nos arrière-grands-parents du 19e siècle. J'ai également apprécié qu'ils ajoutent discrètement que l'homosexualité a également été observée chez certains animaux, rappelant ainsi que ce n'est pas quelque chose de propre à l'Homme mais qui se retrouve dans la nature au sens large. De même, j'ai été intéressée par le fait que la question de la sexualité soit abordée d'un point de vue plus médical, à travers des études sur les variations de taux hormonaux au cours de la vie d'un couple.

 

Malheureusement, la bibliographie n'est pas précisée dans le livre audio ne me permettant pas de retrouver ces textes scientifiques pour me faire mon propre avis… J'espère que cela est différent dans le livre papier : pour moi, la bibliographie permet autant aux lecteurs d'aller plus loin dans la réflexion que d'assurer une certaine crédibilité aux auteurs. Dans le cas de Au Commencement était le sexe, cela me parait essentiel tant Christopher RYAN et Cacilda JETHA passent un temps important à casser les théories majoritairement répandues chez leurs confrères. Quand on s'attaque aux consensus scientifiques, il faut des preuves solides et, même si ce qu'ils avancent semble tenir la route, j'ai trouvé qu'ils passaient plus de temps à démonter la théorie traditionnelle qu'à donner des arguments pour étayer la leur. Bref, face à autant de négativité, j'ai du mal à apporter du crédit à leur discours : dire que l'autre a tord n'est pas une preuve suffisante de vérité.

Malgré tout, j'ai trouvé cette lecture très agréable. Philippe CAULIER - le lecteur - a vraiment une voix avenante et posée qui matche bien avec ce livre aux accents plutôt scientifiques. Malgré ses 11H d'écoute, j'ai trouvé que c'est passé plutôt vite et ai vraiment été happée par son contenu. Mes proches et collègues pourront en témoigner : pendant toute la durée de mon écoute, tous ceux que je croisais en descendant de la voiture avait droit à un résumé des dernières découvertes faites pendant mes trajets quotidiens en voiture ! Comme quoi, ça reste intéressant d'aller vers les livres qui nous sont inconfortables ;)

Une belle découverte dont j'attends toujours les preuves !

 

 

[les +] Prenant, étonnant.

[les -] Plus critique que convaincant.

 

 

Lu dans le cadre de :

 

Service Presse - VOolume (Netgalley)

Repost0
24 août 2022 3 24 /08 /août /2022 05:00

 

 

  

 

Alpha Love
Cécile VIOLETTE

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 417 pages

 

 

 

 

 

 

 

La passion n'est jamais aussi forte que lorsque la mort est toute proche...

Depuis le décès de son frère sur le front, Suzie n'a qu'une idée en tête : découvrir les circonstances de sa mort. Plus que jamais, elle approche du but, car sa première mission d'infirmière dans l'humanitaire la conduit justement en Afghanistan, là où Luke a disparu. Mieux encore : elle retrouve sur place Archi, le meilleur ami et binôme de son frère, qu'elle suspecte de lui cacher quelque chose. Cela fait quatre ans qu'ils ne se sont pas parlé et les retrouvailles sont électriques, mais elle compte bien mettre à profit cette proximité imposée pour en apprendre davantage. Pourtant, le comportement du grand brun aux muscles ciselés par les combats devient vite agaçant ; pourquoi est-il aussi protecteur avec elle ? Et pourquoi ne supporte-t-il pas que d'autres militaires l'approchent ?

 

 

Après avoir lu le résumé, j'étais plutôt curieuse de découvrir Alpha Love. Il me semblait y avoir plusieurs ingrédients que j'apprécie dans les romances : de l'amitié, un lien familial fort et du dépassement de soi.

 

Je ne peux nier que je me suis assez reconnue dans Suzie et notamment dans son deuil difficile à réaliser. Je sais ce que c'est que de perdre pied dans ces cas-là et d'avoir du mal à passer à autre chose. Après, il est vrai que c'est poussé au maximum dans le cas de la jeune femme dont le frère disparu étant son meilleur allié dans sa famille où leur père a dispensé une éducation très trop stricte.

J'ai apprécié ses retrouvailles avec Archi. J'ai vraiment aimé découvrir la construction de leur amitié au fil des flash-back, leur fascination réciproque de toujours et la manière dont leur lien prend un nouveau tournant au fur et à mesure des chapitres. Généralement, dans les romances, le côté mâle alpha me fait hurler mais je trouve qu'Archi est plutôt sain dans ce rôle. On sent qu'il n'a pas envie de contrôler Suzie mais qu'il s'inquiète vraiment pour elle. J'ai aimé découvrir qu'il est son sauveur depuis des années et que ce n'est pas prêt de changer. Leur couple m'a beaucoup plu. Dès l'adolescence, c'est évident qu'ils finiront un jour ensemble. Pour le coup, j'ai apprécié que le fantôme de Luke ne soit pas un frein car il est clair qu'il aurait adoré que ses proches soient heureux ensemble. Les différents rebondissements dans leur histoire sont donc plutôt classiques et tournent autour de la jalousie ce qui permet à un plus grand nombre de lecteurs de s'y identifier.

J'ai également été sensible à la quête de Suzie pour connaître ce qu'il s'était vraiment passé lors de la mort de son frère. Je l'ai trouvée très courageuse de s'engager dans l'armée dans ce but tant il est clair que ses barrières mentales ne sont pas suffisamment solides pour supporter ce qu'il se passe sur un front. Personnellement, j'ai été intéressée par les actes de l'équipe médicale : je ne pensais pas qu'ils faisaient autant de choses sur place et ai été déçue que ce ne soit pas davantage relayé dans nos médias.

J'ai trouvé l'intrigue secondaire d'Alpha Love très bien menée et ai réellement été étonnée par les rebondissements qui y sont liés. Plusieurs passages ne m'ont pas semblés très crédibles mais je ne peux nier avoir eu plaisir à les lire.

La conclusion est jolie mais terriblement classique. C'est certes mignon mais, du coup, elle s'oublie vite.

 

Suzie m'a beaucoup plu. J'ai vraiment aimé la voir se dépasser dans les situations glaçantes auxquelles elle est confrontée en Afghanistan. J'ai apprécié son empathie de soignante, sa volonté de ne rien lâcher même quand c'est foutu et le sang-froid qu'elle gagne au fur et à mesure des semaines mais aussi par la présence rassurante d'Archi. Il est difficile de ne pas l'aimer et de ne pas souhaiter la protéger tant Archi, Luke et leur père ont cette attitude envers elle.

J'ai également beaucoup apprécié Archi. Fondamentalement, les montagnes de muscles militaires ne sont pas mon type d'homme mais je ne doute pas qu'il m'aurait tapé dans l'œil dans la vraie vie. J'ai aimé son côté protecteur sans être étouffant, son aisance naturelle et sa confiance dans le fait qu'un monde meilleur est possible.

 

Je ne pense pas avoir déjà lu un roman de Cécile VIOLETTE mais je lirais les prochains avec plaisir. J'ai trouvé son histoire très addictive et bien pensée malgré quelques manques de crédibilité qui ne m'ont pas, pour autant, empêchée d'avoir envie de croire à cette histoire. J'ai trouvé son écriture tout en bienveillance, à l'écoute de ses personnages et plutôt positive malgré ce deuil difficile à réaliser.

Une belle découverte.

 

 

[les +] Touchant, positif, différent.

[les -] Quelques rebondissements qui manquent de crédibilité.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

Repost0
23 août 2022 2 23 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Swipe Right, Baby
L.J. CASTERAT

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 390 pages

 

 

 

 

 

 

 

La vie discrète de Leyla vient de voler en éclats. Et le principal coupable n'est autre que Noah Ellsworth. Ce chef d'entreprise - terriblement arrogant - a lancé une campagne publicitaire d'envergure pour son agence de coaching amoureux. La promesse : aider n'importe quelle femme à trouver le grand amour. Et il faut croire que Leyla fait partie des heureuses élues, puisque son visage est désormais placardé en grand dans les rues de la ville afin d'illustrer ce projet. Tu parles d'une mauvaise surprise Mais il n'est pas question qu'elle ferme les yeux et passe outre à ce malentendu. Même si Noah peut sembler intimidant  -et un poil irrésistible -, Leyla est décidée à se venger. Rien de tel pour cela que de se rapprocher de lui et de prétendre entrer dans son jeu. Avec un peu d'effort, elle sera sans doute capable d'ignorer sa virilité tentatrice, de résister à son charme et de retrouver sa dignité tout à la fois

 

 

Pour le coup, c'est avec une confiance aveugle que je me suis lancée dans Swipe Right, Baby tant je trouve la couverture moche, le titre sans intérêt et le résumé blasant. Cela dit, je ne regrette pas de m'être lancée dans cette lecture avec laquelle j'ai passé un bon moment.

 

Honnêtement, je n'ai pas du tout du tout trouvé cette histoire crédible. Ne serait-ce déjà par le fait que le visage de Leyla soit placardé dans tout le pays sans son autorisation suite à une double vengeance déplacée d'une secrétaire éconduite. Pour avoir bossé quelques mois dans une agence de comm' ainsi que dans une start-up, j'ai conscience que les validations sont tellement multiples que cela n'aurait tout simplement pas été possible. Sans parler des procès qui auraient suivi. Bon, le détail est que l'histoire se passe aux USA et non en France mais, clairement, niveau procès, ils prennent moins de gants que nous.

Je suis plutôt mal placée pour parler du second point qui, à mon sens, manque de crédibilité mais bon… Leyla est une jeune femme noire et je dois dire que je n'ai pas retrouvé en elle les craintes liées au racisme que je retrouve chez l'ensemble de mes amis de couleurs. Je trouve ça chouette d'avoir une héroïne issue d'une minorité mais c'est dommage que cet aspect ne s'y retrouve pas, ne nous permettant pas à nous  - les lecteurs blancs (c'est affreux d'écrire ce genre de phrase) - de bien comprendre ce qu'implique une origine différente dans un monde de blancs catholiques. Je trouve ça un peu naïf d'imaginer que cela n'implique aucune différence (j'ai même mis un peu de temps à comprendre que Leyla était noire - ce qui, en vrai, est plutôt chouette) : certes, c'est ce que l'on souhaite tous mais ce n'est pas une réalité. Cela m'a d'autant plus sauté aux yeux que je venais de regarder le reportage d'Enquête exclusive sur les minorités aux USA (si vous êtes curieux, c'est par ici) où le rapport au racisme est tant poussé à l'extrême que les blancs d'aujourd'hui sont amenés à se repentir pour ce qu'ont pu faire leurs lointains ancêtres. 

Enfin, j'ai également trouvé un certain manque de crédibilité dans le changement de vie subit par Leyla. Je pense que c'est davantage dû à un manque de détails dans le roman. Par exemple, je vois assez mal comment une institutrice peut tout plaquer du jour au lendemain pour de la télé-réalité ou qu'elle se retrouve à vivre chez son patron suite à une annulation de sa réservation d'hôtel. Je me focalise sur des détails pratiques mais c'est vrai que ces questions pragmatiques ont pas mal influencé ma lecture.

Cela dit, si l'on fait abstraction de tous ces points, j'ai passé un bon moment avec ce roman riche en rebondissements. J'ai trouvé l'histoire entre Leyla et Noah sympathique à suivre bien qu'un peu trop rocambolesque à mon goût (ça manque encore une fois de crédibilité !). Certains passages sont vraiment pépites et m'ont beaucoup amusée. Par contre, j'ai été lassée par les nombreuses scènes de sexe, qu'elles se passent dans la tête des personnages ou non. J'ai trouvé qu'elles se ressemblaient toutes et qu'elles revenaient bien trop souvent au point de me faire un peu perdre le fil de l'histoire et donc de la ralentir.

La conclusion m'a bien plu. Elle est certes plutôt classique dans les faits mais un petit détail anodin sur lequel finit la lecture me fait penser que je ne l'oublierai pas de sitôt. C'est ce genre de touche d'originalité que j'affectionne et qui me fait dire les mamans ont toujours souvent une bonne intuition ;)

 

J'ai trouvé Leyla plutôt attachante avec son manque de confiance en soi qui ne l'empêche pas pour autant d'avoir beaucoup de répartie. J'ai aimé les dualités que l'on retrouve en elle du fait de ses croyances ou de son attachement à sa famille. Ce fut vraiment très plaisant de la voir évoluer pour enfin s'écouter.

Noah m'a également bien plu mais je n'ai pas vraiment trouvé en lui ce que la mère de Leyla avait deviné. Autant j'ai été séduite par ses rapports avec Tao et Liv ainsi que par son côté protecteur envers ses proches, autant je l'ai trouvé particulièrement irrespectueux à bien des moments.

J'ai également été très touchée par le père de Leyla. Dès les premières pages, l'on devine ce qu'il cache à sa fille et ce que cela signifie. J'ai vraiment aimé le lien de confiance qui les unit et la manière dont le respect s'établit immédiatement avec Noah. J'ai également été amusée par l'oncle qui se balade avec une canne uniquement pour tenter de séduire les jolies infirmières de sa maison de retraite ! ;)

 

C'était la première fois que je lisais un roman de L.J. CASTERAT et je ne sais pas trop quoi en penser. Si j'ai apprécié la légèreté de sa plume, sa fantaisie et son humour, j'ai surtout eu l'impression qu'elle abordait des sujets qu'elle ne maîtrisait pas totalement. En soit, son livre n'a pas besoin d'être crédible pour être apprécié mais, personnellement, j'aurais préféré que ce soit davantage le cas.

Une lecture tout en rebondissements et en humour.

 

 

[les +] De l'humour, des rebondissements, un papa très touchant.

[les -] Un cadre manquant de crédibilité.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

Repost0
19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 13:10

 

 

 

 

 

 

Show Me Love
Seza L. THOMAS

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 316 pages

 

 

 

 

 

 

 

Elle n'attend rien de lui. Il va tout lui donner.

Strip-teaseuse et mère prête à tout pour son fils, Katell a appris la leçon : dans la vie, rien n'est gratuit. Et encore moins l'attention des hommes ! Ils exigent toujours l'accès à son corps en échange. Alors, pourquoi Rafael serait-il différent ? Pourtant, les yeux noisette du bel étudiant métis ne lui promettent ni violence ni humiliation : il la désire, certes, mais il voit au-delà de son apparence. Il veut son âme et, surtout, plus dangereux encore, il veut conquérir son cœur. Katell est-elle réellement prête à lui donner une chance ? Ou fuira-t-elle dans la nuit ?

 

 

Amis lecteurs, vous qui commencez à très bien me connaître, en lisant le résumé, vous avez dû vous dire que j'avais dû râler en le découvrant. Effectivement, je ne peux pas dire le contraire ! Mais, comme toujours, j'ai fait confiance à Harlequin et me suis plongée dans ce roman. Encore une fois, la surprise a été bonne et j'ai vraiment passé un bon moment avec Show Me love.

 

J'ai apprécié la façon dont Seza L. THOMAS introduisait la vie de Katell sans jugement. C'est d'autant plus intéressant que la plupart des personnages du livre ne se privent justement pas pour en faire. D'une certaine façon, on comprend comment la jeune femme a pu en arriver là et que ce choix par défaut lui coûte autant qu'il la dépanne financièrement. Indirectement, ça nous prouve aussi la piètre image qu'elle a d'elle-même (ni voyez pas une critique de son métier), tant elle a été mal entourée au fil des années. Personnellement, j'ai aimé la voir se battre pour ses études qui ne l'intéressent pas plus que ça mais qui vont lui permettre de décrocher le job bien comme il faut nécessaire à la garde de son fils. C'est toujours stimulant d'être face à des personnages qui se battent pour s'en sortir et Katell en fait clairement partie.

La rencontre de Katell et Rafael m'a beaucoup plu (tout comme la sonorité délicieuse de leurs deux prénoms ensemble). J'ai aimé cette petite dose d'héroïsme avortée, leurs regards qui s'accrochent sans réellement se comprendre, le respect immédiat entre eux qui les force à se retrouver et leur lien qui s'étoffe au fil des rencontres. C'est doux mais c'est solide. J'ai également aimé le fossé entre la pudeur de Rafael et le monde provocateur dans lequel évolue Katell, sans pour autant jouer sur leur écoute et la compréhension qu'ils ont l'un envers l'autre. J'ai aussi apprécié la manière dont est abordée la tromperie et son pardon, ce que l'on voit encore trop rarement dans les livres. Ce n'est pas toujours la bonne solution mais condamner sans écouter conduit toujours à une bêtise.  Le résumé laissait penser à une histoire provocante mais ce n'est vraiment pas le cas : elle est pleine de bienveillance, d'ouverture d'esprit et de pardon. Elle a ce côté feel-good qui, dans la peine, nous rappelle que les happy-end existent bien.

La conclusion est toute simple et plutôt mignonne même si je ne l'ai pas trouvée très crédible. On sait depuis le début que Rafael est riche mais son geste, bien qu'élégant, m'a semblé disproportionné notamment du fait de son jeune âge.

 

J'ai vraiment aimé le personnage de Katell. Je ne doute pas que, dans la vraie vie, nous pourrions être d'excellentes amies. Sa fragilité m'a beaucoup touchée, ainsi que sa douceur cachée et la carapace qu'elle porte en permanence pour ne pas se laisser dévier de ses objectifs. J'ai aimé la manière dont elle vient spontanément en aide à Rafael et l'écoute dont elle fait preuve face aux fiançailles avortées de ce dernier. J'ai également été touchée par l'histoire de son petit garçon handicapé et ce que cela signifie concernant les difficultés supplémentaires pour obtenir, un jour, un semblant de garde partagée.

Rafael m'a également beaucoup plu. C'est assez étonnant d'être face à un jeune homme de 22 ans aussi mature et qui met autant de force dans les décisions qu'il prend. Clairement, c'est le genre de personnage qui nous rappelle que les gentils garçons sont plus attirants que les bad boys ! J'ai trouvé le chapitre sur le retour de Carla très réaliste dans les fragilités qu'il nous montre et je pense que beaucoup de lecteurs pourront se retrouver dans les pensées de Rafael : un mauvais choix n'est jamais loin et, parfois, on aurait besoin d'un signe pour ne pas faire d'erreur.

 

C'était la première fois que je lisais un roman de Seza L. THOMAS et j'ai vraiment passé un bon moment. Comme je le disais plus haut, j'ai beaucoup apprécié les valeurs d'écoute, de bienveillance et d'ouverture d'esprit que l'on retrouve dans cette histoire. L'auteure nous force  à voir les choses différemment et ça fait du bien ! Son écriture est toute douce et fluide, ce qui rend son histoire très addictive.

Une romance douce et différente.

 

 

[les +] De jolies valeurs, de la douceur et de la bienveillance.

[les -] Un résumé un peu p*te à clic.

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

Repost0
18 août 2022 4 18 /08 /août /2022 05:00

 

 

 

 

Love Lie Hate
Mylène DUMORTIER

Harlequin  (&H) - 2022
ebook (epub) - 329 pages

 

 

 

 

 

 

 

Parce que c'est lui. Parce que c'est elle.

Sam est tout ce que Rose ne devrait pas aimer.

Militaire : il peut être mobilisé à tout moment et partir du jour au lendemain.

Pauvre : il est à mille lieues du monde riche et luxueux dans lequel elle évolue.

Rustre : il lui a bien fait comprendre qu'il ne voulait rien de sérieux avec elle. Il la veut juste elle.

Pourtant, depuis qu'ils se sont rencontrés sur la plage, c'est comme si le destin ne cessait de les pousser l'un vers l'autre. Comme si une force puissante, magnétique, irrépressible incitait leurs corps à se rapprocher et à fusionner Rose ne peut pas être avec Sam, et Sam ne veut pas être avec Rose, mais l'amour a un plan pour eux et une arme imparable : la passion.

 

 

Bien que j'avais trouvé le résumé de Love, Live, Hate sympathique, je ne l'avais pas franchement trouvé très alléchant. Bizarrement, j'étais donc plutôt curieuse de découvrir ce qu'il ne nous disait pas sur cette histoire.

 

Au départ, j'ai trouvé celle-ci un peu trop consensuelle à mon goût en voyant évoluer Rose dans sa famille. Trop d'argent, trop de "clinquance", trop étriquée. Ils veulent se donner une image classe mais, pour le coup, je les ai trouvés terriblement nouveaux riches à étaler leur argent et les marques de leurs acquisitions comme d'autres étalent du beurre sur leurs tartines (en couches très épaisses si c'est mon beau-frère ! #coucouyann). Cela m'a d'autant plus amusée que c'est le genre de remarque que Rose et sa famille font justement sur leurs voisins et amis (l'hypocrisie dans toute sa splendeur).

Je dois dire que j'ai vu plutôt d'un bon œil les péripéties en lien avec cette famille,tant dans la reprise de l'empire sociétal paternel que du mystérieux espion qui les suit. Cela ajoute une bonne dose de sel et de dynamisme à cette histoire mais également un peu d'originalité. Cependant, un des rebondissements est particulièrement difficile à lire et j'ai été étonnée qu'il n'y ait pas eu d'avertissement en début de bouquin. Petite, je lisais sans problème les livres de mes parents et c'est typiquement le genre de lecture que j'aurais pu emprunter sans demander dans la bibliothèque familiale (et vu le nombre de bouquins lus à la maison, je ne suis pas certaine qu'ils se seraient souvenus de cette scène pour apposer leur véto'). Les nombreuses scènes de sexe ne m'auraient probablement pas choquée, par contre, il est clair que je me serais pris de plein fouet le choc de la violence de ce rebondissement très particulier (déjà que là, à 30 ans passé... alors à 12 !). Pour le coup, je pense que c'est également dû au fait que l'après est un peu traité à la va-vite alors que l'on sait pourtant que beaucoup de victimes ont besoin d'une vie entière pour se reconstruire. 

D'autres choses m'ont gênée dans ce livre, notamment dans certains actes des personnages qui ne sont pas vraiment en accord avec ma version du respect. En écrivant cela, je pense notamment à une sortie en boîte de nuit qui, par son manque de consentement, représente pour moi une agression sans que l'auteure n'en fasse de cas. Je ne suis pas très à l'aise avec cette idée que Mylène DUMORTIER puisse se servir de ce genre d'évènement potentiellement traumatisant pour faire fantasmer ses lecteurs. De manière plus soft, je n'ai pas trouvé Rose très courageuse et respectueuse avec son petit copain et ami de toujours alors qu'elle débute, en parallèle, son histoire avec Sam. Certes, cela est croustillant mais j'ai une préférence aux héroïnes honnêtes qui assument rapidement leurs erreurs.

Cela dit, j'ai bien aimé la romance entre Rose et Sam. J'ai été séduite par leur alchimie innée et l'attirance sans détour qu'ils peuvent avoir l'un pour l'autre. Après, j'ai trouvé qu'avec les (trop) nombreuses scènes de sexe, ils donnaient l'impression de ne pas avoir beaucoup de lien en commun. C'est dommage puisque ce n'est pas avec des orgasmes que l'on construit une vie à deux (même si c'est plutôt sympa' ;D). Cela dit, la conclusion est mignonne mais ne sort pas de l'ordinaire ce qui tranche assez avec le reste, plutôt original, de cette romance.

 

Bien que j'ai trouvé Rose sympathique, je suis pourtant restée sur ma réserve concernant ce personnage. Comme je le disais plus haut, je n'ai pas senti que nous avions les mêmes valeurs et, plus que tout, je l'ai trouvée très stéréotypée gosse de riche (dans le mauvais sens du terme) ce qui m'a empêchée de m'identifier pleinement à elle. De manière générale, je l'ai trouvée plutôt lâche.

Pour le coup, Sam m'a davantage plu alors que son personnage est bien plus classique et déjà vu. D'une certaine façon, il est également cliché mais de manière moins négative que la jeune femme : il impose davantage une image de force et de bravoure.

 

Je sais que j'ai d'autres livres de Mylène DUMORTIER dans ma bibliothèque mais, sans accès à internet au moment où j'écris cette chronique (petit coucou de la pause déj'), je suis incapable de dire si c'était la première fois où non que je lisais l'un de ses romans (après vérification, c'était bien la première fois mais j'ai Keep It Secret dans ma PAL). Quitte à me répéter une nouvelle fois, je ne me suis pas reconnue dans les valeurs de cette histoire mais j'ai apprécié son écriture décidée et dynamique. La lecture, même sans réellement accrocher à Love, Lie, Hate est aussi fluide qu'agréable.

Une lecture prenante bien qu'agaçante par les valeurs qui s'en dégagent.

 

 

[les +] Une intrigue secondaire originale pour de la romance, du dynamisme, une écriture agréable.

[les -] Des actes au respect aléatoire, une scène choquante sans avertissement en début de bouquin, une Rose très stéréotypée "gosse de riche".

 

 

Lu dans le cadre de :

Service presse - Harlequin (Netgalley)

Repost0
17 août 2022 3 17 /08 /août /2022 05:00

Pour cette huitième session de la saison 5 du Challenge Bookineurs en Couleurs, nous avons été  15 lecteurs réunis autour de 91 livres.

Bravo à tous !

 

 

***

Suite à vos votes, la nouvelle session sera donc...

 

Session #5.9 : ROSE

Lectures du 17.08.2022 au 17.10.2022

 

N'oubliez pas de partager vos chroniques ou avis ici ou sur le topic Livraddict pour que vos lectures soient prises en compte !

Vous pouvez également utiliser le #bookineursencouleur sur instagram

 

***

 

Mes lectures [2 :

Try To Resist Me - Samantha BELLANGER • Un Amour imprévu - Teri WILSON (Monsieur Darcy + Mademoiselle Juliette

 

 

Vos lectures [] :

Repost0

Bienvenue & Bonne visite !

 

Lunazione : n.f. (italien)
Intervalle de temps entre deux retours consécutifs de la lune à la même phase.
Soit 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes.



Tous les textes et chroniques publiés sont écrits par moi-même sauf indications contraires.
Merci de me prévenir et de mettre un lien vers mon blog si jamais vous souhaitez utiliser l'un de mes textes, même court.



Merci d'être passé, de m'avoir lu et pour vos petits messages ♥
Bonne visite !

Luna.

 

Catégories

Créations 

•  Mornings & Knit (3)

•  Mornings & Sew (1)

•  Mornings & Pearls (1)

•  Mornings & Tuto (1)

 

Révélations

•  Noons & Tags (5)

 

Films[SOMMAIRE]

•  Afternoons & Films (16)

•  Afternoons & Cinema (14) 

•  Afternoons & Séries (8) 

•  Afternoons & Theatre (2) 

 

Musiques 

•  Evenings & Concerts (6)

 

Livres

[A-B][C-D][E-H][I-L][M-Q][R-U][V-Z]

[PAL] [PROCHAINES LC] [PARTENAIRES]

•  Nights & Books (432)

  Nights & Partnerships (38)

  Nights & LC (45)

  Nights & Challenges (27)

•  Nights & Mondays (54) 

•  Nights & Tuesdays (37) 

•  Nights & Sundays (32)

•  Nights & Concours (2) 

Challenge Bookineurs en couleurs